The Bedtime Story

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Présentation

Tâche finale : inventer une histoire pour la raconter.

Autre proposition de tâche finale (sans grille d’évaluation) : créer un petit livre de contes illustrés en collaboration avec le professeur de français (élèves du palier 1).

Références au programme :

  • notions :
    • collège, palier 1 : tradition et modernité (la vie quotidienne et le cadre de vie ; le patrimoine culturel et historique (maison victorienne ; la reine Victoria) ; le patrimoine littéraire et artistique (contes et comptines ; littérature de jeunesse classique) ;
    • collège, palier 2 : l’ici et l’ailleurs (découverte de l’autre ; société et exclusion ; langages : codes sociaux culturels ; dimension géographique et historique (Londres ; l’ère victorienne) ; langages artistiques.
  • problématique : quelles sont les caractéristiques de la famille victorienne ; quels sont les codes qui y sont rattachés ?
  • sous-problématique : comment se manifeste l’acte de création artistique dans un contexte familial conventionnel ?
  • liens possibles avec l’histoire des arts :
    • collège : arts du visuel (portrait et autoportrait), audiovisuel ; arts du langage (le conte ; les histoires) ; arts du son (comptines et chansons).
  • liens transversaux :
    • français : le conte ; la littérature fantastique ;
    • arts plastiques : spectacle du vivant.

Niveaux du CECRL visés : A2-B1

Supports annexes :

  • affiche du film (images 27, 28, 29 et 26)
  • extraits vidéo « The Christmas Party » et « The Confrontation »
  • extrait audio « Marriage: Father vs Daughter » + script
  • photogrammes 5, 12, 14, 15 et 20
  • script de l'extrait vidéo « The Bedtime Story »
  • notes de vocabulaire (annexes 1 et 2)

Nombre de séances prévues : 4 séances + 2 séances pour l'évaluation de la séquence

Compétences B2i :

  • collège : C.3.1 – C.3.2 – C.3.3 – C.4.2 – C.4.3 – C.5.1

Séance n° 1

Objectifs (en lien avec la tâche finale) :

  • introduire le thème de la séquence et le contexte historique ;
  • identifier la situation et les personnages (statut et rapports).

Activités langagières :

  • compréhension orale ;
  • prise de parole en continu ;
  • production écrite.

Supports utilisés :

  • affiche du film (images 27, 28, 29 et 26)
  • extraits vidéo « The Bedtime Story » et « The Christmas Party »
  • photogrammes 5, 15 et 20
  • note de vocabulaire (annexe 1)

Propositions d’activités

> Contexte

On pourra envisager d’aborder cette séance d’ouverture dans une séquence intitulée « Once upon a time… », qui s’adresserait à des élèves de 6e ou de 5e au deuxième trimestre.

En 6e, on s’appuiera sur le programme de français qui traite du conte pour élaborer un travail interdisciplinaire. Les principales caractéristiques d’un conte (structure du récit, caractérisation des personnages, objets et lieux emblématiques) auront été travaillées à travers un corpus commun de contes dont on aura étudié certains extraits en anglais. Les connaissances antérieures pourront être réactivées et approfondies en 5e.

Pour les classes de 4e et de 3e, on invoquera le thème de l’enfance liée à l’imaginaire dans la construction d’un individu. Une aide méthodologique (tableau de planification et liste de connecteurs) viendra enrichir l’écriture d’un conte.

Activité 1 : introduire la thématique de l’imaginaire et du merveilleux
> Travail sur l’affiche du film

On montrera l’affiche du film rétroprojetée (ou projetée) sur le TNI sans les éléments périphériques (titre, noms des acteurs et du réalisateur) et en masquant, dans un premier temps, les deux lapins (image 27).

Les élèves seront invités à décrire ce qu’ils voient en identifiant le lieu, la saison et les personnages. On attirera leur attention sur l’apparence de l’écureuil pour les amener à définir sa nature fictive. Selon les besoins, le vocabulaire des animaux de la forêt sera réactivé.

Les élèves devront réagir sur l’impression laissée par la combinaison de ce paysage et de ces deux personnages. On fera décrire l’expression de la femme et formuler des hypothèses sur ses goûts et le rapport qu’elle entretient avec ce paysage et cet animal. On pourra ainsi déboucher sur la profession de celle-ci.

Dans un deuxième temps, on dévoilera les deux lapins (image 28) et on soulignera leur allure. Les élèves seront appelés à les comparer à l’écureuil pour noter qu’ils sont parés d’un accoutrement inhabituel pour des animaux. On fera alors déceler la nature fantasmagorique de leur représentation et évoquer des termes comme « fairy tales », « magic » auxquels on pourra rajouter « Fantasy characters » et « personified », ou encore faire un rapprochement culturel avec des œuvres du fantastique qu’ils auront rencontrées durant leur parcours scolaire.

On amènera progressivement les élèves à mettre en relation la personnification des animaux et le travail de création artistique à travers la présence de cette femme tout de bleu vêtue et au regard bleu azur, qui rappelle peut-être une fée, l’objectif étant de leur faire essayer de deviner son vrai métier.

On leur demandera de trouver d’autres éléments qui accentueraient cette impression féerique et on introduira éventuellement le lexique correspondant.

On prévoira des récapitulations intermédiaires tout au long de cette étape et on s’en servira pour construire la trace écrite.

> Élucidation du titre du film

On dévoilera le titre du film (image 29) et on proposera un « remue-méninges ». Le nom de Harry Potter sera sans doute évoqué. Les élèves seront invités à dire ce qu’ils en connaissent, occasion d’une révision lexicale. On fera définir le lien entre cette Miss Potter et Harry. Le vocabulaire du merveilleux et de la magie sera réactivé, enrichi et organisé en une carte heuristique.

Pour aider à mieux appréhender le personnage de Miss Potter et découvrir sa véritable identité, on montrera un diaporama (photogrammes 5, 15 et 20) avec quelques éléments biographiques sur Beatrix Potter en insistant sur les éléments les plus notables (prénom ; date de naissance et de décès ; lieu de naissance ; métier ; œuvres).

> Découverte de l’affiche du film dans son intégralité pour élucider le contexte culturel

On fera repérer aux élèves du palier 1 les noms des acteurs en haut de l’image et celui du réalisateur sous le titre du film (image 26), ce qui les conduira à identifier l’image comme une affiche de cinéma.

Les élèves du palier 2 seront amenés à décrire l’agencement des différentes composantes de l’affiche (annexe 1) pour arriver à répondre aux questions « Who is the principal character? », « How do you know? », occasion de (re-) mobiliser leurs connaissances sur la description d’un document visuel. Enfin, on leur demandera d’anticiper le contenu de l’histoire et on fera récapituler leurs idées pour élaborer une trace écrite.

Activité 2 : élucider l’extrait vidéo jusqu’à 00:26

On visionnera le début de l’extrait sans le son pour faire découvrir le lieu de l’action (cadre et époque), les personnages (notamment ce gros lapin), puis on demandera de penser au lien avec l’affiche pour valider des hypothèses de sens sur celle-ci.

À la fin de l’extrait, un gros plan est à nouveau effectué sur le gros lapin. On reviendra sur son rôle (modèle pour dessinatrice). On fera relever la différence entre l’animal domestique comme objet d’étude plutôt que comme simple compagnon de jeu.

On invitera les élèves à émettre des hypothèses plausibles sur le moment de la journée et la suite de l’action. On leur proposera d’interpréter la scène et d’établir le lien entre la femme de l’affiche et la petite fille à l’écran, et aussi d’anticiper la suite. Une récapitulation orale reprendra les éléments collectés pour construire la trace écrite.

À partir des repérages effectués, on fera réfléchir les élèves sur la période historique et, si besoin, on apportera quelques informations complémentaires.

Pour les élèves de 4e et de 3e, ce travail sera complété par le visionnage de l’extrait vidéo « The Christmas party » où des membres de la bourgeoisie victorienne sont réunis autour d’un feu à l’occasion de Noël.

Si l’on souhaite mettre l’accent sur le lien avec l’histoire des arts, on pourra montrer des tableaux (Many Happy Returns of the Day par William Powell Firth et The Adventures of Baron Munchausen par Robert Alexander Hillingford) pour compléter le portrait de cette grande bourgeoisie et éclairer les élèves sur les gens de l’époque.

Travail à la maison

On demandera aux élèves :

  1. d'apprendre par cœur le lexique autour du champ lexical du fantastique ;
  2. de le réinvestir à l’oral dans la description et l’interprétation de l’affiche.

En fonction de l’hétérogénéité des classes, on proposera aux élèves :

  • d’imaginer les paroles échangées entre Beatrix, Bertram et la gouvernante dans l’extrait, puis la scène suivante qu’ils compléteront à partir d’un support BD qu’on leur aura fourni. Ils devront envoyer ce travail par mél ou via l’ENT avant le cours suivant. Un logiciel de création de BD en ligne peut être recommandé. (Palier 1)
  • Ou
  • d’effectuer une recherche plus approfondie sur Beatrix Potter en leur fournissant une grille d’accompagnement en fonction de nos attentes. (Palier 2)

Annexe 1

Note de vocabulaire

On peut prévoir un schéma intégrant les éléments de la liste ci-dessous :

at the top ≠ at the bottom
on the left ≠ on the right
in the foreground ≠ in the background
in the top left-hand corner ≠ in the bottom right-hand corner

Séance n° 2

Objectifs (en lien avec la tâche finale) :

  • décrire les codes et conventions de l’époque victorienne régissant les relations enfants/gouvernante, parents/enfants et la façon dont l’autorité est distribuée ;
  • montrer comment le rituel du coucher est mis en scène.

Activités langagières :

  • compréhension orale ;
  • prise de parole en continu ;
  • prise de parole en interaction.

Support utilisé :

  • extrait vidéo « The Bedtime Story » + script

Propositions d’activités

> Contexte

Cette séance se propose d’observer le jeu social, voire les rapports de force qui peuvent émerger au sein de la famille, mais aussi vis-à-vis du personnel, soulignant une hiérarchie sociale bien ancrée.

Activité 1 : exploiter le travail fait à la maison

On projettera l’affiche du film pour que les élèves réactivent à l’oral ce qu’ils ont appris sur l’univers du fantastique. Si une recherche a été envisagée, on mettra en commun les idées après validation de celles-ci à l’oral et on complétera la grille.

Dans le cas où une BD a été proposée, on projettera deux ou trois d’entre elles afin de les faire valider par la classe. Lors des séances suivantes, on soumettra toutes les autres au vote pour décider laquelle est la plus pertinente.

Activité 2 : visionner l’extrait précédent avec le son pour vérifier les hypothèses

On effectuera un premier visionnage global avec le son pour valider les hypothèses formulées à la séance précédente concernant le contexte et les rapports entre la gouvernante et les enfants et entre les enfants eux-mêmes. Pour faciliter la collecte d’indices, on fournira les indications suivantes sous forme de tableau à trois entrées : Sounds/Names/Tone. On aura veillé à écrire les noms propres au tableau.

Un deuxième visionnage, avec écoutes répétées, permettra d’associer les répliques aux personnages jusqu’à 00:23 (Palier 1). Les élèves pourront éventuellement reproduire à trois les répliques à l’identique. On rajoutera une rubrique « Speech » au tableau pour relier le ton au propos. On fera souligner le caractère péremptoire des injonctions de la gouvernante. Les élèves les plus autonomes seront appelés à venir marquer les accents toniques et l’intonation des énoncés exclamatifs au TNI afin de noter le ton autoritaire de la gouvernante.

Activité 3 : approfondir le travail sur le contexte
> Identification du lieu où se déroule l’action

On reprendra le visionnage sans le son jusqu’à 00:39 pour faire décrire cette maison à étages cossue. On établira ainsi le lien entre la décoration, la taille de la maison et le statut social de la famille.

> Présentation et identification des autres personnages (de 00:31 à 01:23)

On reprendra le visionnage sans le son pour identifier les deux nouveaux personnages et leur identité. On attirera l’attention des élèves sur leur position, leur apparence et leurs actions afin de déterminer leur lien avec les enfants.

Travail à la maison

On demandera aux élèves de rejouer le passage entre la gouvernante et les enfants dans la chambre. Les élèves pourront éventuellement s’enregistrer (lecteur MP3).

Si le temps le permet, le professeur lancera ce travail en fin de séance en insistant sur le repérage des pauses, liaisons, accents de phrases et schémas intonatifs.

Séance n° 3

Objectifs (en lien avec la tâche finale) :

  • faire reconstruire la réalité des conventions entre parents et enfants, mari et femme à travers leurs propos respectifs ;
  • montrer comment la dimension sociologique d’une époque influe sur la vision que l'on a de la femme et de l’homme.

Activités langagières :

  • compréhension orale ;
  • prise de parole en continu.

Supports utilisés :

  • extraits vidéo « The Bedtime Story » + script, « The Christmas Party » et « The Confrontation »
  • extrait audio « Marriage: Father vs Daughter » + script
  • photogrammes 12 et 14
  • note de vocabulaire (annexe 2)

Propositions d’activités

> Contexte

Cette séance a pour objectif de cerner les écarts de représentations entre genres et la portée des stéréotypes sur la condition féminine.

Activité 1 : exploiter le travail fait à la maison

La restitution du dialogue entre la gouvernante et les enfants se fera par groupes de trois élèves. Les volontaires (ou élèves tirés au sort) passeront devant la classe qui jugera la meilleure prestation. Ils pourront être filmés.

Activité 2 : élucider les propos et le rôle des parents
> Portrait des parents et interaction avec les enfants (de 00:31 à 01:24)

La découverte de l’extrait avec le son et arrêts sur image va permettre de valider les hypothèses sur l’identité des deux adultes et de dévoiler leur caractère à travers leur attitude.

On divisera la classe en cinq groupes en donnant pour consigne de compléter un document unique. Des tâches différentes seront données en fonction du groupe :

  • observer les déplacements des adultes en les localisant par deux couleurs différentes (bleu pour le père et rouge pour la mère) sur un plan ;
  • étudier leurs gestes en associant les personnages à une liste de gestes fournie ;
  • étudier leur identité et leur lien avec les enfants en complétant un arbre généalogique ;
  • décrire le caractère de l’homme et de la femme en entourant les adjectifs correspondant à chacun d’eux (annexe 2) ;
  • identifier les réactions des enfants en sélectionnant les smileys appropriés.

On procédera à une mise en commun des idées pour dresser un premier portrait contrastif des parents avec une mère plutôt distante et intransigeante et un père conciliant et complice.

> Travail sur le discours de la mère (de 00:38 à 00:52)

On reprendra le visionnage avec le son pour faire relever les motifs d’une telle fébrilité chez la mère (les noms propres seront donnés). À la question « Problem: what? who? », les élèves devront relever les éléments saillants trahissant la femme de société parfaite qui doit tenir son rang et qui, soucieuse des codes de la politesse, veut être à l’heure à une soirée.

On distribuera le discours de la mère avec les énoncés à remettre dans l’ordre. Après correction, on demandera aux élèves de relever les mots saillants liés aux obligations d’une femme victorienne et de reformuler les idées qu’on notera au tableau. On s’attardera sur la destinataire de ce discours et sa réaction et on proposera aux élèves d’émettre des hypothèses sur le rapport mère-fille et la manière dont cette dernière reçoit le discours de sa mère.

Enfin, on fera relever d’autres entorses aux conventions : « Look at this ribbon!...decent ».

> Travail sur les paroles du père (de 00:52 à 01:42)

On reprendra le visionnage pour que les élèves relèvent le contraste manifeste entre le discours de la mère et les paroles du père. Son entrée se fait sur un ton badin alors qu’il s’évertue à nouer son jabot « I’m just all fingers and thumbs! » qu’on pourra faire reformuler par « He can’t (manage to) ». Il semble être bien plus intéressé par le dessin de Beatrix. On fera relever les paroles démontrant son intérêt.

On amènera les élèves à constater que, pour cette scène, le père se plie au protocole dicté par les conventions : il salue sa fille en s’inclinant et serre la main de son jeune fils.

On effectuera un arrêt sur image pour laisser les élèves réagir à l’intrusion du fantastique dans cette scène ordinaire. On demandera aux élèves de relever les indices de cette manifestation (avec qui et à quel moment elle a lieu) afin de les amener à déceler l’interaction entre le monde intérieur, invisible normalement, de Beatrix et le lien avec son père.

On soulignera un autre pied de nez du père aux conventions, la distribution de cadeaux, mais qui rejoint vite les conventions, « just like her mother » (le poids et la portée de ces conventions pourront être étudiés et plus approfondis dans l'extrait vidéo « The Confrontation » et dans l'extrait audio « Marriage: Father vs Daughter »).

Les idées auront été validées et consignées au TNI au fur et à mesure de l’échange sous forme de trois cercles concentriques comprenant, à gauche, « Mother’s Speech », à droite, « Father’s Specch » et, au centre, « Similarities ». 

Travail en dehors de la classe, au sein de l’établissement

On demandera aux élèves de revisionner l’extrait vidéo vu pendant la séance en se concentrant sur le passage entre les parents et les enfants qu’ils écouteront une première fois, puis une deuxième fois en remettant les répliques dans l’ordre. Enfin, ils effectueront une troisième écoute sans le son et se prépareront à doubler l’un des rôles à l’identique (palier 2).

Les élèves du palier 1 pourront décrire les photos 12 et 14 et les associer avec le passage où le lapin s’anime.

Annexe 2

Note de vocabulaire (pistes pour l’élaboration d’une liste d’adjectifs)

Palier 1 : nice ; se'vere ; calm ; joyful ; strict ; snobbish ; af'fectionate ; nervous ; generous.

Palier 2 : warmful ; authori'tarian ; under'standing ; con'ventional ; re'laxed ; narrow-'minded.

Séance n° 4

Objectifs (en lien avec la tâche finale) :

  • découvrir l’intrusion de l’imaginaire dans le réel ;
  • comprendre et extraire l’information essentielle d’un extrait de conte.

Activités langagières :

  • compréhension orale ;
  • prise de parole en continu ;
  • prise de parole en interaction.

Support utilisé :

  • extrait vidéo « The Bedtime Story »

Propositions d’activités

> Contexte

Ce passage (01:47 à 03:05) plonge le spectateur dans un monde parallèle de poésie et de fantastique où la fiction (cinéma) se mêle à la fiction (conte).

Activité 1 : exploiter le travail fait à la maison

En fonction du palier sélectionné, on invitera deux groupes d’élèves à venir effectuer leur doublage ou on demandera à des élèves de venir décrire l’une des deux photos tirée au sort. Une trace écrite sera élaborée à partir des idées retenues.

Activité 2 : analyser l’intrusion de l’imaginaire dans le réel

On reprendra le visionnage de l’extrait sans le son (de 01:47 à 02:08).

On fera remarquer que Beatrix transforme la réalité qu’elle voit et que le monde du merveilleux se superpose au monde réel. Elle voit ce que les autres ne voient pas.

On reprendra le visionnage du passage avec le son : le caractère prosaïque des propos de la mère au moment où elle entre dans la calèche devra être souligné.

On achèvera l’étude de ce passage (de 01:47 à 2:08) en demandant aux élèves d’anticiper la suite et d’émettre des hypothèses plausibles sur ce qui va se passer dans la chambre.

Activité 3 : plonger dans l’univers du conte
> Visionnage de l’extrait sans le son pour repérer les premiers éléments du contexte et amorcer l’émission d’hypothèses de sens (de 02:08 à 02:28)

On poursuivra le visionnage de l’extrait sans le son pour vérifier les hypothèses proposées. On fera un arrêt sur image (02:09) pour émettre des hypothèses sur les intentions de la gouvernante qui est supposée mettre les enfants au lit. On redémarrera le visionnage pour faire relever les indices qui montrent que c’est Beatrix qui va prendre la main en préparant une mise en scène à partir de sa maison de poupées. Une fois ces indices relevés, on invitera les élèves à réfléchir sur l’objet d’une telle préparation.

> Visionnage de l’extrait avec le son pour élucidation du sens

On reprendra le visionnage de l’extrait avec le son. On fera remettre les énoncés de l’histoire dans l’ordre d’écoute ou on proposera aux élèves les plus avancés de prendre des notes et de raconter l’histoire de Beatrix. Les élèves seront informés que cette histoire est issue d’un vrai conte écrit par Beatrix Potter, intitulé The Tale of Two Bad Mice, qu’ils pourront découvrir sur le site du projet Gutenberg.

On reviendra sur l’image de la gouvernante qui s’apprête à lire une histoire à Beatrix et Bertram et on fera découvrir que Bertram lui a préféré Beatrix car « Hers are funny ». On attirera l’attention des élèves sur le ton assuré et la détermination de Beatrix à travers ses déclarations et injonctions. On fera relever à travers la réaction de Bertram qui nomme les souris par les noms attribués par Beatrix que celle-ci a déjà une solide expérience dans l’art de conter et qu’en parlant à ses souris et en leur prêtant sa voix, elle a un show bien rôdé (on soulignera les changements de voix et on demandera ce que disent les personnages qu’elle interprète).

Les idées seront mises en commun, validées et organisées pour construire un résumé.

Activité 4 : exploiter la phonologie du story-telling

On fera écouter l’extrait vidéo à partir de « Once upon a time » pour travailler les accents toniques des mots, les schémas intonatifs (à marquer sur le texte distribué) et préparer la mise en œuvre de la tâche finale. On procédera à la correction sur le script projeté et on achèvera l’activité par une répétition chorale et individuelle des énoncés pour parfaire le modèle phonologique.

Activité 5 (optionnelle) : approfondissement du travail de réflexion

Avec des élèves de 3e, on pourra approfondir la réflexion sur l’acte de création artistique qui distingue des autres et donne un sentiment de liberté en leur proposant de lister les métiers qui selon eux procurent cette sensation ou, plus simplement, sont liés à une vocation. Ce sera l’occasion de travailler l’argumentation, inscrite au programme de français. On ne manquera pas d’aider les élèves à formuler et à complexifier leurs énoncés. Ce travail peut être commencé en classe et poursuivi à la maison.

Travail à la maison

On demandera aux élèves :

  1. de se préparer à restituer à l’oral les éléments essentiels de l’épisode ;
  2. de réécouter l’enregistrement audio sur MP3 de l’extrait où Beatrix raconte l’histoire, en relisant tout d’abord silencieusement le script, puis en s’exerçant à répéter les répliques jusqu’à leur mémorisation afin de pouvoir tenir en classe le rôle de story-teller.

Tâche finale

Modalités

La tâche finale consiste à faire créer un conte par des groupes de trois ou quatre élèves et à le leur faire raconter ultérieurement.

Il s’agit d’une action collective, menée en classe, en salle informatique, avec la participation éventuelle d’un assistant, lors d’une séance de deux heures.

Le scénario peut être le suivant : « Get prepared to tell a tale you have invented. Bring the props you will need ». (Palier 2)

Après le revisionnage du dernier extrait où les élèves restitueront les éléments du contexte à l’oral et la reprise du conte de Beatrix à l’oral devant la classe ou en salle informatique avec l’assistant en baladodiffusion, on conduira les élèves vers l’exécution de la tâche finale.

On procédera de la façon suivante :

  • travail de réflexion par groupe ;
  • mise en forme du texte au brouillon avec un Story Planning Chart (Setting; Characters; Speech; Action; Problems; Outcome) et une liste de connecteurs logiques ;
  • accompagnement des élèves dans leur travail de préparation par le professeur (et l’assistant) ;
  • entraînement des élèves sous la forme de Best Tale Performance Battle où chaque membre du groupe raconte le conte créé en le jouant devant ses partenaires. Chaque prestation sera filmée pour une évaluation individuelle ultérieure ;
  • à l’issue de cette confrontation, chaque groupe nommera son « champion » pour le représenter lors de la confrontation finale. L’évaluation se fera par la classe et le professeur pourra rajouter deux points de bonus au travail de groupe.

Variante pour le palier 1: « Invent what happens next in the story with “The Two Bad Mice” and get prepared to make a story book ». Les élèves pourront s’inspirer du début du conte de Beatrix pour l’intégrer à une suite qu’ils inventeront en l’illustrant. Le cas échéant, l’histoire sera éditée et exposée au CDI.

Critères d’évaluation (proposition de grille)

Recevabilité du message  /10Recevabilité de la langue  /10
Palier A1
Peut produire quelques phrases simples isolées1 à 2 pointsS’exprime dans une langue parfois incompréhensible avec un nombre limité d’expressions et de mots mémorisés

Utilise un répertoire élémentaire de mots et d’expressions isolés

Utilise des structures simples avec un contrôle limité, transige beaucoup avec le sens
1 à 2 points
Palier A2
Peut relater les points essentiels de l’histoire et produire un récit cohérent dans son organisation3 à 4 pointsS’exprime dans une langue compréhensible mais parfois hésitante ; récite plus que ne joue

Utilise un répertoire suffisant de mots et d’expressions reliés par des connecteurs simples

Utilise des structures simples, mais commet systématiquement des erreurs élémentaires
3 à 4 points
Palier A2-B1
Peut raconter une histoire en insérant quelques détails6 à 8 pointsS’exprime dans une langue compréhensible malgré des erreurs

Utilise un répertoire varié de mots et d’expressions incluant les articulations les plus fréquentes, avec des erreurs ne gênant pas la compréhension

Utilise des structures simples malgré des erreurs élémentaires
6 à 8 points
Palier B1
Peut raconter une histoire en développant suffisamment les idées et en y apportant une touche originale ou personnelle9 ou 10 pointsS’exprime de façon construite, avec une certaine aisance.

Utilise un répertoire assez varié de mots et d’expressions incluant des périphrases, avec les articulations les plus fréquentes organisées en un discours qui s’enchaîne

Possède un bon contrôle grammatical malgré quelques erreurs, mais le sens général reste clair.
9 ou 10 points