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Comité de Lecture Jeunesse du Canopé de Paris

Le Comité de Lecture de Littérature Jeunesse vous propose ses chroniques





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Quelque chose de merveilleux et d’effrayant

23 avril 2012

 

Critique

- Avis : Il n’est pas facile de se procurer la clé pour entrer dans le texte d’Eric Pessan. Le récit semble se construire sur plusieurs niveaux. Il est d’ailleurs intéressant de les confronter. Le narrateur, héros de cette histoire est à l’âge où l’on quitte l’enfance. L’enfance, pays de la magie où tout semble possible et rien n’est surprenant. Sa vie aujourd’hui est moins drôle. L’absence de son père lui pèse, comme sa mère la solitude. Il sait qu’il ne sera plus surpris pourtant il espère toujours. Comme pour garder un coin d’enfance il guette la magie qui ne vient plus. Peu à peu il entre douloureusement dans l’adolescence. L’espoir l’abandonne, il veut en finir. Finalement il réussira avec sa mère à accepter la réalité de sa nouvelle vie. Merveilleux ou effrayant, la vie est un mélange des deux. Un texte difficile parce il dérange les habitudes mais par lequel il est intéressant de passer.

- Appréciation : Pourquoi pas ?

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : avril 2012

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Recto verso

12 avril 2012

 

Critique

- Avis : On ne connaît pas son nom. Pour Rose il prend celui de son ami Tarik mort là-bas en Tunisie pendant les émeutes. Il survit avec ceux qui comme lui espèrent un avenir heureux. Cet espoir les a poussé à partir, aujourd’hui il les force à supporter la faim, le froid et la solitude. Rose n’a besoin de personne elle vit seule et ne fait rien. Elle se pose en victime pour justifier sa nonchalance.  Quand il la rencontre c’est le coup de foudre. Il voudrait tout raconter mais Rose ne voit rien, elle vit le moment présent. Presque à la fin du roman la narration change. Toujours à la première personne mais cette fois c’est Rose qui prend la parole. Elle réalise combien elle s’est attachée à  lui. Mais pour lui elle ne peut plus rien faire, c’est trop tard. Ce récit est fait de douleur mais aussi de rencontres. Il mêle la vie et le combat qu’elle impose avec la force du hasard qu’on appelle parfois destin. Un roman  insoutenable parfois mais profond. A lire absolument !

- Appréciation : Coup de coeur

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : avril 2012

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Il se peut qu’on s’évade

27 décembre 2011

 

Critique

 

Avis : Enfant surdoué, le personnage de Cathy Ytak est devenu un adulte hors norme qui fait peur. A n’en pas douter, les photographies de Gérard Rondeau lui ont inspiré le personnage de Peter. Car il n’y a que les intimes d’un musée pour découvrir les œuvres d’art  emballées, décrochées ou posées à l’envers… inventive et sensible, Cathy Ytak écrit sur l’autisme. Si elle sait faire partager un sujet grave comme dans son roman « 50 minutes avec toi » ici le roman s’essouffle un peu et n’est pas tout à fait abouti, dommage.

Appréciation : Pourquoi pas ?

Nom du critique : Sophie Audouard

Date : Décembre 2011

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En plein dans la nuit

18 octobre 2011

 

Critique

- Avis : D’habitude, le lecteur découvre les photos qui ont inspiré l’auteur au fur et à mesure du texte. Ici elles sont toutes regroupées au début du roman avant même la page titre. Faut-il en chercher une explication ? Peut-être pas. Cependant, elles illustrent si bien l’avant propos qu’elles ne pouvaient trouver meilleure place. La violence du texte quant à elle s’illustre par la rapidité des mots. Comme si l’auteure avait écrit d’un seul jet, sans s’arrêter. D’abord la violence de Julien. Acte inhabituel dans un collège réputé sans histoire ? Pas tant que ça. Il y a déjà eu cet incident du garçon au révolver. Et aussi, Chen qui a vécu en classe les  mêmes choses que lui. Chen son meilleur ami. Pourtant Julien a laissé faire. Aujourd’hui il prend conscience cette violence sournoise. Que cherche-t-il aujourd’hui en apportant ce révolver à Chen. Son pardon, une possible vengeance ? Jusqu’à la fin on pense que le drame est inévitable. Hélène Gaudy lui préfère le courage de la  dérision. Un roman d’une force peu commune. 

- Appréciation : Coup de coeur

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : Septembre 2011

 

 

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Le chant du volcan

9 février 2009

Critique

 Avis : Depuis quatre mois sur son chantier Aurélie s’est entièrement consacrée aux vases Purépechas enfouis il y a plus de sept cents ans. Hénoch lui dans son laboratoire surveille jour et nuit le chant du Popocatépetl. En se rencontrant ils ont retrouvé la vie la vraie. Ils se plaisent, peut-être vont-ils s’aimer ? Mais un tremblement de terre plonge à nouveau Hénoch dans d’horribles souvenirs, la mort de son père dont il se sent toujours coupable. Aurélie ne comprend pas qu’après vingt deux ans Hénoch n’ait pas tourné la page. Cette incompréhension va les séparer. Grâce à des photos qui tombent malgré elle de son sac, Aurélie va donner à Hénoch le moyen de regarder autrement son enfance. Avant la mort de son père il y avait les visites au musée le dimanche avec lui. Les dessins sur un petit cahier, les voladores de Papantla qu’ils admiraient couchés dans l’herbe quand sa mère venait les rejoindre. Le deuil n’est jamais chose facile. Alors quand en plus la culpabilité s’ajoute à la disparition d’un être cher il devient impossible. Les photographies sont en total décalage avec le récit jusqu’à la fin où tout s’éclaire où tout devient possible pour Aurélie et Hénoch.

Appréciation : Pourquoi pas ?

Nom du critique : Sophie Audouard

Date : Février 2009

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Naufragée

22 octobre 2008

Critique :
- Avis : Comme pour ôter au lecteur toute idée d’espoir, Sylvain Estibal commence son roman par la fin. Prostrés, tremblant de froid malgré les couvertures les clandestins attendent d’être transférés en centre d’accueil. Mais que fait cette femme blanche parmi eux ? Peu à peu, grâce à une construction intelligente et originale du récit nous partons à la rencontre d’Evincia. Les lieux où Ousmane a vécu, les rencontres avec ceux qui l’on connu, tous ces épisodes s’entrecroisent avec la vie d’Evincia, ses interrogatoires par la police et sa quête pour comprendre le choix des clandestins. Seule et sans famille elle avait trouvé avec Ousmane le début d’un amour. Mais Evincia n’a pas su l’empêcher de suivre son rêve. Alors elle veut comprendre et refaire son voyage. Un village perdu au milieu du désert, des jeunes qui ne veulent plus des gestes ancestraux. Ils rêvent à un futur meilleur en snifant de la colle. Ainsi le lecteur découvre le comble de la misère : l’abandon des siens et de ses racines pour un avenir incertain. Un roman où malgré le désespoir, le style poétique de l’auteur garde à la vie comme un parfum d’espérance. Une collection à retenir
- Appréciation :Coup de coeur (Sélection 3ème /Lycée Prix Tatoulu 2009)
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date : février 2007

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