Canopé de l'académie de Paris

Comité de Lecture Jeunesse du Canopé de Paris

Le Comité de Lecture de Littérature Jeunesse vous propose ses chroniques





Le temps des mots à voix basse, suivi de « du mal à une mouche »

3 septembre 2012

 

Critique

- Avis : Il n’a jamais revu Oskar mais aujourd’hui il se souvient. Tout a commencé quand les adultes ont parlé à voix basse. Dans cette petite ville d’Allemagne les juifs sont d’abord mis à l’écart, puis arrêtés pour être déplacés puis exterminés.  Il ne comprend pas ce qui se passe, pourquoi Oskar est-il tout à coup mis à l’écart ? Qu’a-t-il fait ? Rien il le sait puisqu’ils sont toujours ensemble. Ce texte émouvant et grave retrace avec force et sensibilité le regard que portent deux enfants sur le monde cruel et barbare de cette époque.
Un texte moins douloureux que le précédent mais tout aussi interrogateur. Après la mort, arrive le jugement dernier.  La dame écoute et se justifie rarement. Un comptable retrace dans  les moindres détails ses larcins, les commente, les juge. Dans ce texte à deux personnages l’auteure créé un déséquilibre de parole. Comme la dame, le lecteur se tait. Il s’interroge sur la succession des petits gestes anodins de la vie. Anodins, pas si sûr…
Publié en 2001 les éditions La Joie de lire ont réédité ce premier texte dans la collection Encrage en y ajoutant Du mal à une mouche. Un hommage clin d’oeil que la maison d’édition fait à l’auteure qui nous a quittés en 2010.

- Appréciation : Coup de coeur

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : juillet août 2012

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Qui se souvient de Paula ?

18 juin 2008

Critique :
- Avis : L’auteur se lance dans un récit au sujet mainte fois traité. Il introduit son propos par la circulaire de 1942, qui prescrit une arrestation massive des juifs de Paris. Gendarmes et policiers iront bien au-delà des instructions des autorités allemandes. Le récit devient ensuite épistolaire. Enfin arrivée en zone libre, Paula écrit à Jacques pour lui raconter les épreuves qu’elle a traversées. Dans la deuxième partie intitulée « le retour », on suit Paula à la recherche de son père qu’elle ne retrouvera pas. Avec la troisième partie c’est un saut dans le temps. 1997, via Internet Jacques suit les messages d’anciens déportés. Il tombe sur celui d’une certaine P. Barloy. Ne serait-ce pas Paula ? Quand il la rencontre enfin il découvre Mademoiselle Pons. Il lui racontera ce qu’il sait de la disparition de Paula et son père. Puis, comme si les souvenirs avaient fait renaître sa haine il traque et tue le meurtrier de Paula avant de se donner la mort. De cette époque meurtrière aucune victime n’a pu se reconstruire autrement que sur la douleur des disparus. L’auteur nous invite à réfléchir à la possibilité d’un pardon tout en défendant l’importance du devoir de mémoire.
- Appréciation : Recommandé (Sélection 5ème /4ème Prix Tatoulu 2009 )
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date :mai 2008

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