Canopé de l'académie de Paris

Comité de Lecture Jeunesse du Canopé de Paris

Le Comité de Lecture de Littérature Jeunesse vous propose ses chroniques





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L’été de Léa

3 mars 2015

 

Critique

- Avis : Un très beau récit à deux voix. L’auteure a la bonne idée de faire parler les deux cousins de ce qu’ils ressentent cet été là. Hésitation, questions, drôle de sentiment, pas facile à 12 ans. Théo s’en ouvre à sa grand-mère. Mais, la sincérité de Théo la dérange. Alors comme c’est très souvent le cas chez les adultes, la grand-mère évite de répondre, détourne les questions et prend une décision autoritaire pour couper court à d’autres questions : Théo et Léa ne dormiront plus dans la même chambre. L’arrivée de Maxime va permettre à Théo et Léa de se regarder autrement. Chacun pouvant s’observer à travers ses relations à l’autre. Un roman tendre, doux et juste qui malgré tout évite de donner au lecteur une leçon de morale.

- Appréciation : Recommandé

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mars 2015

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Ma vie dans un grille-pain

5 juin 2014

Critique

- Avis : Doit-on encore présenter Mikaël Ollivier ? L’auteur à succès revient ici accompagné de l’illustratrice Claire Franek, connue notamment pour le récemment très médiatisé Tous à poil, et c’est un véritable délice ! Mikaël Ollivier s’amuse à nouer et dénouer les fils du destin avec une main de maître. Le texte virevolte au conditionnel, haletant, servi avec brio par les illustrations de Claire Franek. Un livre qui redonne le sourire, aux petits, comme aux grands !

- Appréciation : Coup de coeur

- Nom du critique : Alice Rigollet

- Date : juin 2014

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Comme des images

30 mars 2014

Critique

- Avis : En commençant l’histoire par la fin, en la déroulant sur une journée Clémentine Beauvais donne à son récit un véritable suspens. Il faut que Léo tienne bon. Qu’elle affronte les sarcasmes, les insultes, les non-dits de tous ceux qu’elle va croiser tout au long de cette journée. C’est à ce prix qu’elle retrouvera sa dignité. Parce que dans ce lycée prestigieux on ne plaisante pas avec ces choses là. Ici c’est le travail avant tout. Une journée pour régler cette regrettable affaire c’est bien suffisant. L’important c’est de penser à l’avenir et à la première S de l’an prochain. Clémentine Beauvais dresse un portrait redoutable des adolescents des beaux quartiers. Ils seront tous avocats, chirurgiens ou chefs d’entreprise puisque dans la famille il en a toujours été ainsi. Bien que Léo reconnaisse s’être elle-même filmée, cette vidéo n’était pas sensée se retrouver sur Youtube ou Facebook. Une fois de plus les réseaux sociaux sont mis en cause. Quelle part d’intimité peut-on y dévoiler ? Que faire en cas de violation délibérée de son intimité ? Comment Léo va-t-elle s’en sortir ?Jusqu’à la fin le lecteur croit le savoir. Pourtant il se trompe, l’auteure a choisi de brouiller les pistes pour le surprendre. Un roman qui met en scène des adolescents déshumanisés par leur milieu social. Un regard sur la vie qui changera peut-être les idées reçues. Même s’il est certainement plus facile d’accéder à une place dans la société venant d’un tel milieu, les difficultés, existent à d’autres niveaux.

- Appréciation : recommandé

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mars 2014

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Sacrée souris

23 février 2014

 

Critique

- Avis : Arrivés à l’âge où ils ne croient plus au Père Noël, certains enfants cependant veulent encore croire à la petite souris. Le roman de Raphaële  Moussafir s’adresse justement à eux. Pourtant, difficile de dire combien arriveront au bout des 224 pages. A vrai dire, si l’idée est originale le récit est un peu trop sinueux. L’auteure allonge l’histoire, l’étire et la prolonge comme si elle ne voulait pas la quitter. Le lecteur débutant, celui à qui cette histoire s’adresse, regrette déjà la facilité des albums et regarde le roman comme un livre  long et difficile. Le style utilisé dans les chapitres «leçons» joue sur la facilité du langage parlé. Il n’est pas forcément utile d’être  démagogique et racoleur pour atteindre les jeunes lecteurs le sens de l’humour, ils connaissent… Pas vraiment utile non plus les clins d’œils du discours de la reine Moi Reine du peuple des souris je m’engage…, ou l’allusion au dictateur peintre à ses débuts. Ceci dit, pas de jugement hâtif sur cette nouvelle collection qui ne comporte pour l’instant que deux titres. Vous n’êtes pas entrés par le bon tout simplement. Ne manquez pas L’ogre au pull vert moutarde de Marion Brunet, illustrations de Till Charlier. Drôle, sensible et plein d’humour, il ne peut que vous convaincre.

- Appréciation  : Pourquoi pas ?

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : février 2014

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L’ogre au pull vert moutarde

23 février 2014

 

critique

- Avis : Un récit où la trame narrative dynamique et percutante ne laisse aucun répit au lecteur. Abdou, le narrateur est un personnage attachant et drôle ; Yoan son complice un dur au cœur tendre. Marion Brunet traduit avec beaucoup de sensibilité la relation entre ces deux personnages. Elle montre aussi avec beaucoup de justesse comment l’amitié les aide à faire face aux difficultés d’une enfance difficile. Avec le personnage de l’ogre, Marion Brunet dédramatise le contexte. Elle donne envie au lecteur de rejoindre les personnages en s’identifiant malgré tout à eux. Elle  maintient l’attention du lecteur au moyen des chapitres bonus, sorte de mode d’emploi des adultes. Le lecteur imagine comment les personnages vont pouvoir se sortir d’une situation pour le moins sans issue. Il le vérifie aussitôt en poursuivant sa lecture. Humour, suspens, amitié, un roman à 100 à l’heure qui ravira les jeunes lecteurs. Avec cette nouvelle collection Pépix Sarbacane montre une nouvelle fois toute l’attention qu’elle porte aux lecteurs. Enfin une collection qui aide vraiment les plus jeunes à passer de l’album au roman ! Ne manquez pas la sortie de cette collection le 5 mars.

- Appréciation : coup de coeur

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : février 2014

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Zelda la rouge

27 novembre 2013

 

critique

- Avis : Comme personne, Martine Pouchain sait donner à ses personnages autant de caractère que de présence. Cette fois encore les personnages de son roman emportent le lecteur par leur courage et leur détermination. Deux héroïnes se partagent les chapitres. Courageuse, clouée sur son fauteuil roulant Zelda a très vite choisi de vivre avec tout ce que son handicap lui permettait de faire. Déterminée sa sœur Julie a décidé de tout faire pour retrouver le chauffard qui a fait basculer la vie de Zelda. Autour des deux sœurs les colocataires donnent au récit une ambiance particulièrement chaleureuse. Des liens se tissent, des amitiés se nouent, des amours timides se révèlent. Efficace, captivant de bout en bout, le roman de Martine Pouchain est une belle leçon de vie.

- Appréciation : Coup de coeur

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : novembre 2013

 

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Confession d’un apprenti gangster

18 septembre 2013

 

Critique

- Avis : Écrit à la première personne le narrateur n’a pas de nom. Peu importe, comme toujours dans ses romans, Axl Cendres en fait un personnage attachant. Paumé, ballotté par la vie, il ne cherche pas à infléchir sa destinée. Mais qui est-ce qui lui a mis dans la tête cette fatalité du destin ? L’auteure met le doigt sur cette faille de la nature humaine, les préjugés. Alors qu’il s’essaie à cette vie de gangster, le lecteur comprend que cette vie n’est pas faîte pour lui. Elsa, personnage en suspension dans le roman, tel un ange gardien, une bonne fée, lui ouvre les yeux par cette petite phrase : On n’est pas forcément une mauvaise personne parce que votre père le serait… Elsa c’est Axl Cendres qui interroge le lecteur. Non on ne choisit pas sa famille,  mais notre avenir nous appartient. Un roman tendre et féroce. Une belle leçon de vie, de liberté, d’amour filial. 

- appréciation : Coup de coeur

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : septembre 2013

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Je suis sa fille

18 septembre 2013

 

Critique

- Avis : Elevée par son père Joan et lui sont très complices. Ils partagent l’amour des western et du hard rock. Avec le chômage de son père, Joan aujourd’hui adolescente, découvre la cruauté du monde, l’injustice du grand capital. Elle comprend que son père a toujours fait en sorte de toujours lui faciliter la vie, de regarder pour elle l’avenir avec optimisme. Elle est donc persuadée que c’est pour elle qu’il a braqué la banque, pour quelle ne manque de rien. Pour que tout soit comme avant son licenciement. Joan décide donc de venger son père et trouve le soutien de son ami de toujours Hugo. Tout au long du périple qui va les mener à Nice. Hugo et Joan vont faire des rencontres. Il y aura Blanche malmenée par la vie. Vasco  parti non pas à la poursuite de son frère Hugo  mais pour récupérer sa Ford Mercury, son trésor. Le roman de Benoît Minville est un vrai bonheur. Chacun de ses personnage est essentiel à l’histoire. A chacun son rapport à la vie. Tels des souvenirs, les moments que Joan a partagés avec son père lui reviennent. L’auteur les traduit en voix intérieure, sensible et émouvante. Grâce au talent d’écriture de Benoît Minville, le lecteur est du voyage ! Rejoignez-les sans attendre avec cet incontournable roman de rentrée .

- Appréciation : Coup de coeur

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : Septembre 2013

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Tifenn : 1 Punk : 0

25 mai 2013

 

Critique

- Avis : Geoffrey est un écorché vif. Il ne s’est jamais remis de la mort de ses parents. Il a refusé l’amour de ses parents adoptifs. Même dans la musique son mal être le poursuit. Il fuit la vie à travers l’alcool et l’errance des tournées. Tifenn est équilibrée. Ses parents attentifs lui laissent  vivre son adolescence avec suffisamment de liberté qu’elle partage avec ses amis du lycée. Un jour sa main ne répond plus ses jambes tressautent sans qu’elle puisse les contrôler. Les crises de cette maladie nerveuse la paralyse de plus plus souvent. Elle se remémore le passé,  et tout revient. C’est sous la forme d’un journal intime que Tifenn se confie au lecteur. Vincent Mondiot fait de la maladie un troisième personnage. Alors que la mort de ses parents ne l’a pas affecté, sa maladie la déstabilise. Et tout à coup elle réalise pourquoi son frère est parti très vite et ne donne presque jamais de nouvelles. Les relations entre le frère et la sœur sont tendues. L’auteur arrive avec beaucoup de justesse à faire ressentir le malaise de chacun. Comme un road-movie le roman emporte le lecteur à travers un univers grinçant. Les personnages eux en sortent grandis peu à peu ils arrivent à dompter leurs peurs et leurs rancunes.  

- Appréciation : Pourquoi pas ?

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mai 2013

 

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Sur la tête de l’amour

25 mai 2013

 

Critique

- Avis Un décor qui pourrait très bien tourner au cliché mais pas du tout. La cité est telle qu’elle est bien sûr, c’est pas le paradis mais c’est pas non plus l’enfer. Le point commun des personnages principaux c’est la langue. Comment transcrire ses états d’âmes comme la réalité de la vie à travers les mots avec justesse, émotion, violence, sans jamais trahir la vérité du moment. C’est justement la force de ce roman car l’auteur n’en finit pas de nous secouer par le style de son écriture aussi directe que  percutante, aussi soignée que poétique. On y ressent pêle-mêle, la détresse, le bonheur, la solitude, la contrainte, l’amitié, la chaleur familiale.  Un roman qui ne vous quitte pas comme ça, même une fois terminé.

- Appréciation : Coup de coeur

- Nome du critique : Sophie Audouard

- Date : mai 2013

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