Canopé de l'académie de Paris

Comité de Lecture Jeunesse du Canopé de Paris

Le Comité de Lecture de Littérature Jeunesse vous propose ses chroniques





Anka

3 novembre 2012

 

Critique

- Avis : Une entrée fracassante dans un roman bouleversant. C’est une habitude chez Guillaume Guéraud. Son style est direct et percutant. Les situations vécues comme les réactions de ses personnages sont violentes et inattendues. Tout le roman est à fleur de peau donc à fleur de mots. Marco traîne les pieds pour aller au collège. L’école c’est pas qu’il n’aime pas c’est qu’il ne croit pas que ça le mènera à grand chose, il doute de son avenir et encore plus de qui il est au présent. Alors il va se jeter corps et âme dans l’histoire de cette madame Fontan. Elle s’appelle Anka et a épousé son père il y a dix ans pour avoir des papiers. Un mariage blanc et pour elle des papiers, pour son père mille cinq cents euros. Par petites touches l’auteur nous glisse quelques lignes de l’histoire d’Anka. Ces pages écrites en italique ponctuent la quête de Marco. Anka  rejetée, humiliée, retrouvée morte de tuberculose sur le banc d’un square. Plus Marco entre dans la vie d’Anka et plus la tension monte. Sa réaction sera implacable et irréversible envers ceux qui lui ont fait du mal. Comme s’il voulait racheter l’indifférence de son père, l’indifférence de la terre entière.

- Appréciation : Coup de coeur

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : novembre 2012

[Lire la suite →]

RECHERCHE PAR THÈMES: · ,

Recto verso

12 avril 2012

 

Critique

- Avis : On ne connaît pas son nom. Pour Rose il prend celui de son ami Tarik mort là-bas en Tunisie pendant les émeutes. Il survit avec ceux qui comme lui espèrent un avenir heureux. Cet espoir les a poussé à partir, aujourd’hui il les force à supporter la faim, le froid et la solitude. Rose n’a besoin de personne elle vit seule et ne fait rien. Elle se pose en victime pour justifier sa nonchalance.  Quand il la rencontre c’est le coup de foudre. Il voudrait tout raconter mais Rose ne voit rien, elle vit le moment présent. Presque à la fin du roman la narration change. Toujours à la première personne mais cette fois c’est Rose qui prend la parole. Elle réalise combien elle s’est attachée à  lui. Mais pour lui elle ne peut plus rien faire, c’est trop tard. Ce récit est fait de douleur mais aussi de rencontres. Il mêle la vie et le combat qu’elle impose avec la force du hasard qu’on appelle parfois destin. Un roman  insoutenable parfois mais profond. A lire absolument !

- Appréciation : Coup de coeur

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : avril 2012

[Lire la suite →]

RECHERCHE PAR THÈMES: · , ,

Pablo de la Courneuve

22 décembre 2008

 

Critique

- Avis :




Une histoire touchante et sensible qui éclaire avec émotion la vie des sans-papiers. Pablo et sa famille font tout pour s’intégrer en acceptant des conditions de vie difficiles. Le père trime à l’usine et la mère fait des ménages. En Colombie il était apiculteur et elle infirmière. Que leur propose la société ? Se soumettre à une loi souvent injuste. Heureusement, il existe des citoyens prêts à s’engager pour faire changer les choses.

- Appréciation : Recommandé

- Nom du critique : Sophie Audouard

- Date : décembre 2008

[Lire la suite →]

RECHERCHE PAR THÈMES: · , ,

Naufragée

22 octobre 2008

Critique :
- Avis : Comme pour ôter au lecteur toute idée d’espoir, Sylvain Estibal commence son roman par la fin. Prostrés, tremblant de froid malgré les couvertures les clandestins attendent d’être transférés en centre d’accueil. Mais que fait cette femme blanche parmi eux ? Peu à peu, grâce à une construction intelligente et originale du récit nous partons à la rencontre d’Evincia. Les lieux où Ousmane a vécu, les rencontres avec ceux qui l’on connu, tous ces épisodes s’entrecroisent avec la vie d’Evincia, ses interrogatoires par la police et sa quête pour comprendre le choix des clandestins. Seule et sans famille elle avait trouvé avec Ousmane le début d’un amour. Mais Evincia n’a pas su l’empêcher de suivre son rêve. Alors elle veut comprendre et refaire son voyage. Un village perdu au milieu du désert, des jeunes qui ne veulent plus des gestes ancestraux. Ils rêvent à un futur meilleur en snifant de la colle. Ainsi le lecteur découvre le comble de la misère : l’abandon des siens et de ses racines pour un avenir incertain. Un roman où malgré le désespoir, le style poétique de l’auteur garde à la vie comme un parfum d’espérance. Une collection à retenir
- Appréciation :Coup de coeur (Sélection 3ème /Lycée Prix Tatoulu 2009)
- Nom du critique : Sophie Audouard
- Date : février 2007

[Lire la suite →]

RECHERCHE PAR THÈMES: · , ,