Canopé de l'académie de Paris

Comité de Lecture Jeunesse du Canopé de Paris

Le Comité de Lecture de Littérature Jeunesse vous propose ses chroniques





La soupe américaine

21 janvier 2015

 

 

C’est un roman assez inclassable. Entre vie de famille, maladie des grands -parents, relation frères-soeurs, et témoignage sur la résistance, la guerre civile et les camps d’internement dans la Grèce des années 1945…

Dans cette macédoine littéraire (excusez, le jeu de mots est facile), beaucoup d’humour et de tendresse permettent de lier le tout. C’est un récit à deux voix. Manon, 13 ans et son frère Johnny, la vingtaine, se partagent les chapitres. On avance vers l’inéluctable disparition d’une génération, des témoins d’une époque, la maladie guette l’aïeul. Mais le voyage sur la terre natale du grand-père permet à toute la famille de comprendre ses obsessions et sa douleur de n’avoir jamais su le destin de son propre frère, compagnon de résistance jusqu’à sa disparition.

Deuxième publication d’Anaïs Sautier, ce roman foutraque, à la fois grave, généreux et tendre réconforte car la transmission entre les générations a bien lieu.

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Oh, là, là, Lola

12 mars 2014

 

Critique

- Avis : Les tracés délicats d’Olivier Tallec, qui allient crayons et aplats de peinture, traduisent merveilleusement le tragique dans la naïveté.

- Appréciation : Recommandé

- Nom du critique : Hélène Gontier

- Date : mars 2014

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Tifenn : 1 Punk : 0

25 mai 2013

 

Critique

- Avis : Geoffrey est un écorché vif. Il ne s’est jamais remis de la mort de ses parents. Il a refusé l’amour de ses parents adoptifs. Même dans la musique son mal être le poursuit. Il fuit la vie à travers l’alcool et l’errance des tournées. Tifenn est équilibrée. Ses parents attentifs lui laissent  vivre son adolescence avec suffisamment de liberté qu’elle partage avec ses amis du lycée. Un jour sa main ne répond plus ses jambes tressautent sans qu’elle puisse les contrôler. Les crises de cette maladie nerveuse la paralyse de plus plus souvent. Elle se remémore le passé,  et tout revient. C’est sous la forme d’un journal intime que Tifenn se confie au lecteur. Vincent Mondiot fait de la maladie un troisième personnage. Alors que la mort de ses parents ne l’a pas affecté, sa maladie la déstabilise. Et tout à coup elle réalise pourquoi son frère est parti très vite et ne donne presque jamais de nouvelles. Les relations entre le frère et la sœur sont tendues. L’auteur arrive avec beaucoup de justesse à faire ressentir le malaise de chacun. Comme un road-movie le roman emporte le lecteur à travers un univers grinçant. Les personnages eux en sortent grandis peu à peu ils arrivent à dompter leurs peurs et leurs rancunes.  

- Appréciation : Pourquoi pas ?

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mai 2013

 

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Métal Mélodie

26 janvier 2011

Critique

- Avis : Un beau témoignage des relations conflictuelles parents enfants. Conflictuelles mais inconsciemment nécessaires. Alors quelle n’est plus sur son dos pour lui faire des remarques sur sa façon de s’habiller ou sur le niveau sonore de sa musique sa mère manque à Luce. La quête qu’elle entreprend va la construire. La dernière partie du roman est particulièrement réussie. Arrivée à Grenade, tout en cherchant sa mère, Luce découvre la vie. Contraintes et  plaisirs mêlés elle comprend le sens des liens qu’elle a tissés. Quand enfin elle retrouvera sa mère, Luce aura découvert ses secrets. C’est  alors ensemble, que la mère et la fille, reprendront le cours de leur vie…

- Appréciation : Coup de coeur

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : Janvier 2011

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Mon petit coeur imbécile

19 novembre 2009

 

- Avis :

Voici un roman très tendre, à l’écriture fluide. Le récit se déroule à travers les yeux de la jeune narratrice Sisanda. A travers elle, on sent l’inquiétude de sa mère mais aussi son amour pour sa fille et sa pugnacité à aller jusqu’au bout de son projet.

La vie dans le village est bien décrite (le téléphone unique chez l’épicier, les dons de guérisseuse de la grand-mère de Sisanda…).

- Appréciation : Coup de cœur - Nom du critique : Anne Crétois-Legrand

- Date : novembre 2009

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Ne t’inquiète pas pour moi

2 décembre 2008

 

Critique :
- Avis : Une correspondance de neuf mois (chiffre symbolique s’il en est) entre une mère qui tombe malade et sa fille. Une correspondance fragile, douloureuse, forte dictée par une issue inéluctable. Une correspondance écrite sur des post-it laissés sur le frigo… Un nouveau genre épistolaire ? qui se lit à toute vitesse et nous submerge d’émotion.
- Appréciation : Coup de coeur
- Nom du critique : Claire Lansac
- Date : avril 2008

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