Canopé de l'académie de Paris

Comité de Lecture Jeunesse du Canopé de Paris

Le Comité de Lecture de Littérature Jeunesse vous propose ses chroniques





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Anka

3 novembre 2012

 

Critique

- Avis : Une entrée fracassante dans un roman bouleversant. C’est une habitude chez Guillaume Guéraud. Son style est direct et percutant. Les situations vécues comme les réactions de ses personnages sont violentes et inattendues. Tout le roman est à fleur de peau donc à fleur de mots. Marco traîne les pieds pour aller au collège. L’école c’est pas qu’il n’aime pas c’est qu’il ne croit pas que ça le mènera à grand chose, il doute de son avenir et encore plus de qui il est au présent. Alors il va se jeter corps et âme dans l’histoire de cette madame Fontan. Elle s’appelle Anka et a épousé son père il y a dix ans pour avoir des papiers. Un mariage blanc et pour elle des papiers, pour son père mille cinq cents euros. Par petites touches l’auteur nous glisse quelques lignes de l’histoire d’Anka. Ces pages écrites en italique ponctuent la quête de Marco. Anka  rejetée, humiliée, retrouvée morte de tuberculose sur le banc d’un square. Plus Marco entre dans la vie d’Anka et plus la tension monte. Sa réaction sera implacable et irréversible envers ceux qui lui ont fait du mal. Comme s’il voulait racheter l’indifférence de son père, l’indifférence de la terre entière.

- Appréciation : Coup de coeur

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : novembre 2012

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L’inconnue des Andes

8 mars 2012

 

Critique

- Avis : Un récit extraordinairement construit. Chaque  personnage est un énigme. Qui est Agathe et quel chagrin l’a poussé à partir ? Comment a-t-elle connu Luis et Lucia ? Qui est Lucas le policier de Lyon à qui elle demande de l’aide. Et Paul le québécois, d’où sort-il ?  L’auteur a l’âme voyageuse. On retrouve tout des villes d’Amérique du sud : la pollution, les dangers, la moiteur mais aussi les hôtels de luxe et la naïveté des touristes. On découvre les paysages, le souffle court de l’altitude, les quatre saisons en une journée. Si la part d’ombre de chacun se dissipe peu à peu, la fin ne résout pas tout. Le choix de Clara  laisse persister le doute. Un roman réussit grâce à une écriture sobre et un suspens contenu. Après Mon amour kalachnikov  et délit de fuite  Agathe est à nouveau l’héroïne de ce  roman de Sylvie Deshors, à ne pas manquer. 

- Appréciation : Coup de coeur

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mars 2012

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Entre deux rafales

6 mars 2012

 

Critique

- Avis : Une histoire, deux narrateurs. Arthur placé en famille d’accueil à six ans vit maintenant dans un foyer pour mineurs. Emma bonne élève suit sa scolarité au lycée Albert Camus. Entre eux, une rencontre improbable. Chapitre après chapitre ils prennent tour à tour la parole. Arthur raconte son enfance, ses parents, pourquoi il en est arrivé là. Emma a tout oublié. Elle regarde ses parents se disputer. Pour elle, retrouver la mémoire c’est comprendre ce qui lui est arrivé. Toutes ces questions, l’auteur choisit de les poser à travers une écriture sèche et coupante qui donne un vrai rythme au récit. Le parti pris des retours à la ligne incessants pour l’appuyer n’était pas utile.

- Appréciation : Pourquoi pas ?

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mars 2012

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Je suis le chapeau

7 mai 2010

 

 Critique

- Avis : Ce roman est une fois encore l’occasion d’entrer dans le monde si particulier d’Alex Cousseau. Je pense à un autre roman de lui « « mon corps est un oeil ». Un monde à la fois réel et imaginaire. Où l’on passe sans transition du rêve à la réalité. Les personnages de cette histoire vont passer leur vie à poursuivre le propriétaire d’un chapeau sans jamais le retrouver vraiment. Plusieurs fois ils touchent au but et finalement arrivent trop tard.  Mais qu’importe l’atmosphère est unique, les personnages attachants et si particuliers. L’auteur le fait dire au cinéaste du livre : « S’il s’agit de découvrir le monde, n’importe quel prétexte  suffit ». Il faut voir le roman comme une quête initiatique, la vie comme une ouverture vers le monde.

- Appréciation : Pourquoi pas ?

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : avril 2010

 

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En cage

7 janvier 2010

 

Critique

- Avis : Le roman est totalement épistolaire et au début c’est un peu lassant. Mais peu à peu le ton des lettres change. Au début Natasha est sûre d’elle. Grâce à son amour plus fort que la prison elle va aider Antonio. Elle va l’attendre et ils seront heureux. Antonio compte sur elle mais lui aussi va l’aider à supporter la vie dehors sans lui. Puis vient le doute de l’un et de l’autre. Pour Antonio, va-t-elle l’attendre et lui être fidèle ? Pour Natasha quand va-t-il sortir ? Peu à peu ils ne regardent plus tout à fait dans la même direction. Leur avenir n’est plus commun. Les lettres vont s’espacer mais Antonio et Natasha garderont un lien fort. La prison va les changer l’un et l’autre.

- Appréciation : Recommandé

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : Janvier 2010

 

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Bienvenue à Goma

10 avril 2009

 

 

- Critique :
– Avis :
L’auteur prend d’abord beaucoup de précautions comme pour excuser le caractère invraisemblable de l’histoire : une jeune fille de 18 ans se retrouve, grâce aux relations de son père, à Goma pour faire ses premières armes de reporter-photographe, en pleine guerre du Rwanda. Néanmoins, elle dresse un portrait sans concession de la situation. Sa connaissance du génocide rwandais est très pointue (du coup, l’héroïne est conduite à subir beaucoup -un peu trop – de mésaventures, comme pour dresser un portrait exhaustif de la situation).  Tout au long de ce roman poignant et engagé transparaît l’expérience vécue de l’auteur témoin du massacre et sa volonté de faire reconnaître le rôle très ambigu, pour ne pas dire plus, de l’armée française.
- Appréciation :
Recommandé
- Nom du critique : Anne Crétois-Legrand
- Date :
05/02/2009

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La brigade de l’oeil

22 octobre 2008

Critique :
- Avis : Tous les habitants de Rush Island sont persuadés que les images sont l’opium inoculé par la télévision et le cinéma. Si souvent le lecteur hésite entre la Chine ou le Japon, peut importe où se passe l’action. Il s’agit d’une société où les images sont stigmatisées. Dans d’autres, plus proches de nous ce sont les livres. Comme à chaque fois, Guillaume Guéraud est percutant et sans concession dans le récit. La langue est souvent crue et les descriptions plus que réalistes. La violence est présente dans toute son horreur et dans toute son absurdité. Il propose au lecteur une construction plutôt originale du récit. Le narrateur précède l’action. Puis au chapitre suivant l’auteur fait entrer les personnages qui font vivre l’action. Le lecteur peut ainsi connaître le point de vue et l’engagement de chacun des personnages dans tous les moments clés du roman. Le clin d’œil de l’auteur au film de Chaplin « les temps modernes » n’est pas un hasard. Il montre l’intérêt qu’il porte au cinéma. Un roman qui ravira les cinéphiles et qui je l’espère donnera envie aux novices de découvrir tous les grands films cités dans ce roman.
- Appréciation : Coup de coeur (Sélection 3ème / Lycée Prix Tatoulu 2009)
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date : janvier 2008

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Avaler tout cru

15 octobre 2008

Critique :
- Avis :
Tist et Lex, le père de Joppe, s’évitent. Tist grand-père par alliance, Lex petit fils sans père. Arriveront-ils à parler de cette génération qui manque pour faire le lien entre eux ? Voilà la force du roman. Le non-dit, pas celui de la honte ou de la vengeance. Le non-dit de l’horreur, celui de la souffrance dont jamais on ne guérit. Ce non-dit, l’auteur le traite avec originalité, délicatesse et émotion. Chapitre après chapitre le lecteur est tenu en haleine. Le fil du récit se déroule en 2003. Tist n’en a plus pour longtemps il le sait. Il sait aussi que toutes les horreurs qu’il a vécues et qui le hantent encore ont fait de lui un homme dur incapable de rendre l’amour qu’on lui donne. En s’intercalant au récit du présent des chapitres du passé racontent la vie de Tist depuis l’hiver 1917. Ce roman, c’est bien plus que le secret du lien qui unit Tist et Lex. C’est quatre générations d’hommes, cent ans de vie où se mêlent la guerre, la douleur, la mort, un texte fort et dense. Ce n’est qu’une histoire dit l’auteur mais elle reste longtemps présente à l’esprit une fois le livre fermé.

- Appréciation :  Coup de coeur
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date :
avril 2007

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Le chant de l’innocent

2 octobre 2008

Critique :
- Avis :
Ce roman émouvant est très bien construit. Au fur et à mesure des indices retrouvés par Rémi, la tension monte d’un cran. En toile de fond, on découvre l’attitude opportuniste de certains Français « ordinaires » pendant la guerre.
- Appréciation : Recommandé
- Nom du critique :
Anne Crétois-Legrand
- Date :
Avril 2008

Critique :
- Avis :
Rémi, guidé par une étrange apparition, cherche à comprendre ce qui ne tourne pas rond dans sa famille. Que penser des travers de ses parents qu’il juge si durement? Comment expliquer la réticence de certaines personnes de son immeuble envers lui?  Pourquoi ne sait-il rien des allusions faites à la guerre dont on ne parle jamais chez lui? Pourquoi la famille de son meilleur ami est-elle si différente de la sienne? Parce que rien n’est tout blanc ou tout noir, Rémi devra affronter son passé, celui de sa famille, mêlé aux heures sombre d’une France occupée. Une quête sensible à travers de dérangeants secrets. 
- Appréciation : Recommandé
- Nom du critique : Claire Lansac
- Date : décembre 2008

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Kivousavé

2 octobre 2008

Critique :

- Avis : Un roman fort sur l’adolescence, la recherche de l’identité. Un roman dur psychologiquement : le père de la narratrice est à la limite de l’inceste, sa grand-mère est tyrannique.
- Appréciation : Recommandé
- Nom du critique : Anne Crétois-Legrand
- Date :
octobre 2008

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