Canopé de l'académie de Paris

Comité de Lecture Jeunesse du Canopé de Paris

Le Comité de Lecture de Littérature Jeunesse vous propose ses chroniques





Signe distinctif roux

20 mai 2015

 

Critique

- Avis : Gros, petit, chaussé de lunettes ou équipé d’appareils dentaire les moqueries commencent souvent sous forme de plaisanteries bon enfant. Mais il suffit d’un rien pour qu’elles transforment en enfer la vie de celui qui les subit. Harold est roux et tout de suite il devient la cible des faibles, des laissés pour compte. Réagir, laisser faire Harold ne sait plus vu qu’il a tout essayé? C’est d’autant plus difficile que cela dure depuis son plus jeune âge. Le roman d’Anouk Bloch-Henry traduit avec intelligence la montée de cette discrimination. Petit à petit les plaisanteries se transforment en harcèlement. La violence prend le pas et tous se retrouvent dans une spirale infernale. Sans chercher à comprendre sans se demander pourquoi les harceleurs suivent un leader imbécile. Enfin la prise de conscience arrive. Axelle ne participait pas mais ne trouvait pas ça bien méchant non plus jusqu’au jour où elle tombe sur la page facebook invitant à la journée du coup de pied à un roux. Un récit simple mais efficace pour ouvrir le débat autour de ce genre de pratiques. Pratiques qui d’ailleurs, passent souvent inaperçues auprès des adultes. Ce qui est très bien montré dans le roman.

- Appréciation :  pourquoi pas ?

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mai 2015

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Partir

18 mars 2015

Partir

 

Marseille, Macôn, Savigny … ces lieux sont ancrés dans le réel de la France. Les narrateurs sont des enfants, des jeunes entourés de parents, de personnes âgées encore souvent hantées par leur passé. Parfois ce passé revient en boomerang. Partir pour ne plus revenir. L’exil et le silence. La souffrance gardée au fond de soi. L’auteur pointe le moment où ce silence va se déchirer, ouvrir la confidence, permettre l’espoir. I. Collombat capte la parole qui enfin circule entre les générations, entre les voisins, parole qui libère. Elle s’est inspirée de plusieurs familles qui lui ont raconté leur parcours. Son imagination a fait le reste.

Au long de ces dix nouvelles, I. Collombat excelle dans le flux de conscience. Le lecteur est le témoin direct des conflits intérieurs, des colères  des narrateurs. 

Ouvrage absolument indispensable, optimiste envers et contre tout. Si vous faites lire des nouvelles, choisissez ce recueil  !

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