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Parcours Pédagogique Multimédia Mina de Chuquicamata (Chile)
Auteur du ppm : Marie Bihel, lycée Elisa Lemonnier.75012 Paris.
Ernesto Guevara et son ami Alberto Granado, partis de Buenos Aires en janvier 1952, réalisent leur voyage à travers l'Amérique du Sud. Ils arrivent le 15 mars 1952 à la mine de cuivre à ciel ouvert de Chuquicamata au nord du Chili. Ils ont alors parcouru 5122 km. Là, ils découvrent les conditions d'embauche inhumaines des Indiens qui travaillent à la mine. Le contremaître les traite avec rudesse, comme des animaux. La séquence commence 56min. 50s. après le début du film. Intérêt de la séquence Intérêt technique Point de vue adopté par le cinéaste 1. Déshumanisation des Indiens (plans 1 à 16) 2. Confrontation entre le contremaître et Ernesto Guevara (plans 17 à 31) III. Suggestions d'exploitation pédagogique Rappel : il ne saurait y avoir une démarche unique. Nous ne faisons que proposer quelques pistes d'exploitation possibles. 1. Activités proposées Visionner la séquence en entier. Visionner 2 ou 3 fois la première partie de la séquence . No tienen identidad : prueba de ello es que el capataz no los llama por su apellido o por su nombre sino diciendo « tú » : se ven reducidos a un pronombre personal. Están inmóviles. Están sentados en el suelo : esperan a que el capataz los designe para moverse. Esperan a que el capataz los contrate. No toman iniciativas. No hablan. Callan y se someten a las órdenes del capataz. No expresan su opinión porque necesitan trabajar para mantener a su familia, para no morir de hambre. Se ven reducidos a ser una mano de obra barata que sirve o no sirve, que se contrata o que se echa. Son los esclavos del siglo XX : se les contrata sin fijar el sueldo de la jornada. No son hombres sino una mera fuerza física. El capataz los trata como si fueran animales ya que los elige según su fuerza física. Si no los necesita los echa fuera. El capataz les ordena que suban al camión como si fueran mero ganado. El capataz los trata mal, los desprecia, sólo da órdenes: exige que se den prisa.
Les élèves en déduiraient aisément que les conditions de travail dans la mine doivent être à l'image des conditions d'embauche, c'est-à-dire, épouvantables : pas de contrat, pas de sécurité, pas d'horaire fixe, pas de législation du travail... ces hommes sont corvéables à merci. Visionner la 2nde partie de la séquence. La consigne serait de commenter la confrontation entre le contremaître et Ernesto Guevara. Les élèves expliciteraient l'attitude d'Ernesto Guevara qui reflète une prise de conscience de l'exploitation de l'homme par l'homme. Ernesto ne peut plus taire son indignation face au mépris avec lequel sont traités ces Indiens (A Ernesto le da rabia... A Ernesto le indigna... ). Le juron qu'il laisse échapper et le jet de pierre laissent présager son futur engagement au service de la révolution. 2. Suggestions pour un travail linguistique Le lexique lié au monde du travail : El capataz Contratar Elegir Designar Un peón Ganarse la vida Ganar dinero Cobrar un sueldo Crear / suprimir empleos La legislación laboral El coste de producción.... L'impératif : apúrense apúrate vamos andando Les tournures personnelles du type GUSTAR : A Ernesto le da rabia ... A Ernesto le da asco... A Ernesto le entran ganas de.... Le subjonctif présent : El capataz les ordena que... El capataz le impide a Ernesto que... Los indios esperan a que el capataz los contrate Los indios esperan a que el capataz los elija 3. Un projet pédagogique Rappel : il serait souhaitable que l'étude de cette séquence soit précédée par celle de la peinture murale de Diego Rivera El Ingenio qui renvoie à l'époque coloniale et qui permettrait une comparaison entre la situation des Indiens au XVIe siècle et au XXe siècle. Cette séquence permettrait aussi le réemploi du lexique qui renvoie au travail. Cette séquence, en classe de 1ère, renvoie à l'étude des « relations de pouvoir dans la société hispanique », à l'étude des « modalités d'exercice de la « domination ». Elle est également l'occasion d'aborder « la question indienne ». Cette séquence permet de travailler (ou de retravailler) le lexique lié au travail, et les formes syntaxiques liées à la domination ( El capataz exige que... pide que...). On pourrait envisager au cours suivant d'étudier un document qui montre que les Indiens d'Amérique du Sud prennent leur destin en main, puis un document sur la Bolivie et l'élection dès le premier tour le 18 Décembre 2005 de Evo Morales, indien aymara. 4. Fixation des connaissances Faire écrire le vocabulaire qui renvoie à l'attitude et à la situation des Indiens et le vocabulaire lié au travail. Faire écrire : - El capataz les pide a los indios que suban al camión como si fueran mero ganado. - El capataz le pide a Ernesto que se vaya antes de que llame al guarda para que lo encierre. 5. Evaluation Travail à faire à la maison : Che Guevara escribió : « Deja que el mundo te cambie y podrás cambiar el mundo ». ¿ Qué relación se puede establecer entre esta frase y la secuencia de la mina de Chuquicamata que estudiamos en clase ? IV. Activités complémentaires et annexes Exercices Réécrire les phrases suivantes au style direct : El capataz te dice que te apures, que subas al camión y que te des prisa. Te dice también que te calles, que no protestes y que no digas nada. El capataz os dice que os levantéis, que os acerquéis rápido y que trabajéis hasta el anochecer. Références utiles : - La tumba del relámpago Manuel Scorza, 1978 - Redoble por Rancas, Manuel Scorza - les textes de Luis Sepúlveda dont on trouve de nombreux extraits dans les manuels - Los abogados del dólar, Pablo Neruda. Canto general , 1950 - La Anaconda Copper Mining Company, Pablo Neruda. Canto General, 1950 - la peinture murale de Diego Rivera (Mexique) El Ingenio - le tableau de David Alfaro Siqueiros (Mexique) Accidente en la mina - la peinture de Guzman de Rojas (Colombie) - La cantata de Santa María de Iquique (Chile) chantée par les Quilapayun, 1970. V. Transcription des dialogues de la bande son Rappel : cette transcription vous est proposée comme une aide à la préparation du cours et non comme un texte à faire étudier aux élèves. Le contremaître : Tú... tú también.. tú también el de al la'o (=lado) tú... tú... tú ...tú... tú no....el de al la'o... rápido, más rápido,rápido ....... apúrense muchachos y tú... tú también... el de arriba... vamos.... tú también... tú vamos... rapidito amos... andando tú... tú... el de atrás tú también éste tú el de arriba, vamos también tú apúrense muchachos apúrense apúrense tú apúrense ¡ arriba... en el camión ! los demás p'ra la casa ¡ fuera ! Apúrate... apúrate... Rapidito Vamos Ya... ya ... arriba... arriba ¿ listo este camión? OTRO : Ok LE CONTREMAÎTRE : Éste va en el otro camión OTRO : ¿ Estamos listos ? LE CONTREMAÎTRE : Sí vamos Ustedes dos ¿ qué hacen aquí ? » ERNESTO : Nada, estamos mirando. LE CONTREMAÎTRE : ¿ Mirando qué ? ¡Huevón! Esto no es nada una atracción turística... ¡ fuera !. ERNESTO: ¿ Usted no se da cuenta de que esta gente tiene sed ? ¿Por qué no le da un poco de agua?¡carajo! ¡Eh! ¡Eh! LE CONTREMAÎTRE : ¡ Eh ! ¡ Eh ! (...) antes que llame a Seguridad para que te encierre ¡huevón !. ERNESTO : ¿ Por qué ? LE CONTREMAÎTRE : Invasión de propiedad privada. Esto es territorio de la Anaconda Mining Company. ... ya... andando. ERNESTO : ¡ Hijo de puta !
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