Canopé de l'académie de Paris

Comité de Lecture Jeunesse du Canopé de Paris

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Prends ta pelle et ton seau et va jouer dans les sables mouvants

20 juin 2015

Anton vit avec son beau-père dans un taudis, dans une ville sinistrée après la fermeture de l’usine qui faisait vivre la communauté. Adolescent en crise, il a abandonné l’école et tente de vivre de petits trafics mais la vie de truands est plus difficile qu’il ne croit. Ses complices se retournent contre lui et, de mésaventures en mésaventures, il va se retrouver dans une position fâcheuse. Mais la rencontre avec un homme va tout changer et le jeune homme va apprendre l’esprit d’équipe dans une association de bénévoles « les superettes du cœur » qui vient en aide aux déshérités.

L’auteur nous présente un adolescent très cynique, en mal de vivre, qui n’a jamais connu ni tendresse ni encouragement. Anton est un garçon à qui on a rien donné et qui cherche à avoir ce que le monde promet à d’autres. Il cherche à se faire une place dans une société où il se sent étranger. Comme son héros Mowgli, il rêve secrètement de quitter la jungle afin de vivre parmi les hommes. Avec beaucoup de recul et d’humour, l’auteur donnera à la fin du roman l’espoir d’une vie meilleure à son personnage.

Ce livre au ton assez cru n’admet aucune sensiblerie, laissant entrevoir un univers plein de désillusions et de violence dans lequel l’amour et l’amitié ne sont distillés que par petites touches. Intéressant portrait d’une jeunesse à la dérive.

 

Barbara Alhomme

 

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Signe distinctif roux

20 mai 2015

 

Critique

- Avis : Gros, petit, chaussé de lunettes ou équipé d’appareils dentaire les moqueries commencent souvent sous forme de plaisanteries bon enfant. Mais il suffit d’un rien pour qu’elles transforment en enfer la vie de celui qui les subit. Harold est roux et tout de suite il devient la cible des faibles, des laissés pour compte. Réagir, laisser faire Harold ne sait plus vu qu’il a tout essayé? C’est d’autant plus difficile que cela dure depuis son plus jeune âge. Le roman d’Anouk Bloch-Henry traduit avec intelligence la montée de cette discrimination. Petit à petit les plaisanteries se transforment en harcèlement. La violence prend le pas et tous se retrouvent dans une spirale infernale. Sans chercher à comprendre sans se demander pourquoi les harceleurs suivent un leader imbécile. Enfin la prise de conscience arrive. Axelle ne participait pas mais ne trouvait pas ça bien méchant non plus jusqu’au jour où elle tombe sur la page facebook invitant à la journée du coup de pied à un roux. Un récit simple mais efficace pour ouvrir le débat autour de ce genre de pratiques. Pratiques qui d’ailleurs, passent souvent inaperçues auprès des adultes. Ce qui est très bien montré dans le roman.

- Appréciation :  pourquoi pas ?

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mai 2015

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Embardée

1 mai 2015

 

Critique

- Avis : Christophe Léon est un auteur qui d’année en année enchaîne les publications. Ses livres passent rarement inaperçus pour les lecteurs qui le suivent. A chaque roman il puise son inspiration dans un fait de société qu’il traite avec plus ou moins de force et de conviction. « Embardée » est un de ces livres ratés qui enchaîne les clichés. Avec son récit, Christophe Léon veut persuader le lecteur de l’importance de son sujet, l’homophobie. Mais il s’y prend très mal. Le roman enchaîne les clichés. Les situations des personnages sont forcées et peu crédibles. Le personnage de Gabrielle ponctue le récit en insistant auprès du lecteur sur les dangers de l’intolérance. Gabrielle sorte de garde fou d’un idéal à retrouver.  Finalement, au lieu d’encourager le lecteur à réfléchir sur la tolérance et la différence, Christophe Léon, ennuie et même agace le lecteur tant il déconsidère par son propos sa capacité de réflexion. Même l’effort d’un double récit narratif n’y fait rien, un roman à vite oublier…

- Appréciation : je n’ai pas aimé

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mai 2015

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Juste à côté de moi

1 mai 2015

 

Critique

- Avis : Victor et Igor ont tous les deux le même manque, celui de leurs parents mais pas pour les mêmes raisons. Les parents de Victor ont une situation qui les accapare beaucoup. Les parents d’Igor  eux sont harassés par un travail qui leur permet tout juste de vivre. La mise en page frontale met en relief les difficultés des deux amis. Toutes les situations sont racontées à la première personne par chacun. Elles se confrontent en face à face. Aidé par les illustrations le lecteur aperçoit un petit détail qu’il n’a pas forcément compris par le texte. Avec sa baby-sitter, Igor joue avec sa console sur un banc. Sur un banc avec ses frères, Igor mange les pains de la cantine pour le goûter… Petit à petit, avec beaucoup de délicatesse l’auteur révèle les différences sociales. Tandis que les illustrations, vives de couleur et de forme égaient ce thème grave relayé par les mots. Une manière tendre mais réaliste de mettre en lumière les différences sociales. Cette différence qui n’empêche pas Victor et Igor d’être amis. Une belle leçon d’amitié et de tolérance. 

- Appréciation : coup de coeur

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mai 2015

 

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L’école est fermée, vive la révolution !

1 mai 2015

 

Critique

- Avis : C’est à travers le regard d’un enfant que May Angeli fait ressentir l’état d’insurrection  au lecteur. Avec lui il s’inquiète peu à peu de la situation : les hommes en armes qui contrôlent la circulation et les personnes, les poubelles qui débordent, les adultes qui tiennent les enfants à distance de leurs discussions.  Accompagnant son texte de magnifiques gravures en couleur l’album de May Angeli dégage avec beaucoup de réalisme la douceur de ce pays du sud qui s’ouvre à la tolérance.

- Appréciation : coup de coeur

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mai 2015

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Désigné coupable

1 mai 2015

 

Critique

- Avis : Après le succès d’Un Suspect presque parfait le nouveau roman jeunesse de Jimmy Sabater, sort en librairie ce mois-ci. C’est le deuxième volet de la trilogie  des Mystères du Forgrisant. Inutile cependant d’avoir lu le premier pour entrer dans le second. Seul le héros et la forme du récit sont récurrents. Heureusement pour le lecteur, avec  intelligence Jimmy Sabater ne fait qu’effleurer le premier volet. Des personnages souvent transparents des situations multiples et parfois invraisemblables ne me donnaient pas vraiment l’envie de me plonger à nouveau dans la trilogie. Mais le souvenir des deux romans d’Ellen Miller, publiés par les éditions La Grande Ourse a eu raison de ma réticence. Heureusement car ce deuxième volet est de loin le meilleur. Un suspens rageur, un monde diabolique, des pouvoirs inexpliqués tiennent le lecteur en haleine. Le récit journalistique à la première personne en décuple la force. J’attends désormais le troisième volet. Je sais, pour avoir rencontré Jimmy Sabater au salon du livre, qu’il ne va plus tarder !

- Appréciation : coup de coeur

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mai 2015

 

 

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L’été de Léa

3 mars 2015

 

Critique

- Avis : Un très beau récit à deux voix. L’auteure a la bonne idée de faire parler les deux cousins de ce qu’ils ressentent cet été là. Hésitation, questions, drôle de sentiment, pas facile à 12 ans. Théo s’en ouvre à sa grand-mère. Mais, la sincérité de Théo la dérange. Alors comme c’est très souvent le cas chez les adultes, la grand-mère évite de répondre, détourne les questions et prend une décision autoritaire pour couper court à d’autres questions : Théo et Léa ne dormiront plus dans la même chambre. L’arrivée de Maxime va permettre à Théo et Léa de se regarder autrement. Chacun pouvant s’observer à travers ses relations à l’autre. Un roman tendre, doux et juste qui malgré tout évite de donner au lecteur une leçon de morale.

- Appréciation : Recommandé

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mars 2015

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Oublier Camille

3 mars 2015