Canopé de l'académie de Paris

Comité de Lecture Jeunesse du Canopé de Paris

Le Comité de Lecture de Littérature Jeunesse vous propose ses chroniques





Les poissons viennent de la forêt

8 mars 2012

 

Critique

- Avis : Jean-Yves Loude nous fait pénétrer au plus profond des coutumes des pêcheurs Angolares. Leurs croyances, leurs fêtes. La terrible époque coloniale et l’horreur de l’esclavage sont encore  présents. Son récit va bien au-delà d’un conte. La réincarnation est une réalité qui touche les vivants. Elle interroge chacun sur sa place et sa fonction dans la société… Ici le sens de la vie se construit dans le respect des autres, morts ou vivants. Grâce à une écriture aérienne on se laisse emporter par le récit. Un roman apaisant et sensible.

- Appréciation : Recommandé

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mars 2012

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Mon petit coeur imbécile

19 novembre 2009

 

- Avis :

Voici un roman très tendre, à l’écriture fluide. Le récit se déroule à travers les yeux de la jeune narratrice Sisanda. A travers elle, on sent l’inquiétude de sa mère mais aussi son amour pour sa fille et sa pugnacité à aller jusqu’au bout de son projet.

La vie dans le village est bien décrite (le téléphone unique chez l’épicier, les dons de guérisseuse de la grand-mère de Sisanda…).

- Appréciation : Coup de cœur - Nom du critique : Anne Crétois-Legrand

- Date : novembre 2009

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Bienvenue à Goma

10 avril 2009

 

 

- Critique :
– Avis :
L’auteur prend d’abord beaucoup de précautions comme pour excuser le caractère invraisemblable de l’histoire : une jeune fille de 18 ans se retrouve, grâce aux relations de son père, à Goma pour faire ses premières armes de reporter-photographe, en pleine guerre du Rwanda. Néanmoins, elle dresse un portrait sans concession de la situation. Sa connaissance du génocide rwandais est très pointue (du coup, l’héroïne est conduite à subir beaucoup -un peu trop – de mésaventures, comme pour dresser un portrait exhaustif de la situation).  Tout au long de ce roman poignant et engagé transparaît l’expérience vécue de l’auteur témoin du massacre et sa volonté de faire reconnaître le rôle très ambigu, pour ne pas dire plus, de l’armée française.
- Appréciation :
Recommandé
- Nom du critique : Anne Crétois-Legrand
- Date :
05/02/2009

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Fille des crocodiles

22 octobre 2008

Critique :
- Avis : Dans le village de Fanta, l’eau se prend au puits ou à la rivière. Chaque jour il faut trouver du bois pour la cuisine. Les femmes pilent le mil. Les bébés se portent sur le dos. Pourtant, les temps changent. Tous les enfants, garçons et filles vont à l’école. Si certaines coutumes persistent, d’autres ne sont pas toujours suivies. La veille de l’arrivée de l’exciseuse, l’instituteur convoque les femmes. Il leur explique qu’aujourd’hui au Brukina Faso l’excision est un crime puni par la loi. Certaines femmes ne connaissent pas ce mot elles ont toujours parlé de purification. Tout au long de son roman, Marie-Florence Ehret décrit l’hésitation entre tradition et modernité sans jamais porter de jugement. Jamais il n’est question de comparer tradition et archaïsme ou modernité et progrès. La France n’est pas non plus un eldorado. Porté par un narrateur, le récit est totalement occupé par le personnage de Fanta. Elle incarne cette hésitation du monde africain. Son regard est interrogateur. Quelle sera sa vie plus tard ? La sagesse africaine par la voix de sa grand-mère et de sa mère lui commande de prendre son temps.
 - Appréciation : Recommandé (Sélection 4ème / 3ème Prix Tatoulu 2009)
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date : février 2008

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Aya de Yopougon

4 juillet 2008

Critique :

- Avis : Une bande dessinée particulièrement réussie, qui donne à voir une Afrique des années 70 gaie et moderne. Les jeunes qui peuplent les planches colorées de cet album ne sont pas stéréotypés: si certaines filles se retrouvent mères bien jeunes, d’autres comme Aya tentent de gagner leur indépendance, et toutes sont en tout cas pleines d’énergie et de ressources, liées par une indéfectible amitié. Du côté des garçons, si beaucoup jouent les gros bras auprès des filles, d’autres sont plutôt attirés par les autres garçons, et si certains montent leur petite entreprise, d’autres sont terrorisés à l’idée de devoir reprendre la riche entreprise familiale de leur père. Un détail non négligeable: dans chaque tome, l’histoire s’étend sur une centaine de pages, pour le plus grand plaisir des lecteurs.

- Appréciation : Coup de coeur

– Nom du critique : Rachel Lepesant

- Date : mai 2008

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