Canopé de l'académie de Paris

Comité de Lecture Jeunesse du Canopé de Paris

Le Comité de Lecture de Littérature Jeunesse vous propose ses chroniques





Embardée

1 mai 2015

 

Critique

- Avis : Christophe Léon est un auteur qui d’année en année enchaîne les publications. Ses livres passent rarement inaperçus pour les lecteurs qui le suivent. A chaque roman il puise son inspiration dans un fait de société qu’il traite avec plus ou moins de force et de conviction. « Embardée » est un de ces livres ratés qui enchaîne les clichés. Avec son récit, Christophe Léon veut persuader le lecteur de l’importance de son sujet, l’homophobie. Mais il s’y prend très mal. Le roman enchaîne les clichés. Les situations des personnages sont forcées et peu crédibles. Le personnage de Gabrielle ponctue le récit en insistant auprès du lecteur sur les dangers de l’intolérance. Gabrielle sorte de garde fou d’un idéal à retrouver.  Finalement, au lieu d’encourager le lecteur à réfléchir sur la tolérance et la différence, Christophe Léon, ennuie et même agace le lecteur tant il déconsidère par son propos sa capacité de réflexion. Même l’effort d’un double récit narratif n’y fait rien, un roman à vite oublier…

- Appréciation : je n’ai pas aimé

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mai 2015

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Frangine

25 mai 2013

 

Critique

- Avis : Avoir deux mères ou deux pères la société le vit déjà mais est-elle prête à l’accepter vraiment ? A  trouver normal qu’une famille ce soit aussi des gens qui s’aiment autrement. On l’a vu avec les manifestations contre le mariage homosexuel, la société se cache souvent derrière une normalité biologique pour échapper à l’évolution qu’elle a jusque là refusée de voir. Ce roman contextualise les situations dans leur véritable réalité : la différence dérange. Joachim a trouvé la force de ne plus répondre aux railleries de ses camarades il y a bien longtemps. Aussi s’étonne-t-il de voir sa sœur effondrée par les insultes, incapable d’y faire face. Elle refuse son aide car elle sait que toujours elle sera confrontée à l’homophobie des autres. Que c’est elle seule  qui doit trouver la force d’y répondre pour faire tomber les préjugés. Voilà pourquoi ce roman est intéressant, même si certaines de ses situations sont convenues. Les personnages sont attachants. Il a surtout le mérite de rappeler que la différence dérange alors qu’elle peut aussi être une vraie richesse. Pauline comme Joachim sont sortis grandis de cette épreuve et nous font comprendre que l’amour va bien au-delà d’une quelconque normalité.

- Appréciation : Recommandé

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mai 2013

 

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20 mars 2013

 

Critique

- Avis : Parce que la différence n’a pas de nom, le héros de ce roman n’a pas de prénom. Il en est juste le narrateur. Il raconte son histoire, l’histoire vécue par tous ceux qui sont différents, qui n’aiment ni le sport, ni la bagarre, ni les blagues salaces,  ni les filles, ni les garçons et bien d’autres choses encore et alors ! Comme les autres ils aiment qu’on les aime, qu’on les comprennent, qu’on les regarde. Bref ils ne sont pas si différents des autres. Comme à son habitude, Antoine Dole manie une écriture percutante pour bousculer les préjugés. Par des mises en italique, son propos accentue le malaise du héros, sorte de culpabilité de la différence. En seulement 56 pages, tout est dit. C’est à  fois brillant et poignant.

- Appréciation : Coup de coeur

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mars 2013

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