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e pain 3 : la confection du pain et le rôle du gluten en panification

Commentaire pédagogique    
   


Commentaire pédagogique 1. Par binôme, les élèvent commencent par séparer le gluten et l’amidon.

On pourra utiliser le gluten et l’amidon préparé lors d’une séance précédente. Si les séances ont toutefois été espacées, on devra rapidement refaire la séparation, afin de récupérer les produits. Ce serait notamment un moyen de voir si les enfants ont retenu la procédure et ses raisons.

Pour les expériences suivantes, les enfants pourront opérer sur de petites quantités : par exemple 100 grammes par enfant ou par binôme.

Commentaire pédagogique 2. Puis les élèves, se répartissant les expériences, font un pâton avec :
-soit de l’amidon débarrassé du gluten, et de l’eau pure
- soit de la farine et de l’eau pure
- soit de la farine additionné de gluten, de l’eau pure
- soit de l’amidon sans gluten et de l’eau avec levure
- soit de la farine avec de l’eau additionnée de levure
- soit de la farine additionnée de gluten, de l’eau avec levure.

On présentera aux enfants la transformation du boulanger, méthode de pétrissage qui consiste à étirer le pâton (son épaisseur est divisée par deux quand sa longueur double) pour le replier sur lui-même. On montrera, par un schéma, que cette méthode sépare très rapidement des parties voisines de la pâte.

La duplication des conditions permettra de mettre en évidence la variabilité des systèmes complexes. On interprétera ces différences par les différences de travail de la pâte.

Les pâtons sont très différents, selon les compositions. On observera notamment que l’amidon sans gluten fait une pâte qui se pétrit mal ; que la farine fait une pâte qui devient de plus en plus dure à mesure que l’on pétrit, se décollant progressivement des parois du saladier (les protéines forment progressivement un réseau de gluten, l’eau servant à assurer les liaisons intermoléculaires) ; que la farine additionnée de gluten fait une pâte très dure.

illustration à venir
 
Commentaire pédagogique 3. Une fois les pâtons bien pétris, les saladiers sont marqués d’une étiquette qui indique leur contenu, couverts d’un linge et mis dans un endroit chaud. On observe la différence de comportement entre les différents pâtons.

Commentaire pédagogique 4. Après quelques heures de fermentation, on cuit les pâtons dans le four de la cantine si possible, sinon, dans un four domestique ou bien encore dans le four du boulanger.

Le «plan d’expérience» permet de voir l’effet du gluten et l’effet de la levure. On observe notamment que les pâtons sans levure ne gonflent pas ; que les pâtons additionnés de levure gonflent ; que le pâton fait d’amidon avec eau et levure s’étale au lieu de former une boule ; que la farine avec eau et gluten fait une belle boule gonflée ; que la farine additionnée de gluten, plus eau et levure fait une pâte très compacte.
On interprétera ces résultats à l’aide des résultats des deux précédents ateliers.
La cuisson doit se faire à four très chaud : par exemple 250°C pendant 15 à 20 minutes, selon l’épaisseur voulue pour la croûte.
Avant d’enfourner les boules de pâte, on aura jeté un peu d’eau dans le four, afin de former une buée épaisse : elle contribuera à donner de la couleur aux boules cuites.