Canopé de l'académie de Paris

Comité de Lecture Jeunesse du Canopé de Paris

Le Comité de Lecture de Littérature Jeunesse vous propose ses chroniques





Je suis le fruit de leur amour

3 mars 2015

 

Critique

- Avis : Un roman sans concession sur l’amour filial. Un père absent et une mère qui justement n’en a pas pour sa fille. Elle essaie pourtant mais non. Elle oublie d’aller la chercher à l’école. Elle ne peut pas l’embrasser sans craindre de se décoiffer. Et à la mort de son mari elle l’abandonne, elle ne peut pas l’aimer. Dans ce roman difficile l’auteure questionne. L’amour maternel, l’instinct maternel est-ce une évidence ? Est-ce qu’on peut ne pas se sentir père ? Être mère est-ce ne plus se sentir femme ? Un sentiment trouble et pesant se déroule au fil des pages.  La culpabilité de la petite fille qui sans cesse s’interroge sur les raisons du rejet de sa mère est insupportable. Des mots durs, forts pour mettre en scène des situations parfois insoutenables. Un roman réussit mais périlleux dont on se demande à qui et dans quelles circonstances le faire lire.

- Appréciation : Pourquoi pas ?

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mars 2015

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Petit grand Boubo

11 octobre 2014

Critique :

- Avis : Demande forte de tout enfant, l’envie d’être perçu comme un grand, et non plus comme un bébé, est ici abordée à travers les yeux de Boubo, petit personnage tenant à la fois de l’animal et du doudou. Par ce qu’il sait faire, Boubo s’applique à montrer combien il est grand. Mais il est également grand, et peut-être plus encore, par l’amour que lui porte sa maman. Destiné aux plus petits, un album où le trait, tout en crayonnés, évoque avec force et douceur le désir de grandir et l’amour maternel.

- Appréciation : Recommandé

- Nom du critique : Séverine Billot

- Date : octobre 2014

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Ne plus vivre avec lui

10 février 2010

Critique:

Avis: J’ai un peu de mal à me prononcer sur ce récit écrit à la première personne, parce qu’il ne m’a pas vraiment « emballée ». Peut-être le sujet est-il trop dur… Et puis il y a aussi un grand passage sur les rites funéraires vietnamien qui ressemble à du documentaire et qui vient perturber le récit. Cependant, je reconnais qu’à d’autres moments, l’écriture donne vraiment l’impression d’entendre une jeune fille de 17 ans, qui se pose plein de questions sur le sens de la vie. Elle exprime alternativement sa culpabilité, son chagrin, ou sa révolte. Sylvia ne s’entendait pas avec son père, elle lui reprochait de ne jamais s’être occupé d’elle ; pourtant à sa mort, c’est cette fille aînée qui va tout prendre en charge (des obsèques au rangement de l’appartement), et petit à petit (il lui faudra un an), elle va rencontrer, comprendre et pardonner à son père. Finalement, c’est assez émouvant de voir comment à 17 ans, ce deuil (que d’autres ne connaissent que beaucoup plus tard) va la rendre adulte.

 
Appréciation : Pourquoi pas ?
 
Nom du critique : Cécile Beyer
 
Date : Février 2010














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Mon petit coeur imbécile

19 novembre 2009

 

- Avis :

Voici un roman très tendre, à l’écriture fluide. Le récit se déroule à travers les yeux de la jeune narratrice Sisanda. A travers elle, on sent l’inquiétude de sa mère mais aussi son amour pour sa fille et sa pugnacité à aller jusqu’au bout de son projet.

La vie dans le village est bien décrite (le téléphone unique chez l’épicier, les dons de guérisseuse de la grand-mère de Sisanda…).

- Appréciation : Coup de cœur - Nom du critique : Anne Crétois-Legrand

- Date : novembre 2009

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Une petite chance

21 octobre 2008

Critique :
- Avis : Le papa de Lili abandonne sa famille pour partir au secours des populations victimes de conflits. C’est ce que dit Mamy. Sa femme elle n’est pas d’accord. Son mari n’est pas égoïste. Elle explique à Lili que son père pense à lui et à elles. Tout être humain n’est pas tout blanc ou tout noir. Ce n’est pas parce qu’il s’en va qu’il ne les aime pas. Lili comprend beaucoup de choses c’est un personnage très attachant. Ce récit écrit à la première personne dont elle est la narratrice évoque tout à la fois le drame humanitaire et l’amour familial. Les stratagèmes de Lili pour faire revenir son père sont cruels parfois. Mais cette cruauté enfantine est particulièrement bien abordée par l’auteur car elle garde l’innocence et la naïveté de l’enfance. Un roman tout à la fois réaliste et attachant.
 - Appréciation :Coup de coeur (Sélection 6ème Prix Tatoulu 2009)
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date : mars 2008

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