Canopé de l'académie de Paris

Comité de Lecture Jeunesse du Canopé de Paris

Le Comité de Lecture de Littérature Jeunesse vous propose ses chroniques





IM@mie

9 mai 2015

 

Sam est un adolescent parisien accro à son téléphone, à son ordinateur, bref, aux nouvelles technologies. Ses parents décident de l’envoyer vivre une année chez sa grand-mère afin de le libérer de cette emprise et de passer son bac de français dans de bonnes conditions. D’abord réticente, Martha, la grand-mère, accepte le challenge. A Nice, Sam va donc peu à peu se remettre à jouer du piano, à lire, va apprendre à cuisiner et à vivre sans le monde virtuel auquel il était habitué. Martha, quant à elle, trouve le moyen de rompre sa solitude avec la présence de son petit-fils et en découvrant en cachette les joies de l’Internet. De nouveaux défis s’offrent à ces deux générations qui cohabitent ensemble.

Le dernier livre de Susie Morgenstern est plaisant à lire sans toutefois parvenir à trouver le ton juste. Les relations intergénérationnelles sont dépeintes avec humour et tendresse mais le propos reste quelque peu caricatural quant à l’inversion des rôles qui a lieu tout au long du roman. Le lecteur reste sur sa faim…

Barbara Alhomme

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Lily

6 mars 2015

 

Critique

- Avis : Le roman de Cécile Roumiguière commence par une histoire de complicité. Celle de Jacques et de Loriane. Voulant initier sa petite fille le grand-père cinéaste l’emmène à la cinémathèque de Paris. A la sortie de la séance, la nostalgie gagne Jacques qui évoque avec Loriane, sa jeunesse et tout naturellement il lui raconte la vie familiale de cette époque, les années 60.  Mais les deux personnages s’effacent et leur complicité s’estompe peu à peu au profit de l’histoire Lily la cousine de Jacques. Élève prometteuse de l’école de danse de l’Opéra de Paris, Lily vit très mal le départ de son frère en Algérie. Le récit oscille alors entre passé et présent. Il met en scène de nombreux personnages et de nombreux événements. Ils sont simplement évoqués sans contexte précis. Bien que Loriane pose beaucoup de questions à son grand-père, ces événements que liste consciencieusement l’auteure restent vagues pour le jeune lecteur qui n’en a pas les clés : la torture, l’OAS, les porteurs de valise, le FLN, les ratonnades, la manifestation du 17 octobre 1961. Sans vraiment convaincre, Cécile Romiguière joue également avec la tradition du mythe de l’Opéra : la légende des toits, des caves et de son fantôme. La construction du récit n’est pas suffisamment solide pour faire face à tout ce qu’il recèle. Le récit lui-même passe à côté de deux belles idées. La transmission de la mémoire que permet le lien intergénérationnel. La force de la fiction pour raconter des événements historiques sensibles. Le personnage de Loriane manque de force. Elle n’a pas vraiment le discours et les interrogations d’une adolescente de seize ans. Un roman plutôt décevant.

- Appréciation : Pourquoi pas ?

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : mars 2015

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Ce cahier est pour toi

13 février 2014

 

Critique

- Avis : Pour garder le lien avec la vie, pour rester dans la réalité des autres, pour inscrire ses moments de lucidité, Madame T écrit. Elle refuse de croire qu’elle n’est plus ce qu’elle était et la perte progressive de sa mémoire l’effraie. Elle ne veut surtout pas que son petit fils garde d’elle le souvenir de ce qu’elle est aujourd’hui. Elle s’adresse à lui dans ce cahier. Elle y note pêle-mêle son quotidien et sa souffrance. Mais peu à peu la réalité lui échappe. Le lecteur s’en s’éloigne aussi et entre avec elle dans son monde irréel. Un pavillon au fond du parc, un enfant au balcon, une jacinthe annonçant le printemps. Un roman émouvant qui évoque avec tendresse et réalité la maladie d’Alzheimer, l’éloignement des proches et la souffrance des «oubliants». Les éditions La Joie de Lire ont choisi de Rééditer ce texte de Valérie Daye paru en 2008 dans la collection Récits, dans la collection Hibouk.

- Appréciation : Pourquoi pas ?

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : février 2014

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Ligne 135

3 décembre 2012

 

Critique

- Avis : Comme à son habitude Albertine s’approprie la page de son trait de Rotring noir. D’abord dépouillé et précis le trait se transforme en une multitude de détails. Le train, symbole du voyage, héros de l’histoire installe la couleur au milieu des lignes noires. Il traverse les paysages de la ville à la campagne. Albertine s’approprie le voyage dans l’espace laissant au texte de Germano Zullo le voyage dans le temps. Immobile dans ce train qui avance la petite fille s’interroge. La vie est un voyage. Peut-on aller partout ? C’est difficile de faire le tour de soi-même ? Et la vie qui défile ? Autant de questions que lui posent les adultes et qu’elle ne comprend pas toujours. Rare sont les albums où le texte et les illustrations ont une telle complémentarité. Comment un album de cette teneur a-t-il bien pu échapper au jury du Salon du livre de Montreuil ? Heureusement pour nous, il n’a pas échappé à la sagacité des Editions La Joie de Lire. Une réussite incomparable !

- Appréciation : Coup de coeur

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : novembre 2012

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Li, le jeune archer du roi de Chine

17 janvier 2012

 

Critique

- Avis : Comme toutes les légendes, celle de l’archer Li Ming  est à la fois une aventure périlleuse et une leçon de sagesse. Tous les rouages du conte sont présents. Les épreuves, pour lesquelles le héros trouvera de l’aide auprès d’un oiseau à qui il a laissé la vie sauve. Une fin heureuse et morale. Un conte illustré que l’on peut conseiller à de jeunes lecteurs hésitants à la recherche d’un récit d’aventures.

- Appréciation: Pourquoi pas ?

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : janvier 2012

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Seul sur la mer immense

2 octobre 2008

Critique :
- Avis :
Ce roman est constitué de 2 parties complètement différentes dans leur style, dans leur forme, dans leur ton. Si la première partie, racontée par Arthur, est plutôt triste et écrite de manière « conventionnelle », la deuxième partie en revanche est composée de mails d’Allie, jeune femme de caractère. Comme la plupart des livres de Morpurgo, ce roman fait la part belle à l’amitié et à l’émotion. C’est également un très bel hymne à la mer, présente à travers presque toutes les pages. Toutefois, le livre est ponctués de certaines incohérences qui n’ajoutent pas vraiment à l’histoire (Allie communique par mail de son bateau avec un astronaute en orbite autour de la Terre !).
- Appréciation : Recommandé
- Nom du critique : Anne Crétois-Legrand
- Date : octobre 2008

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Le pont aux cerisiers

22 juin 2008

 

Critique :
- Avis : 
Même encore aujourd’hui, il y a en Chine une grande différence entre les citadins et les paysans. Ces derniers vivent dans la tradition et se souviennent des heures noires de la Révolution Culturelle. Bei Fang est inquiète des conditions dans lesquelles elle va vivre car la maison se compose d’une pièce unique. Le roman de Blanca Alvarez parle de préjugés et d’à priori. Pourtant, Bei Fang n’est pas une rebelle. Soumise à la volonté de son père elle lui obéit. Néanmoins elle regarde sa cousine avec dédain. Comment peut-elle se contenter de cette vie difficile et misérable ? Peu à peu, grâce à ses histoires sa grand-mère lui fera comprendre à demi mots les valeurs essentielles de la vie. Bei Fang repartira grandie de cette expérience. Son regard sur les gens aura changé. Blanca Alvarez construit son récit sur la temporalité. Les histoires de Lin Lin plongent le lecteur dans la Chine ancienne et lui font découvrir le poids des traditions. En alternance les chapitres de la vie actuelle montent comment Beil Fang se passionne pour ces histoires et comme elles la transforment. Contrairement à ce que laisse penser la couverture ce n’est pas une lecture à conseiller à de trop jeunes lecteurs.
- Appréciation : Recommandé
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date :
avril 2008

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C’était mon oncle

22 juin 2008

Critique :
- Avis :
Il est difficile à croire que certains SDF que nous côtoyons dans la rue ont de la famille. C’était le cas d’Armand. Réfugié chez sa grand-mère pendant les vacances de Noël, Noé est heureux que quelqu’un s’occupe enfin de lui. Grâce à elle il comprendra ce qui est arrivé à son oncle. Dégouté de la vie après la mort de sa femme qui était enceinte, Armand n’avait plus de raison de vivre. Aussi, peu à peu il a décroché de la vie et sombré dans l’alcool. Par contre il a toujours gardé au fond de lui sa passion pour la poésie. Par ce récit simple et bien construit, Yves Grevet montre qu’il y a souvent une raison pour laquelle un homme sombre dans l’oubli de soi, l’oubli des autres. Armand n’a pas été oublié par sa famille il s’en est éloigné. L’auteur ne dit pas comment une famille peut aider l’un des sien à accepter la réalité, le débat reste donc ouvert. Noé est peut être un peu trop connaisseur en poésie mais son rapport avec sa grand-mère est touchant.
- Appréciation : Recommandé
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date :
mai 2008

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