Canopé de l'académie de Paris

Comité de Lecture Jeunesse du Canopé de Paris

Le Comité de Lecture de Littérature Jeunesse vous propose ses chroniques





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Silence

8 mars 2012

 

Critique

- Avis : Il est important de traiter ce sujet pour sensibiliser les jeunes. Malgré un début percutant, peu à peu les situations deviennent banales. Un récit linéaire, malgré quelques flash-back, écrit à la troisième personne il est beaucoup trop distant. Il passe à côté du message qu’il veut délivrer : surtout ne jamais commencer, ne jamais essayer même une fois. Jusqu’à la fin, Jules ne mesure ni le danger de ce qu’il a fait ni la gravité de son silence. Pourtant, et ce sont ses mots dans le roman : J’assume.  C’est faux. Il veut passer pour courageux en ne donnant aucun renseignement à la police. Il joue au bon copain qui ne trahit pas. Comme dans un jeu vidéo où tout peu s’effacer. Finalement, le roman de Benoît Séverac n’est pas du tout convaincant.

- Appréciation : Je n’ai pas aimé

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mars 2012

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Imago

16 janvier 2012

 

Critique

- Avis : Un roman d’anticipation où l’héroïne ne manque ni de force ni de détermination. Une société humaine organisée en peuples différents. Certains,  évolués, décidés utiliser des technologies anciennes pour retrouver la vie terrienne d’avant.  D’autres cherchent à vivre au mieux dans l’environnement qui est à présent le leur. Un roman de plus qui interroge sur les «  vraies questions » de l’existence et des valeurs humaines. Un peu long peut-être. Le lecteur se perd à la rencontre de créatures cruelles sorties de l’imagination de l’auteur, au lieu de vivre au plus près la quête de Neï.

- Appréciation : Pourquoi pas ?

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : Janvier 2012

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L’échelle de Glasgow

22 octobre 2008

Critique :
- Avis : Dès le début du récit le ton est donné. On se doute que le père de Mika est soit Catfish soit Astro Man. On apprend aussi assez vite ce qui est arrivé à Mika, il a tenté de se suicider. Devant la perte possible de son fils un père ne triche plus. Il saisit la chance qui lui est donnée de pouvoir raconter la vraie vie, de montrer ses sentiments. Est-ce que Mika l’entend ? Peut-être. En tout cas les résultats de l’échelle de Glasgow, sensée mesurer la réactivité des patients comateux aux stimuli, montre une progression journalière. Une histoire sentimentale où les relations père/fils se renforcent. Face à l’éventualité de la mort, plus de tricherie les paroles sont vraies et émouvantes. Le récit du père de Mika dévoile le mystère autour de l’amitié, de la guitare et de la musique rock. Le récit se déroule sur trois jours pour communiquer au lecteur la douleur de l’attente, l’incertitude de la vie. La vie qui n’est pas toujours comme on la souhaite mais comment savoir sans la vivre jusqu’au bout si elle ne réserve pas des surprises. Un message d’espoir pour tous les désespérés
- Appréciation : Recommandé (Sélection 5ème / 4ème Prix Tatoulu 2009)
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date : mai 2008

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C’était mon oncle

22 juin 2008

Critique :
- Avis :
Il est difficile à croire que certains SDF que nous côtoyons dans la rue ont de la famille. C’était le cas d’Armand. Réfugié chez sa grand-mère pendant les vacances de Noël, Noé est heureux que quelqu’un s’occupe enfin de lui. Grâce à elle il comprendra ce qui est arrivé à son oncle. Dégouté de la vie après la mort de sa femme qui était enceinte, Armand n’avait plus de raison de vivre. Aussi, peu à peu il a décroché de la vie et sombré dans l’alcool. Par contre il a toujours gardé au fond de lui sa passion pour la poésie. Par ce récit simple et bien construit, Yves Grevet montre qu’il y a souvent une raison pour laquelle un homme sombre dans l’oubli de soi, l’oubli des autres. Armand n’a pas été oublié par sa famille il s’en est éloigné. L’auteur ne dit pas comment une famille peut aider l’un des sien à accepter la réalité, le débat reste donc ouvert. Noé est peut être un peu trop connaisseur en poésie mais son rapport avec sa grand-mère est touchant.
- Appréciation : Recommandé
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date :
mai 2008

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Qui se souvient de Paula ?

18 juin 2008

Critique :
- Avis : L’auteur se lance dans un récit au sujet mainte fois traité. Il introduit son propos par la circulaire de 1942, qui prescrit une arrestation massive des juifs de Paris. Gendarmes et policiers iront bien au-delà des instructions des autorités allemandes. Le récit devient ensuite épistolaire. Enfin arrivée en zone libre, Paula écrit à Jacques pour lui raconter les épreuves qu’elle a traversées. Dans la deuxième partie intitulée « le retour », on suit Paula à la recherche de son père qu’elle ne retrouvera pas. Avec la troisième partie c’est un saut dans le temps. 1997, via Internet Jacques suit les messages d’anciens déportés. Il tombe sur celui d’une certaine P. Barloy. Ne serait-ce pas Paula ? Quand il la rencontre enfin il découvre Mademoiselle Pons. Il lui racontera ce qu’il sait de la disparition de Paula et son père. Puis, comme si les souvenirs avaient fait renaître sa haine il traque et tue le meurtrier de Paula avant de se donner la mort. De cette époque meurtrière aucune victime n’a pu se reconstruire autrement que sur la douleur des disparus. L’auteur nous invite à réfléchir à la possibilité d’un pardon tout en défendant l’importance du devoir de mémoire.
- Appréciation : Recommandé (Sélection 5ème /4ème Prix Tatoulu 2009 )
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date :mai 2008

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