Canopé de l'académie de Paris

Comité de Lecture Jeunesse du Canopé de Paris

Le Comité de Lecture de Littérature Jeunesse vous propose ses chroniques





Recherche dans la rubrique 'Rat noir – Syros'

Silence

8 mars 2012

 

Critique

- Avis : Il est important de traiter ce sujet pour sensibiliser les jeunes. Malgré un début percutant, peu à peu les situations deviennent banales. Un récit linéaire, malgré quelques flash-back, écrit à la troisième personne il est beaucoup trop distant. Il passe à côté du message qu’il veut délivrer : surtout ne jamais commencer, ne jamais essayer même une fois. Jusqu’à la fin, Jules ne mesure ni le danger de ce qu’il a fait ni la gravité de son silence. Pourtant, et ce sont ses mots dans le roman : J’assume.  C’est faux. Il veut passer pour courageux en ne donnant aucun renseignement à la police. Il joue au bon copain qui ne trahit pas. Comme dans un jeu vidéo où tout peu s’effacer. Finalement, le roman de Benoît Séverac n’est pas du tout convaincant.

- Appréciation : Je n’ai pas aimé

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mars 2012

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Qui se souvient de Paula ?

18 juin 2008

Critique :
- Avis : L’auteur se lance dans un récit au sujet mainte fois traité. Il introduit son propos par la circulaire de 1942, qui prescrit une arrestation massive des juifs de Paris. Gendarmes et policiers iront bien au-delà des instructions des autorités allemandes. Le récit devient ensuite épistolaire. Enfin arrivée en zone libre, Paula écrit à Jacques pour lui raconter les épreuves qu’elle a traversées. Dans la deuxième partie intitulée « le retour », on suit Paula à la recherche de son père qu’elle ne retrouvera pas. Avec la troisième partie c’est un saut dans le temps. 1997, via Internet Jacques suit les messages d’anciens déportés. Il tombe sur celui d’une certaine P. Barloy. Ne serait-ce pas Paula ? Quand il la rencontre enfin il découvre Mademoiselle Pons. Il lui racontera ce qu’il sait de la disparition de Paula et son père. Puis, comme si les souvenirs avaient fait renaître sa haine il traque et tue le meurtrier de Paula avant de se donner la mort. De cette époque meurtrière aucune victime n’a pu se reconstruire autrement que sur la douleur des disparus. L’auteur nous invite à réfléchir à la possibilité d’un pardon tout en défendant l’importance du devoir de mémoire.
- Appréciation : Recommandé (Sélection 5ème /4ème Prix Tatoulu 2009 )
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date :mai 2008

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