Canopé de l'académie de Paris

Comité de Lecture Jeunesse du Canopé de Paris

Le Comité de Lecture de Littérature Jeunesse vous propose ses chroniques





Faim de vie

6 mars 2012

 

Critique

- Avis : Malaise, mal-être, l’adolescence est une période parfois difficile à traverser. Dans le roman de Marie-Florence Ehret Vanessa et Elise la traversent avec difficultés mais pour des raisons différentes. La révolte de Mai 68 en est pour chacune le révélateur. Elise rejette les valeurs du milieu « petit bourgeois » que ses parents défendent alors elle se fait vomir. Vanessa découvre que sa situation n’est pas une fatalité et décide de prendre en main cette fois son avenir. Leur rencontre est celle de deux milieux qui s’affrontent dans les rues. C’est sans doute la raison pour laquelle Marie-Florence Ehret traite les événements de 68 en pointillés. Ils ne sont là que pour provoquer les personnages et les faire réagir. Si au début Vanessa semble la plus forte et la plus à même d’aider Elise, elle passera aussi par des moments de doute. Ensemble elles vont réussir à dépasser les difficultés pour construire leur avenir. Un roman d’amitié soutenu par un éclairage objectif. Cependant un peu trop alourdi parfois par des citations philosophique ou littéraires.

- Appréciation : Pourquoi pas ?

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mars 2012

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Papillons noirs

18 décembre 2009

 

Critique

- Avis : Ce roman policier écrit par Claire Mazard porte sans aucun doute sa griffe. Ecriture sobre, précise et efficace. Et si les personnages principaux sont  présentés dès les dix premières pages l’énigme garde son mystère jusqu’au bout. Comme à chaque fois rien n’est laissé au hasard. L’auteur sait exploiter la forme du roman policier. Chacun des personnages apparaît avec ses qualités physiques et psychologiques. Il évolue dans un environnement qui lui est tout personnel. Tant et si bien que le lecteur n’a pas besoin de l’imaginer, il le voit.

- Appréciation : Pourquoi pas ?

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : décembre 2009

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Orages

14 mai 2009

Critique :
- Avis :
Sonia Ristić est née à Belgrade en 1972 d’un père Serbe et d’une mère Croate. Si son roman n’est pas une autobiographie il est imprégné de ses souvenirs. Précis et émouvant, avec le conflit yougoslave en toile de fond, le récit  décrit la douleur de Tamara.  Douleur qui la poursuit depuis la mort de sa mère. Elle a lutté avec elle contre le cancer défiant la vie en refusant de manger mais elle a perdu. Depuis elle traîne avec elle cet échec et refuse le bonheur. En retrouvant Sacha à Belgrade elle accepte sa violence car la douleur elle connaît c’est sa vie. A Istanbul, alors que Sacha disparaît de plus en plus souvent pour ses trafics, Tamara découvre  des petits bonheurs et rencontre des gens simples. Elle le quittera alors que Sacha
retrouve peu à peu une vie normale par amour pour elle. Un texte fort, écrit dans un style choisi et efficace. Après la noirceur, l’auteur termine son roman avec optimisme. L’amour de la vie est plus fort que tout.

- Appréciation :
Coup de coeur
- Nom du critique :
Sophie Audouard
- Date :
mai 2009

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Comment j’ai disparu

15 octobre 2008


 Critique :
- Avis : 

Adrienne Maria Vrettos commence son roman par la mort de Karen. Puis par un retour en arrière elle nous présente une famille sans soucis. Le départ du père est sans doute à l’origine du chaos familial. Karen refuse de se nourrir et personne ne peut lutter contre sa détermination. Donnie est le seul à essayer il met en cachette de la poudre calorique dans les seules boissons que Karen s’autorise. Le comportement de Diane la mère est ambigu. Femme au foyer elle n’arrive à rien se demande toujours si et espère encore que… Joseph le père ira même jusqu’à l’accuser d’avoir laissé mourir sa fille faute de soins et d’attention. Ce n’est qu’au milieu du roman que le mot anorexie apparaît et c’est Donnie qui le lance à sa sœur. Enfin la souffrance est mise en mots ! Donnie est le narrateur de ce roman à la première personne. Il fait tout pour aider sa sœur, tout jusqu’à disparaître et lui laisser toute la place. Malgré tout, il retrouvera sa place et comprendra qui il est grâce à la souffrance de sa sœur. L’auteur traite ici un sujet bien présent chez les adolescentes aujourd’hui mais hélas sans trop convaincre.
- Appréciation : Nous n’avons pas aimé
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date :
fevrier 2007

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