 |
 |
 |
 |
| Commentaire
pédagogique |
|
|
|
| |
|
|
|
Comme
l’atelier se déroule sur plusieurs journées, on aura
intérêt à noter les observations des élèves
(ou les leur faire noter), et à préparer chaque nouvelle
séance par un rappel des séances précédentes,
en se fondant sur les notes prises. |
|
Pour poursuivre l’exploration de l’opération
qui consiste à peler les pommes de terre, on pourra peser les
pommes de terres, avant de les peler et après : on verra la perte
notable de matière (par exemple, pour des pommes de terre de
la variété Charlotte, pesées sans soin particulier,
on enregistre des pertes d’environ 25 pour cent).
On pourra alors s’intéresser à l’optimisation
de l’ustensile et du geste, afin de réduire cette perte.
|
|
|
|
Commentaire
pédagogique 1. Lors d’une première séance,
des enfants, encadrés par le professeur, pèlent quelques
pommes de terre qui sont coupées en rondelles. Ces
rondelles sont placées par les enfants (une rondelle par enfant)
dans de petits pots de verre.
Peu d’enfants savent peler une pomme de terre à l’aide
d’un économe, surtout dans les premières classes de
l’enseignement du premier degré. En outre, leurs petites
mains ne sont pas adaptées aux outils pour adultes.
Pour les encourager, on pourra chercher à leur faire obtenir des
lanières de peau le plus long possible.
A noter que l’exploration proposée ne nécessite pas
une pomme de terre par enfant. Ils se relaieront. |
|
|
| |
|
Commentaire
pédagogique 2. La classe observe et note, jour après jour,
l’évolution des rondelles.
Les enfants observeront des phénomènes
variés : séchage, coloration, apparition d’un tapis
de moisissures qui croît sur la surface. En termes simples, les
pommes de terre pourrissent parce qu’elles ont été
souillées par des micro-organismes présents sur les mains
: bactéries, moisissures. |
|
|
| |
Commentaire
pédagogique 3. Une fois les pommes de terre «pourries»,
si l’école dispose d’un microscope, le professeur fait
racler la surface d’une rondelle pourrie, et poser la matière
prélevée sur une lame de microscope avec une goutte d’eau.
On examine alors les micro-organismes responsables de la pourriture des
rondelles. |
|
illustration à venir
|
| |
|
Les
pommes de terre sont un bon milieu nutritif pour les micro-organismes,
car elles contiennent des glucides (sous la forme de grains d’amidon
dans les cellules, notamment) et de l’eau en abondance. Progressivement
la surface des rondelles se colore et «pourrit». On veut montrer
aux enfants que cette pourriture correspond au développement de
micro-organismes, et que ce développement est favorisé par
la présence d’eau. Cette première expérience
est celle à laquelle les autres seront comparées.
A noter que les enfants ne «voient
généralement rien» dans un microscope. Non pas que
leurs yeux ne fonctionnent pas, mais ils ne savent pas interpréter
les formes et les couleurs qu’ils voient. Il est souvent utile de
leur apprendre à regarder au microscope.
On pourra commencer par observer un cheveu (une introduction idéale,
car le cheveu n’est «microscopique» que dans une dimension,
si bien qu’il reste un «objet microscopique manipulable».
Les enfants disent souvent qu’ils ne le voient pas. On leur fera
donc regarder d’abord le cheveu à l’oeil nu et on leur
fera dire qu’il s’agit d’un fil sombre. Puis on regardera
le cheveu à la loupe, et on verra un fil plus épais. On
coupera un segment du cheveu, |
|
|
puis on fera dire aux enfants
qu’ils voient comme un rectangle allongé et étroit,
sombre. Enfin on regardera le cheveu au microscope au grossissement minimal.
Les enfants ne reconnaîtront pas tout le cheveu. On leur demandera
ce qu’ils voient et on le leur fera dessiner : ils dessineront un
cercle contenant une bande sombre qui barre le disque. On reproduira le
dessin au tableau, et l’on prolongera la bande pour obtenir un rectangle
allongé et étroit analogue au segment vu précédemment.
Ils pourront alors comprendre que la bande sombre qu’ils ont vue
était une partie du cheveu, grossie. Enfin seulement, on pourra
augmenter progressivement le grossissement.
Des micro-organismes variés
contaminent les pommes de terre. On ne cherchera pas à les identifier,
mais à montrer leur présence, en abondance, sur les pommes
de terre «pourries». |
|
|
| |
Commentaire
pédagogique 4. Lors de la deuxième séance expérimentale,
le professeur commence par faire bouillir devant les élèves
autant de petits pots de verre que d’élèves plus un,
dans l’eau bouillante pendant 10 minutes. Puis il distribue les
pots aux élèves. |
|
|
opérations
d’assainissement des aliments.
Les enfants devront éviter de manipuler
les pots, car l’étude sera plus probante si seules leurs
mains ont été une source de contamination.
Pour badigeonner les films fraîcheurs,
on utilisera un pinceau à peinture propre. Les films évitent
la contamination, et l’alcool à 90° évite que
ces films eux-mêmes n’apportent des micro-organismes contaminants.
Le pourrissement des rondelles de pommes
de terre est généralement plus rapide quand les rondelles
ont été manipulées avec des mains sales. On se fondera
sur l’aspect visuel des rondelles pour mettre cette évolution
en évidence. On pourra observer que des zones différemment
colorées apparaissent sur les rondelles.
Les élèves observeront
que les micro-organismes ne se développent pas dans le pot bien
propre et couvert. Donc des micro-organismes proviennent seulement de
la pomme de terre. Et si les micro-organismes sont apparus plus rapidement
que dans le premier cas, c’est qu’ils ont été
déposés par les mains. Les mains sales, donc, sont contaminantes.
|
| |
|
Un
pot est immédiatement couvert par le professeur d’un film
fraîcheur passé à l’alcool à 90°.
Les élèves, sans s’être lavés les mains,
doivent couper une rondelle de pomme de terre, la manipuler avec leurs
mains sales et la placer dans le petit pot de verre. Le professeur couvre
les pots à l’aide de film fraîcheur badigeonné
d’alcool à 90°. Chaque élève marque son
pot d’une étiquette à son nom.
Pour stériliser les pots de verre, on pourra utiliser une grosse
bassine pleine d’eau et garnie d’un linge, au fond, qui évite
les bris de pots, quand l’eau bout et agite les pots. Évidemment,
on évitera que les enfants approchent de l’endroit où
s’effectue la stérilisation. Pendant cette opération
(qui doit durer environ une demi-heure), le professeur pourra faire discuter
les enfants sur l’intérêt de la cuisson, et rapprocher
la cuisson de la stérilisation : comme la stérilisation
des pots, elle tue les micro-organismes et assainit les aliments. Il pourra
dialoguer avec les enfants, pour que ceux-ci décrivent les opérations
culinaires utilisées dans leur foyer et recensent les |
|
|
|
|
|
|
| |
Commentaire
pédagogique 5.
Les jours suivants, les élèves observent leur pot et notent
l’apparition progressive de micro-organismes. Quand les micro-organismes
sont bien développés, le professeur peut en organiser l’observation
au microscope.
Le microscope montre des objets variés que l’on pourra présenter.
Par exemple, les moisissures se présentent sous l’aspect
de fines ramifications. On pourra aussi montrer les spores présentes.
Cette nouvelle séance d’observation
au microscope vise à montrer aux enfants que des micro-organismes
variés se développent sur les pommes de terre. On pourra
utiliser les atlas de microbiologie pour reconnaître les principaux
micro-organismes contaminants. |
|
|
Commentaire pédagogique
6. Lors de la troisième séance, le professeur commence
par faire bouillir devant les élèves 30 petits pots de
verre, dans l’eau bouillante pendant 30 minutes. Puis il distribue
les pots aux élèves.
Ceux-ci, après s’être lavés soigneusement
les mains, doivent couper une rondelle de pomme de terre, la manipuler
le moins possible et la placer dans le petit pot de verre. Le professeur
couvre les pots à l’aide de film fraîcheur badigeonné
d’alcool à 90°. Chaque élève marque son
pot d’une étiquette à son nom.
Les élèves qui recevront les pots stérilisés
devront prendre garde de ne pas les souiller, en touchant les surfaces
qui les entourent. On pourra d’ailleurs leur demander de se laver
plusieurs fois les mains.
Les opérations de chaque
élève pourront être suivies et commentées
par le reste de la classe, afin que s’établisse une intelligence
collective du geste.
|
|
|
|
 |