Recherche dans la rubrique 'Auteurs F à J'
18 mai 2012

Critique
- Avis : Il ne faut surtout pas voir cet album comme une histoire nostalgique. Non, simplement Milton se souvient. C’est l’occasion de parler avec les tout-petits de l’avant. De commencer avec eux la construction du temps passé, celle des souvenirs. Et c’est vraiment étonnant de les voir découvrir des moments dont ils se souviennent avec précision parfois. Avec Milton ils pourront évoquer le jeu, la peur, la gourmandise, la paresse, l’obéissance, l’interdit. Le traitement de l’illustration est très fort et très simple. Il joue sur l’opposition du noir et du blanc. Le rouge s’invite à chaque page et provoque le souvenir : les bras, la voiture, le collier, la gamelle, le coussin… Un petit album pour grandir.
- Appréciation : coup de coeur
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date : mai 2012
[Lire la suite →]
RECHERCHE PAR THÈMES: · notion de temps, souvenirs
8 mai 2012

Critique
- Avis : Ses parents, le psy, même au collège personne ne comprend pourquoi il ne dit rien, pourquoi il ne dort plus. Pourtant dans le récit de Patrick Goujon ce narrateur n’arrête pas de parler. Il doute, il s’interroge. Toutes les paroles en l’air qu’il a dites, les actes gratuits qu’il a pu faire sans s’imaginer qu’un jour il les regretterait. Tout ce qu’on peut dire ou faire n’est pas toujours sans conséquences. Un récit interrogateur qui trouve naturellement sa place dans la collection d’une seule voix.
- Appréciation : Pourquoi pas ?
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date : mai 2012
[Lire la suite →]
RECHERCHE PAR THÈMES: · accident de scooter, banlieue
11 avril 2012

Critique
- Avis : Dans le roman de Kamel Hajaji l’univers de Mohammed est insoutenable. Il doit nettoyer à fond le petit logement et jamais ne peut s’asseoir sur l’unique tabouret pour manger. Il dort dans le même lit que sa mère. On peut ici parler de maltraitance par ignorance. La mère de Mohammed travaille à domicile comme prostituée. Les hommes défilent chez elle, que Mohammed y soit ou pas. Depuis peu avec un nouveau compagnon, Mohammed est témoin de leurs rapports sexuels violents. Alors que Mohammed guette avec fébrilité la moindre miette d’affection de sa mère, celle-ci s’en débarrasse. Dans la rue Mohammed côtoie un autre enfer, la faim et la brutalité. Heureusement pour lui une éclaircie survient. Mohammed court désespérément après l’affection de sa mère. Jamais il n’a envers elle aucun ressentiment, aucune rancœur. Et malgré les mauvais traitements, la souffrance et l’horreur il l’aime. Un roman fort et douloureux servit par une écriture réaliste et crue qui ne cache rien des scènes violentes qu’elle décrit.
- Appréciation : Coup de coeur
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date : avril 2012
[Lire la suite →]
RECHERCHE PAR THÈMES: · condition sociale, enfant des rues, misère, prostitution, relation mère fils
9 avril 2012

Critique
- Avis : Amélia, Camille, Louisiane et Marie-Jo. Le roman de Flo Jallier nous entraîne dans une saga familiale sur quatre générations, de la fin de l’esclavage aux années 2000. Si la colonisation a fait la part belle au racisme et aux préjugés, ils restent encore bien ancrés dans la société d’aujourd’hui. Ces quatre femmes tour à tour, subissent leur destin, se plient aux règles, refuse leur origine, se rebellent tout ça dans une société traversée par des époques troublées. Une course heureuse à l’image de la couverture. Une épopée tragique qui transporte le lecteur de rebondissement en rebondissement. A l’image du titre, fuir ses racines comme Amélia ou les retrouver comme Marie-Jo c’est dans les deux cas briser les chaînes et vivre libre. Un roman attachant et réaliste qui, s’il se lit comme un roman d’aventure va bien au-delà.
- Appréciation : Recommandé
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date : avril 2012
[Lire la suite →]
RECHERCHE PAR THÈMES: · esclavage, généalogie, langue créole, Martinique, racisme
8 mars 2012

Critique
- Avis : Comme avec « Rien dire » paru dans la même collection Bernard Friot déroule un monologue, celui de Louise. Élève de seconde, plutôt brillante elle garde de l’enterrement de son frère jumeau il y a quatre ans, un étrange sentiment de culpabilité. Devant la tombe, le fou rire qu’elle n’a pas pu contrôler. Louise nous livre pêle-mêle ses peurs, ses douleurs, ses bonheurs, sa première fois. Une confession directe et crue mais jamais vulgaire.
- Appréciation : Pourquoi pas ?
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date : mars 2012
[Lire la suite →]
RECHERCHE PAR THÈMES: · adolescence, gémellité
6 mars 2012

Critique
- Avis : Après la première guerre mondiale, le gouvernement australien a distribué des terres aux soldats pour qu’ils s’installent. Mais ne s’improvise pas fermier qui veut surtout sur des terres exploités jadis par des chercheurs d’or. Le Roman de Sonya Hartnett décrit très bien la pauvreté de l’époque touchée en plus par la grande dépression. Vue par Harper, une petite fille de sept ans, cette pauvreté n’est pas terrible. La famille est unie et les parents rigoureux mais justes dans leur éducation. Tin l’enfant du jeudi fait basculer le récit. Il creuse sans jamais laisser de terre derrière lui. Il creuse sans jamais revenir. Il creuse tant et si bien que la maison finit par s’écrouler. Dès l’apparition de Tin on cherche la métaphore, en vain. Il creuse comme son père avant lui dans les tranchées ? Il creuse comme les chercheurs d’or qui vivaient ici avant lui ? Il creuse pour s’enfuir et échapper à la pauvreté ? La fin du roman ne donne pas de réponse. Mais en faut-il vraiment une ? Peut-être suffit-il de se contenter du regard de Haper qui peu à peu sort de l’enfance ? Le débat c’est certain est ouvert avec le lecteur.
- Appréciation : recommandé
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date : mars 2012
[Lire la suite →]
RECHERCHE PAR THÈMES: · australie, pauvreté
6 février 2012

Critique
- Avis : Comme tout va bien Marie doit toujours justifier ce qu’elle demande à ses parents. Comme tout va mal, les parents ne savent plus quoi faire pour Rose et ne lui refusent jamais rien. Cette différence Marie ne la supporte plus. Mais pire encore il y a la violence de sa sœur qui un jour l’a conduite aux urgences. Marie choisit de partir pour survivre. D’abord chez son frère et sa belle sœur. Plus tard en allant faire ses études chez sa tante à New York. Le roman décrit très bien le mal de vivre des parents et de Marie. Obsédés par la guérison de Rose ils oublient Marie, la culpabilité les ronge. Si le récit insiste sur ce point il évite le discours moralisateur opposant l’enfant modèle Marie, et l’enfant délinquant, Rose. Volontairement ou non, l’auteure garde une certaine distance avec l’addiction. Si l’héroïne est évoquée elle ne l’utilise que comme prétexte à la discorde entre les deux sœur. De même, à la fin de roman, elle entraîne le lecteur vers une fin positive. Rose, sur la voie de la guérison écrit à Marie pour tenter une réconciliation. Un parti pris qui ne sera pas forcément bien perçu par les lecteurs adolescents.
- Appréciation : Pourquoi pas ?
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date : Février 2012
[Lire la suite →]
RECHERCHE PAR THÈMES: · drogue, internement, relation soeur soeur
17 janvier 2012

Critique
-Avis : Au tout début du roman, Françoise Grard laisse planer une certaine nostalgie de Noël. Une journée que l’on attend mais qui ne se passe pas toujours comme on l’avait espérer. Pour Anna c’est chaque fois pareil. Elle ne peut pas profiter de ses cadeaux très longtemps ce jour là. Son père fait sa crise. Après la rencontre entre Anna et Vincent, la nostalgie laisse place au mystère et à l’aventure. Sans qu’ils ne s’en rendent compte, chacun apportera à l’autre ce qui lui manque. Vincent le solitaire va se confier et s’ouvrir à quelqu’un d’autre que son chien. Anna va comprendre le sens de la crise du bout du monde de son père. Entre Vincent et Anna va naître une belle amitié.
- Appréciation : recommandé
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date : Janvier 2012
[Lire la suite →]
RECHERCHE PAR THÈMES: · amitié, Noël
16 janvier 2012

Critique
- Avis : Toon le plus jeune frère est le narrateur. Il décrit précisément l’arrivée de chaque nouveau. Il livre avec autant de précision le caractère, les qualités et les défauts chacun. Les réactions de son frère qui veut toujours avoir le dessus. La sollicitude de ses parents qui toujours et en toute situation arrondissent les angles. Pour eux le bonheur familial et tout ce qui va avec se partage. C’est en tout cas ce qu’ils essaient de faire comprendre à leurs fils. Ainsi la vie s’organise. Les enfants placés vivent avec eux une semaine, ou plus . Puis un jour ils s’en vont. Parfois ils ont de leurs nouvelles, parfois non . Le récit de Toon est bien plus qu’une suite d’anecdotes. C’est une belle leçon d’humilité et de courage dans un monde trop souvent égoïste.
- Appréciation : Pourquoi pas ?
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date : janvier 2012
[Lire la suite →]
RECHERCHE PAR THÈMES: · famille d'accueil
16 janvier 2012

Critique
- Avis : Dans ce roman, les fils narratifs se succèdent déroulant le récit de rebondissements en rebondissements, dans le Londres inquiétant de l’époque victorienne. Le rythme d’écriture impulsé par l’auteur ne s’essouffle jamais. L’histoire ne manque ni de crédibilité et encore moins de suspens. Sans jamais lasser Mary Hooper dresse un portrait glaçant de Londres à travers l’histoire de Grace et de sa sœur. Un roman noir et réaliste à ne pas manquer !
- Appréciation : Coup de coeur
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date : Janvier 2012
[Lire la suite →]
RECHERCHE PAR THÈMES: · époque victorienne, fille mère, Londres