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Dialogue n° 6 Nosotros hemos llegado para arreglar las cosas
Situation du passage : cette scène se situe après le coup d’Etat du 11 septembre 1973, alors que le gouvernement de Salvador Allende a été renversé et que les militaires ont pris le pouvoir. Dans le film, le coup d’Etat lui-même fait l’objet d’une ellipse. Le spectateur est confronté à l’avant coup d’Etat (la violente manifestation à laquelle participent la mère de Gonzalo et ses amies d’un côté et Gonzalo et ses « amis », Silvana et Machuca, de l’autre) et à l’après, seulement par la voix off du General Leigh à la télévision qui fait mention de « el cáncer marxista /…/ que no se podía seguir tolerando ». Intérêt du passage : ce passage n’est pas sans rappeler une des premières scènes du film, celle dans laquelle le Père MacEnroe vient en classe présenter les nouveaux élèves. La structure et la situation sont quasiment identiques mais le contexte a changé. On n’est plus dans un projet d’intégration mais d’exclusion brutale, violente, de remise en ordre, de « nettoyage »… Le parallélisme des deux scènes accentue la dimension dramatique de celle-ci. Elle est particulièrement intéressante car la dictature est vue ici de manière originale, au « quotidien », par les yeux des enfants au sein de l’univers familier, fermé et protégé de la salle de classe. L’intrusion militaire n’en acquiert que plus de force.
EXT – MAÑANA. COLEGIO ST. PETER´S (PATIO)
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