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pédagogique 1. On partira de raisins blancs et de raisins noirs
qui seront placés dans des bouteilles de verre (deux bouteilles
pour le raisin blanc, deux pour le raisin noir) et écrasés
à l’aide de baguettes de bois.
Cette expérience montre que le raisin blanc
fait un vin blanc : «blanc de blanc». Avec le raisin noir,
on fait soit du vin blanc «blanc de noir», soit du vin rouge,
selon la technique utilisée. Avec quatre grappes de raisin, deux
noir et deux blanc, on aura toutes les possibilités.
Cette idée nouvelle pour des citadins est évidente pour
les enfants des régions viticoles ; avec ces enfants, on pourra
effectuer d’autres expériences plus avancées.
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pédagogique 2. Le jus d’une bouteille de raisin blanc et
d’une bouteille de raisin noir sera filtré et remis dans
la bouteille.
Le jus de raisin noir séparé des peaux
est d’une couleur peu différente du jus de raisin blanc.
Même avant la fermentation, les enfants verront que le vin préparé
sans les peaux des raisins noirs ont peu de chances d’être
rouge.
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pédagogique 3. Les peaux séparées d’une grappe
de raisin noir seront réparties entre deux bocaux, où l’on
ajoutera respectivement un verre d’eau et un verre d’alcool
à 90°.
Cette expérience veut montrer que c’est l’alcool formé
lors de la fermentation du jus de raisin qui extrait les matières
colorantes des peaux : en effet, l’eau restera claire, tandis que
l’alcool se teintera. Cette expérience servira à indiquer
aux enfants que de l’alcool se forme lors de la fermentation.
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pédagogique 4. Puis toutes les bouteilles étiquetées
au nom des enfants seront stockées dans un endroit où elles
pourront être observées. On observera le jus chaque jour
pendant une quinzaine de jour.
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pédagogique 5. Quand le raisin aura bien fermenté, on filtrera
les quatre préparations, et l’on goûtera.
Il ne s’agit évidemment pas d’inciter
les enfants à l’alcoolisme, mais seulement de leur montrer
que le jus de raisin, qui était sucré, a pris un goût
différent. On s’interrogera évidemment sur les raisons
de la transformation et l’on fera un lien avec l’atelier «Le
pain II», où l’on a étudié les levures.
Pour
que les bouteilles ne soient pas renversées, on les mettra par
exemple dans un lieu surélevé, hors du passage, et l’on
organisera des séances d’observation. Comme l’évolution
est lente, on aura intérêt à consigner les observations.
On observera l’aspect général du jus : trouble éventuel,
présence de bulles, répartition de ces dernières
dans le liquide, couleur. La présence de bulles, notamment, sera
rapprochée de celle qui apparaissait dans l’atelier «Le
pain II».
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pédagogique 6. On préparera une solution de glucose dans
l’eau et l’on ajoutera des levures de boulanger. On observera
l’évolution de la solution. Puis, on comparera une solution
de glucose et la solution de glucose fermentée.
On fait ici une «solution modèle»,
qui reproduit le jus de raisin en première approximation. Naturellement
le jus de raisin
contient bien d’autres composés que l’eau et le glucose,
mais la fermentation est analogue dans les deux cas.
L’intérêt de cette expérience est de pouvoir
comparer la solution de glucose fermentée à une solution
de glucose non fermentée (qui sera préparée en fin
de fermentation), ce qui n’est pas possible dans le cas du jus de
raisin.