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pédagogique |
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Commentaire
pédagogique 1. Pour faire la distinction entre infusion, macération,
décoction, les enfants (par binôme) mettent un sachet de
thé dans 25 centilitres d’eau froide. Ils le laissent macérer
pendant 5 minutes. Pendant ce temps, le professeur prépare du thé
par infusion : il place deux sachets de thé dans 50 centilitres
d’eau portée à ébullition et les laisse pendant
3 minutes.
Le professeur prépare également du thé par décoction
: il place deux sachets de thé dans 50 centilitres d’eau
qu’il laisse bouillir pendant 3 minutes.
Les enfants goûtent les thés infusés, macérés
et la décoction ; ils décrivent les sensations gustatives.
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procédera
par ordre logique : vue, odeur, saveur et sensations en bouche, persistance.
La couleur pourra être appréciée intuitivement, et
c’est surtout une comparaison qui sera faite.
L’odeur sera décrite, et elle conduira à l’évocation
d’odeurs connues. On pourra expliquer le mécanisme de l’olfaction
: si le thé sent, c’est que des molécules en partent
et montent dans le nez pour stimuler les récepteurs du nez. On
pourra utiliser l’idée de clé et de serrure : le contact
de la clé dans la serrure conduit à l’émission
d’un courant électrique qui monte vers le cerveau, où
nous sommes avertis d’une sensation.
L’évaluation de la saveur conduit souvent à des déclarations
telles que «c’est amer» et «ce n’est pas
amer». Les enfants confondent l’amertume et l’astringence,
qui est une sensation de bouche râpeuse ou sèche. Cette astringence
résulte d’une réaction chimique entre les protéines
lubrifiantes de la salive et les tanins du thé : les protéines
étant liées par les tanins, elles ne peuvent plus lubrifier
la bouche, qui devient rêche (voir le dernier paragraphe).
Selon les cas et selon les conditions expérimentales,
les résultats sont très différents. La macération
(dans l’eau froide) n’extrait quasiment pas de molécules
colorées : l’eau reste transparente et incolore ; elle a
un très faible goût de thé.
L’infusion courte (par exemple, moins d’une minute pour un
thé standard) donne un liquide jaune peu intense, parfumé,
sans aucune amertume ni astringence (l’astringence est la sensation
de bouche râpeuse ; elle est due aux tanins, des molécules
qui se lient aux protéines lubrifiantes de la salive et qui font
perdre les capacités lubrifiantes).
Au contraire, un thé bouilli pendant plusieurs minutes donne un
liquide sombre, peu parfumé et très amer et astringent.
A noter que les divers thés
donnent des résultats très différents : une dizaine
de secondes d’infusion d’un thé noir donne une couleur
très sombre et une astringence notable (que l’on met facilement
en évidence à l’aide d’une feuille de gélatine,
voir le paragraphe 9).
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Du thé
en feuilles pourrait également être utilisé, mais
le sachet est une mesure commode et reproductible.
Pour observer des différences nettes,
on évitera le thé noir fumé.
Une macération est une extraction
de molécules (colorées, sapides, aromatiques...) par dissolution
dans un liquide froid.
Lors de la macération, les enfants
peuvent noter l’évolution de la couleur, et voir notamment
si celle-ci apparaît plus rapidement quand on agite le sachet de
thé dans l’eau.
Le protocole recommande que seul le professeur
manipule des liquides chauds. Toutefois les enfants pourront discuter
les opérations.
Une décoction est une extraction
par dissolution dans un liquide bouillant, et une infusion est une extraction
par dissolution dans un liquide bouillant qu’on laisse refroidir.
On voit que ces définitions sont imprécises, d’autant
que le solvant utilisé peut être varié (eau, huile,
alcool...) et que la définition «bouillant» ne s’applique
qu’à l’eau.
Pour la description des sensations gustatives,
on |
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Commentaire
pédagogique 2. Pour voir la fonction du solvant, dans les infusions,
macérations ou décoctions, les enfants préparent
une macération de thym dans l’huile et ils l’évaluent.
Le professeur prépare une décoction de thym dans l’huile
et une décoction de sauge dans du beurre. |
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du thym migrent
très lentement dans l’huile, à froid. Les enfants
au palais le plus développé verront que l’huile se
parfume rapidement des molécules aromatiques du thym ; après
quelques heures ou jours, la décoction est amère et astringente.
La décoction de thym et la décoction
de sauge correspondent à des opérations classiques : le
thym est mis dans le bouquet garni, tandis que les décoctions de
sauge dans le beurre fondu accompagnent les pâtes. Notamment une
recette italienne stipule d’ajouter des feuilles de sauge dans du
beurre que l’on fond ; les arômes se dissolvent dans le beurre
(à chaud, les cellules de la feuille de sauge libèrent les
molécules aromatiques, qui se dissolvent bien dans les graisses,
tel le beurre). Cette sauce est extrêmement parfumée. |
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Cette expérience
sert notamment à montrer que les opérations d’infusion,
de macération et de décoction ne sont pas l’apanage
du thé, mais au contraire très largement utilisées
en cuisine.
Là encore, le professeur se réserve
la manipulation des liquides chauds. Il prendra garde que l’huile,
ne bouillant pas, peut devenir dangereusement chaude.
L’expérience révélera que les molécules
aromatiques |
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Commentaire
pédagogique 3. Pour étudier les colorants du thé,
on fait évaporer du thé en plaçant un bol dans un
endroit où il ne risquera pas d’être renversé.
On observera les résidus dans le bol.
D’autre part, on pourra verser une des décoctions de thé
dans une casserole et faire bouillir : on sentira la vapeur au-dessus
de la casserole.
Simultanément on aura trempé un morceau de tissu, coloration
du tissu. On lavera le tissu pour tester la tenue des colorants du thé.
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En faisant bouillir
du thé, on observe une fumée blanche et parfumée.
En plaçant un verre froid dans cette fumée, on voit une
buée (que l’on peut condenser en plaçant un verre
froid dans la vapeur, au-dessus de la casserole). On pourra comparer ce
comportement à celui que l’on obtiendrait si l’on faisait
bouillir de l’eau pure, puis de l’eau salée : dans
le premier cas (eau pure), de la buée se condense encore, mais
la fumée n’a aucune odeur ; dans le second cas (eau bouillante
salée), la buée se condense également, et il n’y
a également aucune odeur. Cette expérience montre aux enfants
que les molécules aromatiques s’évaporent facilement
presque «par définition». On observera aussi que le
sel ne s’évapore pas, tout comme les colorants du thé
qui subsistent dans le bol, quand toute l’eau a été
évaporée.
Si l’on parvient à condenser assez de vapeur de thé
bouillant, on pourra goûter la solution condensée et voir
qu’elle est parfumée, mais qu’elle n’est ni amère
ni astringente. On expliquera aux enfants que les molécules odorantes
(ou aromatiques) sont celles qui sont capables de s’évaporer
et d’atteindre les récepteurs du nez. On verra enfin que
la solution condensée est limpide, transparente et incolore : les
colorants restent dans la casserole.
Notons que l’on peut introduire la notion de distillation à
l’aide d’une cocotte minute, en remplaçant la soupape
de sécurité par un tuyau en caoutchouc que l’on enroule
plusieurs tours dans une bassine d’eau glacée et dont on
place l’extrémité au-dessus d’un verre : les
vapeurs sont condensées dans la bassine, et le liquide recondensé
retombe dans le verre (à noter que la distillation des alcools
par les particuliers est interdite par la loi ; en revanche, on pourra
distiller du bouillon, ou n’importe quelle solution aromatique,
telle que confiture ou jus de fruit).
Les molécules colorantes du
thé peuvent servir à colorer divers matériaux. L’expérience
avec le tissu introduit la notion de colorant textile. Le thé est
d’ailleurs utilisé depuis longtemps pour la teinture : le
tissu est trempé, pendant longtemps, dans une solution forte en
thé et bien chaude. On obtient une solution de couleur crème
à brun châtaigne, selon la concentration. La couleur tient
bien au lavage. |
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Pour
évaporer du thé, on pourra laisser un bol sur un radiateur
ou sur un rebord de fenêtre. L’opération dure plusieurs
heures, selon la température, la quantité de thé...
Cette opération qui se poursuit sur
plusieurs jours est l’occasion de prolonger l’atelier. Elle
sera l’occasion de s’interroger sur l’évaporation
de l’eau : les enfants pensent que l’eau s’évapore
seulement quand elle bout. Toutefois ils observeront que le niveau du
bol de thé laissé au repos diminue progressivement alors
que l’eau ne bout pas.
On pourra expliquer que l’eau est composée de molécules,
comme de petites billes qui s’entrechoquent en tous sens et dont
la vitesse augmente avec la température. Les plus rapides peuvent
s’échapper du bol, lequel devient composé de molécules
plus lentes : l’évaporation provoque un refroidissement.
Toutefois, le thé restant est en équilibre avec l’air,
dont les molécules viennent heurter les molécules du bol
et qui redonnent de l’énergie. De sorte que l’évaporation
se poursuit jusqu’à ce que toute l’eau soit évaporée.
Lors de cette opération, on verra que la quantité de colorants
est extrêmement faible, alors que la solution initiale était
très sombre : les enfants comprendront qu’une très
petite quantité de molécules colorantes peut donner une
couleur intense.
A noter qu’on pourra obtenir de nouveau une solution colorée
en ajoutant de l’eau dans le bol asséché. |
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Commentaire
pédagogique 4. On poursuivra l’exploration des colorants
par l’examen du jus de chou rouge : des feuilles de chou rouge sont
découpées en petits morceaux, placés dans une casserole
d’eau bouillante, puis la solution est filtrée et mise en
bouteille fermée, conservée au frais.
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illustration à venir |
On fera
dire aux enfants de quel type de procédé il s’agit
: infusion, macération ou décoction, afin de tester leurs
nouvelles connaissances.
Les enfants qui auront découvert
que les matières naturelles peuvent libérer des colorants
ne seront pas surpris de voir que les feuilles de chou rouge laissent
également échapper des molécules qui teintent l’eau
chaude en rouge.
L’expérience enseigne l’opération
de filtration. On pourra utiliser des filtres à café (on
fera d’ailleurs la relation entre les opérations précédentes
sur le thé, et la préparation du café).
Les solutions de chou rouge se conservent
mal. Si l’emploi du temps l’exige, on stockera donc les solutions
préparées au réfrigérateur ou au congélateur.
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