Canopé de l'académie de Paris

Comité de Lecture Jeunesse du Canopé de Paris

Le Comité de Lecture de Littérature Jeunesse vous propose ses chroniques





Broken Soup

5 mars 2015

 Jenny valentine, Broken Soup.

 

Critique

-    Avis :

Un roman fort et sensible sur le deuil et la résilience, au point d’entrée particulièrement original. Ou comment, à partir d’une photographie, se reconstitue la figure du frère disparu et avec elle, se dessinent de nouveaux possibles. Et comment une jeune fille, devenue adulte trop tôt, parviendra, par la découverte de l’amour et la force de l’amitié, à retrouver son adolescence.

Sous la plume de Jenny Valentine, les gens normaux deviennent exceptionnels : Rowan, si forte et si courageuse face aux adultes démissionnaires, Harper, le mentor amoureux et nomade, Bee, la mystérieuse amie dont le secret sera le catalyseur de la reconstruction, ou Stroma, la petite sœur à la conscience aiguë des événements… Le dénouement, miracle de l’ordinaire, totalement inattendu et pourtant parfaitement naturel, est un vrai rayon de soleil. Ne pas se laisser arrêter par le titre (déroutant), ni la couverture (tout aussi déconcertante) !

-    Appréciation : Recommandé

-    Nom du critique : Séverine Billot

-    Date : mars 2015

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Comme un feu furieux

21 janvier 2015

 

Galya est une jeune fille qui s’ennuie dans sa petite ville de Sibérie et qui rêve d’aventures et d’ailleurs lointains. En effet, tout semble comme éteint dans Tiksi, cité fantomatique. La crise économique est passée par là. Le blanc à perte de vue, le mutisme de Gavriil, le frère ainé, et la mélancolie du père donne à l'héroïne l'envie de s’échapper de sa condition. Seul son jeune frère Lazar brise cette loi du silence, imposée depuis la mort tragique de la mère, en questionnant sans cesse le monde qui l’entoure. La vie elle-même semble paralysée, jusqu’à l’arrivée du brise-glace qui va révéler les personnages à eux-mêmes...

 

Ce roman tout en finesse, écrit à la première personne à la manière d’un récit de vie intime, dépeint une jeune fille rêveuse qui ne se satisfait pas de sa vie et qui n’accepte pas la tristesse de sa famille. L’irruption de la vie extérieure, personnifiée par le brise-glace, va non seulement dévoiler les circonstances tragiques de la mort de la mère de Galya mais va également briser le silence et libérer la parole, premier pas décisif vers l’acceptation et le deuil.

Comme un feu furieux est un roman qui décrit avec tendresse et rage les rapports familiaux, qui crie l'envie de vivre malgré la douleur de la perte et qui s'achève sur la promesse d'une vie meilleure.

Barbara Alhomme

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Tu as toujours aimé Bob Marley

20 mars 2013

 

Critique

- Avis : Voilà quinze ans que la mère de Blanche vit avec ce secret. Aujourd’hui elle n’en peut plus. Elle a quitté son mari et son travail de parfumeuse aux Galeries Lafayettes pour écrire. Ecrire c’est raconter, accepter, et espérer que les mots lui rendront la parole. Blanche subit le silence de sa mère tout comme son père. Pourtant lui il sait. Un roman sur la colère, l’incompréhension, le silence, le secret. Un roman sur la famille qui bascule faute d’avoir partagé ce deuil. Sans pour autant affirmer que toute vérité est bonne à dire, l’auteur donne un sens à la parole qu’il oppose au secret, au non-dit. Émouvante, cette nouvelle est pleine d’espoir.

- Appréciation : Coup de coeur

- Nom du critique : Sophie audouard

- Date : mars 2013

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Quand la mort est venue

1 novembre 2012

 

Critique

- Avis : Tout est dit de la mort et de ce qui l’entoure. Les mots ne se cachent pas ils s’écrivent : cercueil, sang… Les illustrations se passent du texte pour exposer en double page la destruction et l’enterrement. La mort est comme elle est dure et douloureuse mais elle donne la conscience du bonheur que porte une journée qui commence. Dans cet album le texte et l’image se compètent dans une approche commune de la mort. Ensemble ils tentent d’aborder sans sous entendu un sujet grave. Quand ils prennent conscience de la mort les questions des enfants se font directes. Y répondre directement comme cet album va certainement poser aux adultes plus d’interrogation qu’aux enfants. Pour les plus grands deux très beaux textes d’Anne-Lise Grobéry publiés par les éditions La Joie de Lire dans la collection Encrage « Le temps des mots à voix basse » suivi par « Du mal à une mouche » (critiques disponibles sur le site)

- Appréciation : Recommandé

- Nom du critique : Sophie Audouard

- date : novembre 2012

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Dompter la baleine

23 avril 2012

 

Critique

- Avis : Confronté au rituel de l’enterrement, cette petite fille ne comprend pas tout mais elle veut savoir. Qu’est-ce qui se passe dans le trou où l’on vient de descendre son père. A-t-il comme elle peur dans le noir ? Ferme-t-il  les yeux ? Et pourquoi toute la famille se retrouve-t-elle au restaurant devant des assiettes pleines alors que personne n’a faim ? Elle non plus elle n’a pas faim alors comment va-t-elle pourvoir finir son assiette remplie comme une baleine ? Pourtant il le faut sinon son papa ne sera pas content. Comme son assiette, son chagrin est immense, il lui faudra aussi en venir à bout miette après miette. Pour les adultes elle est curieuse et insouciante et c’est tant mieux. Un texte sensible qui traduit avec beaucoup de délicatesse l’immense chagrin d’une petite fille.

- Appréciation : Coup de coeur

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : avril 2012

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2 filles sur le toit

26 janvier 2012

 

 

- Critique :
- Avis :
A travers son journal intime que sa psychologue lui a offert, on suit le lent travail de deuil de Sophie qui se rappelle les longs moments  de complicité passés avec sa grande soeur sur le toit de leur maison. Elle en veut à tous de ne pas la comprendre : à sa meilleure amie Abigaïl qui ne pense qu’aux garçons, à sa mère qui n’arrive pas à lui parler comme elle le voudrait. Heureusement, Rosa-Leigh va réussir à la faire sortir de son cocon de tristesse.
L’histoire est sensible et bien menée, le lecteur a en effet envie de savoir comment est décédée la soeur de Sophie et pourquoi celle-ci se sent coupable.

- Appréciation :  Recommandé
- Nom du critique : Anne Crétois-Legrand
- Date : janvier 2012
Niveau : 4e-3è-seconde
 

 

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Un dimanche blanc

26 janvier 2011

Critique

- Avis: Dans ce roman, Clémence prend la parole, alors adolescente, elle raconte l’atmosphère pesante qui règne chez ses grands-parents. Avec leur grand-mère, une femme rigide et froide,  aucune place pour la tendresse. Clémence et sa sœur apprennent à vivre sans amour tout en espérant qu’un jour tout changera. Mais rien ne change, pire le drame les touche encore plus, leur mère meurt… Ce roman est avant tout une l’évocation d’une enfance malheureuse, d’un abandon, d’un manque d’amour. Marqué par une époque révolue,  Les adolescents d’aujourd’hui auront du mal à s’y reconnaître.

- Appréciation : Pourquoi pas ?

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : Janvier 2011

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Je ne t’oublierai jamais

5 septembre 2010

Je ne t’oublierai jamais
Florence Cadier
Gallimard Jeunesse

Yael est une pré- adolescente relativement insouciante. Elle a 13 ans et habite à Jérusalem. Sa famille se compose de deux frères, de sa mère, enseignante dans une école à mixité religieuse, et de son père, qui travaille avec des palestiniens. Elle fréquente un collège dans lequel elle retrouve sa meilleure amie Dafna. Mais un drame épouvantable survient: son frère âgé de 14 ans meurt lors d’un attentat, alors qu’il s’apprêtait à rentrer chez lui après s’être diverti à la piscine. Toute la vie de cette famille israélienne bascule alors dans l’horreur, l’innommable et la tristesse absolue. Comment chacun va t-il surmonter le deuil? Dorénavant, jamais plus la vie ne sera comme avant. Anéantie par la douleur, elle en sera bouleversée.

Ce récit très contemporain nous entraine dans le conflit israëlo-palestinien sans prendre parti, mais en adoptant une position politique enrichissante pour tous. Des thèmes délicats y sont abordés avec beaucoup de discernement, de sagesse et d’optimisme. Le deuil, sujet universel, est appréhendé avec finesse. Après la destruction, la reconstruction est possible. Après la mort, la vie reprend ses droits et continue. L’auteur nous invite à une belle leçon d’humanité emplie de compassion et d’intelligence malgré un style un peu trop appuyé.

Mots clés : Conflit Israëlo- palestinien , deuil
Appréciation : très bien
Catégorie : Roman

Annisabelle Odabackian

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Ne plus vivre avec lui

10 février 2010

Critique:

Avis: J’ai un peu de mal à me prononcer sur ce récit écrit à la première personne, parce qu’il ne m’a pas vraiment « emballée ». Peut-être le sujet est-il trop dur… Et puis il y a aussi un grand passage sur les rites funéraires vietnamien qui ressemble à du documentaire et qui vient perturber le récit. Cependant, je reconnais qu’à d’autres moments, l’écriture donne vraiment l’impression d’entendre une jeune fille de 17 ans, qui se pose plein de questions sur le sens de la vie. Elle exprime alternativement sa culpabilité, son chagrin, ou sa révolte. Sylvia ne s’entendait pas avec son père, elle lui reprochait de ne jamais s’être occupé d’elle ; pourtant à sa mort, c’est cette fille aînée qui va tout prendre en charge (des obsèques au rangement de l’appartement), et petit à petit (il lui faudra un an), elle va rencontrer, comprendre et pardonner à son père. Finalement, c’est assez émouvant de voir comment à 17 ans, ce deuil (que d’autres ne connaissent que beaucoup plus tard) va la rendre adulte.

 
Appréciation : Pourquoi pas ?
 
Nom du critique : Cécile Beyer
 
Date : Février 2010














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Orages

14 mai 2009

Critique :
- Avis :
Sonia Ristić est née à Belgrade en 1972 d’un père Serbe et d’une mère Croate. Si son roman n’est pas une autobiographie il est imprégné de ses souvenirs. Précis et émouvant, avec le conflit yougoslave en toile de fond, le récit  décrit la douleur de Tamara.  Douleur qui la poursuit depuis la mort de sa mère. Elle a lutté avec elle contre le cancer défiant la vie en refusant de manger mais elle a perdu. Depuis elle traîne avec elle cet échec et refuse le bonheur. En retrouvant Sacha à Belgrade elle accepte sa violence car la douleur elle connaît c’est sa vie. A Istanbul, alors que Sacha disparaît de plus en plus souvent pour ses trafics, Tamara découvre  des petits bonheurs et rencontre des gens simples. Elle le quittera alors que Sacha
retrouve peu à peu une vie normale par amour pour elle. Un texte fort, écrit dans un style choisi et efficace. Après la noirceur, l’auteur termine son roman avec optimisme. L’amour de la vie est plus fort que tout.

- Appréciation :
Coup de coeur
- Nom du critique :
Sophie Audouard
- Date :
mai 2009

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