Canopé de l'académie de Paris

Comité de Lecture Jeunesse du Canopé de Paris

Le Comité de Lecture de Littérature Jeunesse vous propose ses chroniques





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Embardée

1 mai 2015

 

Critique

- Avis : Christophe Léon est un auteur qui d’année en année enchaîne les publications. Ses livres passent rarement inaperçus pour les lecteurs qui le suivent. A chaque roman il puise son inspiration dans un fait de société qu’il traite avec plus ou moins de force et de conviction. « Embardée » est un de ces livres ratés qui enchaîne les clichés. Avec son récit, Christophe Léon veut persuader le lecteur de l’importance de son sujet, l’homophobie. Mais il s’y prend très mal. Le roman enchaîne les clichés. Les situations des personnages sont forcées et peu crédibles. Le personnage de Gabrielle ponctue le récit en insistant auprès du lecteur sur les dangers de l’intolérance. Gabrielle sorte de garde fou d’un idéal à retrouver.  Finalement, au lieu d’encourager le lecteur à réfléchir sur la tolérance et la différence, Christophe Léon, ennuie et même agace le lecteur tant il déconsidère par son propos sa capacité de réflexion. Même l’effort d’un double récit narratif n’y fait rien, un roman à vite oublier…

- Appréciation : je n’ai pas aimé

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mai 2015

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La classe pipelette

20 janvier 2015

Le sujet abordé est original. Il porte sur la vie d’une enseignante terrorisée par les élèves de sa classe en raison de leurs incessants bavardages. On découvre une situation quotidienne vu de différents points de vue : le narrateur, les élèves, les enseignants.
La maîtresse essaye toutes sortes de méthodes pour apaiser les élèves. Aucune ne fonctionne (séance de cris, vertus du silence, musique, chanson,) et elle finit par tomber malade.
La structure est originale. Le narrateur, inconnu, qui raconte la vie de la maîtresse laisse la parole aux élèves qui s’expriment à la première personne.
L’auteur nous entraîne dans des considérations personnelles sur la taille, les inquiétudes physiques et morales de l’enseignante. C’est dérangeant, compte-tenu de l’âge des lecteurs auxquels ce livre est destiné. Par ailleurs, le vocabulaire est surprenant : familier lorsqu’il n’est pas vulgaire.
A la croisée de la fiction, du guide pédagogique, de la chronique de faits divers, ce livre qui déclenche un malaise n’apporte rien en termes de littérature jeunesse.

Extrait

Méthode du jeu du silence

C’est en faisant des œufs à la coque que Catherine a eu l’idée du minuteur.
Elle l’a apporté en classe.

-          On va faire notre séance habituelle de bruit, après quoi je minuterai votre silence. Celui d’entre vus qui tiendra le plus longtemps sans parler aura gagné.

-          Gagner quoi, maitresse ?

-          Ma considération.

Pétrifiés par le tic-tac du minuteur, es élèves restent muets pendant cinq bonnes minutes.

Tous, même Renaud.

Catherine va lui serrer la main :

-          Tu as ma considération.

Renaud prend l’air de quelqu’un qui a gagné au Loto.

Avis: je n’ai pas aimé

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Petits contes à régler : le cas rubis C

8 mars 2012

 

Critique

- Avis : Le récit est très confus. Tout se mélange entre les contes très populaires de Perrault, les dieux et héros de la mythologie. Il est d’ailleurs vraisemblable que le lecteur qui n’aurait pas une connaissance suffisante même des contes les plus connus se perdrait très vite. Ici l’imaginaire est d’une complexité qui n’a pas lieu d’être. L’auteur s’est certainement fait plaisir mais son plaisir noie le lecteur qui perd pied dans la mise en abîme qu’il lui propose.

- Appréciation : Pourquoi pas ?

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mars 2012

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Silence

8 mars 2012

 

Critique

- Avis : Il est important de traiter ce sujet pour sensibiliser les jeunes. Malgré un début percutant, peu à peu les situations deviennent banales. Un récit linéaire, malgré quelques flash-back, écrit à la troisième personne il est beaucoup trop distant. Il passe à côté du message qu’il veut délivrer : surtout ne jamais commencer, ne jamais essayer même une fois. Jusqu’à la fin, Jules ne mesure ni le danger de ce qu’il a fait ni la gravité de son silence. Pourtant, et ce sont ses mots dans le roman : J’assume.  C’est faux. Il veut passer pour courageux en ne donnant aucun renseignement à la police. Il joue au bon copain qui ne trahit pas. Comme dans un jeu vidéo où tout peu s’effacer. Finalement, le roman de Benoît Séverac n’est pas du tout convaincant.

- Appréciation : Je n’ai pas aimé

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mars 2012

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Boys don’t cry

5 mars 2012

 

Critique

- Avis : Le récit s’organise autour de chapitres mettant en scène tour à tour Dante et son frère Adam. Chacun racontant ses difficultés au quotidien, ses doutes face à l’avenir.  Un roman sur le thème des enfants parents, sur l’immaturité des garçons adolescents, sur l’importance de la contraception. Dommage que ce ne soit qu’une succession de clichés. Juste au moment où Mélanie arrive, il faut changer la couche, Emma a fait caca. Est-ce un hasard aussi si le père de Dante a lui même épousé sa mère parce qu’elle était enceinte? Quant à Adam le petit frère gay, il a justement l’instinct maternelle. Sans oublier les services sociaux prêts à tout pour le bien de l’enfant. Mais aussi  les homophobes, les adolescents jaloux en échec scolaire… Un sujet important qui ainsi traité a toutes les chances de manquer sa cible.

- Appréciation : je n’ai pas aimé

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mars 2012

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Je veux un chat et des parents normaux

6 février 2012

 

Critique

- Avis : Tous les jours, Pauline confie ses malheurs à son journal : les habituels « tu préfères… » que son père lui propose tous les matins, les remarques du « vivre ensemble » collées sur le frigo, ses vêtements trop petits et démodés, sans oublier son désir secret d’avoir un chat. Est-ce parce qu’il s’adresse à un très jeune public que le registre d’écriture du récit est très enfantin ? On peut malgré tout le regretter. Il donne au roman un goût de petites histoires de petites filles pas très intéressant. Heureusement qu’il est parsemé d’une pointe  d’humour dans les dialogues. 

- Appréciation : Je n’ai pas aimé

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : février 2012

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Le soleil et la mort

18 octobre 2011

 

Critique

- Avis : Au tout début de la deuxième page, Elise Fontenaille annonce en majuscule la détermination d’Uysse : « je VEUX mourir, je VAIS mourir. » Le doute n’est plus permis surtout quand Ulysse cherche du réconfort sur internet. Avec ces deux clichés,  le récit perd de son intérêt d’autant que l’auteur choisit de le dérouler chronologiquement. L’heureuse prise de conscience d’Uysse à la fin ne fait que l’achever. Dommage, le thème du suicide chez les adolescents n’est pas à prendre à la légère.

- Appréciation : controversé

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : Septembre 2011

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La vie rêvée de Mademoiselle S.

3 février 2010



Critique :









Avis : Ecrit à la première personne, le sujet en lui-même était prometteur : comment une jeune « beurette » peut se sentir, malgré son bon niveau scolaire, sa volonté de s’en sortir à tout pris, « mal intégrée » dans la société. Pourtant, je n’ai pas du tout accroché. Je crois que c’est à cause de l’écriture ; je l’ai trouvée beaucoup trop « style banlieue » pour faire « style banlieue », mais sans grand intérêt. On dit parfois de quelqu’un qu’il s’écoute parler. Là, j’avais l’impression que Salima (l’héroïne du livre) écoutait écrire Samira (l’auteur).

 

Appréciation : Je n'ai pas aimé

 

Nom du critique : Cécile Beyer

 

Date : février 2010

 

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Cinq jours par mois dans la peau d’un garçon

7 janvier 2010

 



- Critique :
- Avis :

La couverture rose et bleue laisse penser que le livre peut être classé dans les bluettes pour adolescentes. Elle est trompeuse. En effet, les pensées et le comportement de Jack, qui réclame des revues et DVD pornographiques à ses parents pour s’occuper dans sa chambre fermée, n’ont rien d’innocents… Les chapitres : l’un consacré à Jack, l’autre à Jill, alternent et montent crescendo dans la vulgarité. Jill n’est montrée qu’en « victime » de son « double » Jack, elle ne pense (d’une façon un peu niaise et lassante à la longue) qu’au bal de fin d’année, traditionnel aux Etats-Unis. Jack est présenté, sans concession, comme un obsédé sexuel.

A noter que la fin est un peu abrupte (une suite est d’ailleurs parue outre-atlantique).

 

- Appréciation : Je n’ai pas aimé
- Nom du critique : Anne Crétois-Legrand
- Date : janvier 2010
 

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Mon mec en toc

7 janvier 2010

 

- Critique :
- Avis :

La couverture du roman : rose, parsemée de fleurs psychédéliques et affublée d’un Ken, compagnon de Barbie, ne nous trompe pas sur la teneur du livre (contrairement à celle de Cinq jours par mois dans la peau d’un garçon, par exemple). Nous avons bien affaire à un livre de plus dans la série des bluettes, un peu niaises, pour les adolescentes. Aucune surprise dans ce livre à l’eau de rose bourré de clichés, qui ressemble à une série américaine, et dont on devine la fin heureuse dès la première page !

- Appréciation : Je n’ai pas aimé
- Nom du critique : Anne Crétois-Legrand

- Date : janvier 2010
 

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