Commentaire
pédagogique 1. Le professeur invite les élèves à
couper de minces rondelles (0,5 à 1 cm d’épaisseur)
dans des pommes de terre. Puis chaque élève dépose
une petite goutte de teinture d’iode sur sa rondelle de pomme de
terre. Il observe le changement de couleur.
Dans cette première expérience, il s’agit
simplement d’observer le changement de couleur : du brun, la teinture
d’iode vire au bleu sombre. Ce changement de couleur résulte
d’une réaction chimique simple, mais qui ne sera pas présentée
aux élèves ; on les amènera à poser la question
«pourquoi ça bleuit ?», qui cette question sera laissée
sans réponse :
«Enseigner, ce n’est pas remplir des cruches, mais allumer
un brasier» (Aristophane).
Le test à l’iode est un test salissant, qui laisse des traces
jaunes sur les doigts. De ce fait, les élèves pourront porter
des gants tels qu’on en trouve dans les stations service. Les tabliers
utilisés pour les ateliers de peinture seront également
utiles.
De surcroît, le professeur aura intérêt à organiser
le test de sorte qu’il ait toujours lieu sous sa direction, les
élèves effectuant successivement le test. Cette procédure
a l’avantage que toute la classe peut mettre en oeuvre son intelligence
collective, |
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les uns
observant pendant que les autres expérimentent, les uns commentant
les gestes des autres, et la manipulation s’améliorant progressivement.
On apprendra ainsi à faire le test aussi proprement que possible.
Si l’on devait expliquer le changement
de couleur à des enfants qui réclameraient l’explication
avec insistance, on pourrait indiquer que l’on observe le résultat
d’une réaction chimique entre l’iode (on pourrait montrer
des cristaux d’iode présent dans la teinture d’iode,
voir «prolongements») et des molécules qui sont présentes
dans les pommes de terre voir «prolongements». Le produit
formé lors de la réaction absorbe les lumières des
différentes couleurs, sauf la lumière bleue.
A noter qu’une classe munie
d’un microscope pourrait utilement regarder de la pomme de terre.
Il suffit de prendre, au couteau ou à la lame de rasoir, une très
mince lamelle de pomme de terre (prélever une lamelle en coin)
et de la mettre entre lame et lamelle de verre. On voit alors (sur le
bord, là où l’épaisseur est la plus petite),
des sacs, que sont les cellules, à l’intérieur desquels
apparaissent des formes globulaires (les granules d’amidon). On
pourra observer que ces granules sont colorés par la teinture d’iode.
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Commentaire
pédagogique 2. Le professeur fait cuire à l’eau des
feuilles de lasagne ou de grosses nouilles. Il les égoutte, puis
il les distribue aux enfants. Ceux-ci déposent dessus une petite
goutte de teinture d’iode, et ils observent le changement de couleur.
Ils comparent avec le changement de couleur observé sur les mêmes
pâtes, mais crues.
La recherche de l’amidon à l’aide
de la teinture d’iode pourrait se faire d’emblée sur
des pâtes crues, mais les enfants considèrent souvent comme
différentes des pâtes crues et des pâtes cuites. D’où
la proposition de tester d’abord les pâtes cuites pour montrer
aux enfants le point commun avec les pommes de terre.
Pourquoi ne pas avoir comparé en (1) les pommes de terre crues
et cuites? Parce qu’on voulait tout rapporter à un aliment
naturel, avant cuisson ; c’est seulement dans cette seconde étape
qu’il est plus utile de comparer les pâtes crues et cuites.
Les enfants concluent de ces premières
expériences que, grâce à la teinture d’iode,
on trouve un point commun entre les pâtes, crues ou cuites, et les
pommes de terre crues. Si l’on s’y prend bien, ils en viendront
à réclamer eux-mêmes de faire le test à l’iode
avec des pommes de terre cuites. |
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Commentaire
pédagogique 3. Le professeur distribue enfin de petites tranches
de pain. Les enfants font le «test à l’iode»
du pain.
Les enfants verront que le pain réagit
positivement au test à l’iode : il se colore en bleu. Ils
concluront que le pain contient un ingrédient qui est également
présent dans les pâtes ou dans les pommes de terre.
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| Commentaire pédagogique
4. La classe discute pour savoir ce qui est commun entre les pâtes,
le pain. |
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On
pourra alors leur faire râper des pommes de terre dans un saladier
plein d’eau, et voir se déposer une poudre blanche au fond
du saladier. Cette poudre (l’amidon) est vendue sous le nom de «fécule
de pomme de terre» (on pourra leur montrer un paquet du commerce).
La discussion permet d’évoquer
la fabrication des pâtes et du pain. Les pâtes, tout d’abord,
sont préparées soit à partir de semoule de blé
dur malaxée, mise en forme et séchée, soit à
partir de farine, d’eau et d’uf. Le pain, lui, est
préparé à partir de farine, d’eau et de levure
: on pourra reporter la présentation du pain à des ateliers
ultérieurs. Évidemment on ne s’arrêtera pas
la farine, mais on évoquera le blé. Si l’on peut,
on pourra faire le test à l’iode du blé.
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C’est
ici l’occasion de demander aux enfants ce qu’ils savent des
pâtes et du pain. Certains (mais pas tous!) savent que les pâtes
sont faites de farine. Certains (mais pas tous!) savent que le pain est
fait de farine. En revanche, les pâtes contiennent parfois des ufs,
alors que le pain n’en contient pas. La farine qui entre dans la
composition des deux produits est donc le point commun entre les pâtes
et le pain.
Les enfants ainsi guidés par le protocole proposé posent
souvent la question de savoir si les pommes de terre, qui réagissent
au test à l’iode comme les pâtes et le pain, contiennent
aussi de la farine. |
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Commentaire
pédagogique 5. Puis les élèves testent des rondelles
de carotte.
Le test à l’iode sur les carottes montre que celles-ci ne
réagissent pas comme les pâtes, le pain et les pommes de
terre. Il existe donc, dans les produits à base de farine ou dans
les pommes de terre, un ingrédient qui n’est pas présent
dans les carottes. |
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Commentaire
pédagogique 6. Enfin, à tour de rôle, les enfants
testent des échantillons d’aliments qu’ils ont apportés.
On découvre que les aliments sont de deux types : ceux qui réagissent
comme le pain ou la pomme de terre, et les autres.
La discussion poussera les enfants à vouloir rechercher l’amidon
dans des ingrédients variés. Parfois, ils proposeront de
tester des matériaux non alimentaires, ce qui pourra être
fait. On découvrira alors que le riz réagit positivement,
comme le maïs ou les lentilles, ou les haricots blancs, mais que
la viande, le poisson, les oignons, les poireaux, le beurre, etc. réagissent
négativement.
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