Canopé de l'académie de Paris

Comité de Lecture Jeunesse du Canopé de Paris

Le Comité de Lecture de Littérature Jeunesse vous propose ses chroniques





Paris inch’Allah !

11 avril 2012

 

Critique

- Avis : Dans le roman de Kamel Hajaji l’univers de Mohammed est insoutenable. Il doit nettoyer à fond le petit logement et jamais ne peut s’asseoir sur l’unique tabouret pour manger. Il dort dans le même lit que sa mère. On peut ici parler de maltraitance par ignorance. La mère de Mohammed travaille à domicile comme prostituée. Les hommes défilent chez elle, que Mohammed y soit ou pas. Depuis peu avec un nouveau compagnon, Mohammed est témoin de leurs rapports sexuels violents. Alors que Mohammed guette avec fébrilité la moindre miette d’affection de sa mère, celle-ci s’en débarrasse. Dans la rue Mohammed côtoie un autre enfer, la faim et la brutalité. Heureusement pour lui une éclaircie survient.  Mohammed court désespérément après l’affection de sa mère. Jamais il n’a envers elle aucun ressentiment, aucune rancœur. Et malgré les mauvais traitements, la souffrance et l’horreur il l’aime. Un roman fort et douloureux servit par une écriture réaliste et crue qui ne cache rien des scènes violentes qu’elle décrit.

- Appréciation : Coup de coeur

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : avril 2012

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Kaïna-Marseille

20 octobre 2008

Critiques :

Avis :

C’est avec Kaïna-Marseille que je découvre la collection « D’une seule voix » dirigée par Jeanne Benameur et Claire David. Je suis conquise par ce texte à la première personne. Une confidence faite au lecteur ou un cri pour conjurer la cruauté du monde ?

Mamata puise sa force dans les épreuves qu’elle traverse. Kaïna lui donnera le premier enseignement de sa vie de femme. « Donner quelques mois à un homme pour être libre ou sa vie à un mari et ne pas l’être » sera le deuxième enseignement, celui de papa Diah. « Mieux vaut un frère qu’on se choisi qu’un cousin dont on rêve ». Ce troisième enseignement permettra à Mamata de finir sa levée de deuil. Elle a quitté l’enfance, gagné un enfant et un nom. Elle vivra en femme libre sans amertume. Grâce à Kaïna, Mamata a échappé à son destin de femme africaine mais à quel prix.

Appréciation : Coup de coeur

Nom du critique : Sophie Audouard

Date : avril 2007

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