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	<title>parcours europeens &#187; Rebreanu</title>
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		<title>Présentation</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Oct 2008 13:24:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rebreanu]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;auteur 1. Liviu Rebreanu (1885-1944), le p&#232;re du roman moderne roumain La vie et l&#8217;oeuvre de Liviu Rebreanu, n&#233; en &#224; T&#238;rliÅŸna, petit village pr&#232;s de Cluj (aujourd&#8217;hui en Roumanie), sont ins&#233;parables de la situation g&#233;opolitique de la Transylvanie d&#8217;alors, encore sous domination hongroise. Comme sa r&#233;gion d&#8217;origine, Liviu Rebreanu se trouve au carrefour de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="font-family: Arial">L&rsquo;auteur </span></h3>
<p style="text-align: justify"><em><strong><span style="font-family: Arial">1. Liviu Rebreanu (1885-1944), le p&egrave;re du roman moderne roumain</span></strong></em></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: Arial">La vie et l&rsquo;oeuvre de Liviu Rebreanu, n&eacute; en &agrave; T&icirc;rliÅŸna, petit village pr&egrave;s de Cluj (aujourd&rsquo;hui en Roumanie), sont ins&eacute;parables de la situation g&eacute;opolitique de la Transylvanie d&rsquo;alors, encore sous domination hongroise.<br />
Comme sa r&eacute;gion d&rsquo;origine, Liviu Rebreanu se trouve <strong>au carrefour de multiples influences linguistiques, religieuses, ethniques </strong>et le fait que &laquo; rebra &raquo; signifie &laquo; fronti&egrave;re &raquo; en roumain n&rsquo;est alors peut-&ecirc;tre pas une co&iuml;ncidence.<br />
L&rsquo;histoire de ce grand romancier, souvent consid&eacute;r&eacute; comme le p&egrave;re du roman moderne en Roumanie, conna&icirc;t en effet toutes les complexit&eacute;s de sa r&eacute;gion d&rsquo;origine, et plus largement des Balkans aux XIX et Xxe si&egrave;cles, aux fronti&egrave;res mouvantes et &acirc;prement disput&eacute;es.<br />
N&eacute; dans un foyer de 14 enfants, dont le p&egrave;re est instituteur, il r&ecirc;ve d&rsquo;une carri&egrave;re de m&eacute;decin.<br />
C&rsquo;est cependant &agrave; l&rsquo;acad&eacute;mie militaire de Budapest &ndash; qui lui offre une bourse &#8211; qu&rsquo;il entre, les &eacute;tudes co&ucirc;tant trop cher pour &ecirc;tre prises en charge par sa famille. Il en sortira sous-lieutenant d&rsquo;infanterie mais d&eacute;missionnera en 1908.<br />
Il traverse alors de mani&egrave;re ill&eacute;gale les Alpes transylvaines et arrive en Roumanie, &agrave; Bucarest pour se consacrer &agrave; sa passion des Lettres. Il a alors 24 ans et travaille &agrave; de multiples t&acirc;ches pour gagner sa vie, il collabore au milieu litt&eacute;raire, en particulier au travers de revues.</span></p>
<p style="text-align: justify"><em><strong><span style="font-family: Arial">2. Un &eacute;crivain dans la guerre</span></strong></em></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: Arial">Pendant la Premi&egrave;re Guerre mondiale, il continue &agrave; publier des nouvelles, cependant ses origines [transylvaines] le rendent suspect &agrave; la fois aux yeux des Alli&eacute;s et des partisans des Empires centraux qui le consid&egrave;rent comme d&eacute;serteur. Il est emprisonn&eacute; par les Allemands, s&rsquo;&eacute;chappe, est pris pour un Autrichien et un espion.<br />
Il apprend surtout que <strong>son fr&egrave;re, qui se battait dans les arm&eacute;es austro-hongroises, a &eacute;t&eacute; pendu comme d&eacute;serteur</strong>.</p>
<p>En 1919, il revient &agrave; Bucarest et devient directeur de collection chez l&rsquo;&eacute;diteur Steinberg. Ces ann&eacute;es d&rsquo;apr&egrave;s-guerre marquent une p&eacute;riode f&eacute;conde de cr&eacute;ation litt&eacute;raire : il fait jouer sa pi&egrave;ce <em>Cuadrilul </em>(&laquo; Le Quadrille &raquo;) au th&eacute;&acirc;tre de Bucarest. Surtout, en 1920, il publie <strong><em>Ion</em></strong>, une vaste fresque qui d&eacute;crit l&rsquo;existence rurale en Transylvanie sous la domination hongroise. L&rsquo;ouvrage, unanimement c&eacute;l&eacute;br&eacute;, lui apporte le succ&egrave;s (le roman obtient le grand prix de la Soci&eacute;t&eacute; des &eacute;crivains roumains, dont Liviu Rebreanu sera ensuite pr&eacute;sident, de 1940 &agrave; 1944) et reste encore aujourd&rsquo;hui consid&eacute;r&eacute; comme son chef d&rsquo;oeuvre.<br />
En <strong>1922 </strong>viendra <em><strong>La For&ecirc;t des pendus</strong></em>, roman psychologique qui plonge le lecteur dans les pens&eacute;es et tourments d&rsquo;Apostol Bologa, dont les certitudes sont mises &agrave; rude &eacute;preuve par la guerre.<br />
Ces ann&eacute;es d&rsquo;entre-deux guerres sont aussi celles de la reconnaissance : Liviu Rebreanu devient directeur du Th&eacute;&acirc;tre national en 1928, et continue &agrave; &eacute;crire de nombreux romans, dont <em><strong>L&rsquo;insurrection</strong></em>, autre roman majeur d&eacute;peignant le monde paysan. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: Arial">En 1939, Liviu Rebreanu est &eacute;lu membre de l&rsquo;Acad&eacute;mie Roumaine. <br />
En 1944, l&rsquo;&eacute;crivain, atteint d&rsquo;un cancer de la gorge, s&rsquo;est donn&eacute; la mort &agrave; Valea Mare ; romancier aux th&egrave;mes forts, il reste le grand peintre de la Roumanie, et en particulier de sa population rurale qu&rsquo;il a saisie au travers de fresques magistrales.</span></p>
<p style="text-align: right"><span style="font-family: Arial"><span class="top"><a href="#">[Haut de page]</a></span></span><span><span style="font-family: Arial"></p>
<p></span></span></p>
<h3><span style="font-size: medium"><span><span style="font-family: Arial">&OElig;uvre et th&egrave;mes</span></span></span></h3>
<p style="text-align: justify"><em><strong><span><span style="font-family: Arial">1. La question de la libert&eacute; et de la place de l&#8217;homme dans le monde</span></span></strong></em></p>
<p style="text-align: justify"><span><span style="font-family: Arial">On l&rsquo;a vu, l&rsquo;&oelig;uvre romanesque de Liviu Rebreanu est <strong>tr&egrave;s profond&eacute;ment li&eacute;e &agrave; l&rsquo;histoire personnelle de l&rsquo;auteur</strong>, et surtout au destin si particulier des nations en devenir de <strong>l&rsquo;Europe centrale</strong>, encore sous domination austro-hongroise au d&eacute;but du Xxe si&egrave;cle.<br />
<em>La For&ecirc;t des pendus</em> ne fait pas exception &agrave; la r&egrave;gle, bien au contraire : ce roman est sans doute le plus largement inspir&eacute; de la biographie de l&rsquo;auteur, et en particulier de la mort de son fr&egrave;re, pendu comme le personnage principal, <strong>Apostol Bologa</strong>, pour trahison envers l&rsquo;arm&eacute;e.<br />
Pour comprendre l&rsquo;action et les d&eacute;bats qui agitent le personnage principal, il est donc absolument n&eacute;cessaire de conna&icirc;tre &#8211; ne serait-ce qu&rsquo;un minimum &ndash; la situation g&eacute;opolitique dans les Balkans &agrave; l&rsquo;aube de la Premi&egrave;re Guerre mondiale (voir Documents et supports compl&eacute;mentaires).</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: Arial">Le texte de Liviu Rebreanu, riche et dense, est l&rsquo;occasion de travailler en transversalit&eacute; sur des points pr&eacute;cis du programme (particuli&egrave;rement en 1&egrave;re, en histoire-g&eacute;ographie) et de faire comprendre combien la litt&eacute;rature est aussi <strong>une caisse de r&eacute;sonance des grandes questions et des d&eacute;bats qui agitent le monde.</strong> <br />
Le personnage principal &#8211; l&rsquo;officier Apostol Bologa &#8211; tiraill&eacute; entre son devoir de soldat de l&rsquo;Empire et sa conscience nationale, s&rsquo;&eacute;veille &agrave; des pens&eacute;es et sentiments contradictoires, s&rsquo;interroge, s&rsquo;&eacute;prend, remet en cause, h&eacute;site&hellip; <br />
Ce faisant, il se d&eacute;bat avec des questions philosophiques majeures : Qu&rsquo;est-ce que la libert&eacute; ? Est&ndash;on libre ? Qui est mon fr&egrave;re ? Qu&rsquo;est-ce que le devoir pour un homme ? L&rsquo;Etat est-il un int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur qui demande qu&rsquo;on lui sacrifie tout ? <br />
Toutes ces questions se posent &ndash; avec une acuit&eacute; particuli&egrave;re en temps de guerre &ndash; mais d&eacute;passent &eacute;videmment ce contexte pour se poser &agrave; chacun tout au long de sa vie.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: Arial">Pour cette raison, si l&rsquo;on recommandera plut&ocirc;t l&rsquo;&eacute;tude de <em>La For&ecirc;t des pendus</em> &agrave; des classes &agrave; &laquo; bon profil &raquo;, le plus important reste peut-&ecirc;tre que ces classes soient curieuses. <em>La For&ecirc;t des pendus</em> est un roman puissant, qui parle du monde et de la fa&ccedil;on dont chacun essaie de l&rsquo;habiter &agrave; sa mani&egrave;re. De ce fait, elle &eacute;veille des questionnements pr&eacute;sents chez chacun (et particuli&egrave;rement, peut-&ecirc;tre, &agrave; l&rsquo;adolescence).</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: Arial">D&rsquo;un point de vue plus directement pragmatique et p&eacute;dagogique, l&rsquo;ouvrage offre aussi de tr&egrave;s nombreux angles d&rsquo;attaque pour l&rsquo;&eacute;preuve du baccalaur&eacute;at : outre les lectures analytiques ou les groupements de textes, classiques, il permet de s&rsquo;interroger sur la notion de tragique, et de revoir certains points importants d&rsquo;analyse litt&eacute;raire (narration, focalisation&hellip;)</span></p>
<p style="text-align: right"><span style="font-family: Arial"><span class="top"><a href="#">[Haut de page]</a></span></span></p>
<p style="text-align: justify"><em><strong><span style="font-family: Arial">2. </span></strong></em><em><strong><span style="font-family: Arial">R&eacute;sum&eacute; et structure de l&rsquo;&oelig;uvre </span></strong></em></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: Arial">[Ces &eacute;l&eacute;ments permettent de pr&eacute;parer les s&eacute;ances n&deg; 3 et 8 de la s&eacute;quence p&eacute;dagogique propos&eacute;e.<br />
Par souci de concision, nous sommes all&eacute;s &laquo; au plus court &raquo; laissant de c&ocirc;t&eacute; de nombreux &eacute;pisodes importants du texte. Il est impossible de r&eacute;sumer efficacement le texte sans l&rsquo;amputer et, bien entendu, ce r&eacute;sum&eacute; ne peut pr&eacute;tendre remplacer une lecture fine.]</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: Arial"><em>La For&ecirc;t des pendus</em> est un livre dense, qui se compose de quatre livres de taille in&eacute;gale, le dernier &eacute;tant beaucoup plus court que les trois autres (une cinquantaine de pages contre une centaine en g&eacute;n&eacute;ral) et insistant sur le resserrement du temps &agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; la mort se profile.</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: Arial">Livre I ( 11 chapitres)</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: Arial">Ce premier livre recouvre une p&eacute;riode temporelle courte &ndash; un peu plus d&rsquo;une semaine &ndash; mais la narration laisse place &agrave; une importante analepse (flash-back) qui nous plonge dans<strong> l&rsquo;enfance et l&rsquo;adolescence d&rsquo;Apostol Bologa</strong>, retra&ccedil;ant l&rsquo;itin&eacute;raire du jeune homme (de son &eacute;ducation &agrave; la perte de la foi, des &eacute;tudes &agrave; la d&eacute;cision de s&rsquo;engager sous la banni&egrave;re hongroise) et l&rsquo;inscrivant dans son contexte historique. <br />
L&rsquo;action se d&eacute;roule sur le front russe, pendant la Premi&egrave;re Guerre mondiale.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: Arial">Le livre I s&rsquo;ouvre sur la pr&eacute;paration de la potence qui va servir &agrave; <strong>l&rsquo;ex&eacute;cution de Svoboda</strong>, lieutenant tch&egrave;que accus&eacute; de trahison. <br />
C&rsquo;est l&rsquo;occasion de faire connaissance avec le personnage principal, Apostol Bologa, qui a si&eacute;g&eacute; &agrave; la cour martiale et a vot&eacute; la mort du soldat. Un autre personnage d&rsquo;importance est pr&eacute;sent&eacute; : <strong>le capitaine Klapka</strong>, lui-m&ecirc;me tent&eacute; par la d&eacute;sertion, et qui d&eacute;voilera dans une confession &agrave; Apostol Bologa comment il a abandonn&eacute; &agrave; leur sort ses compagnons arr&ecirc;t&eacute;s, assistant m&ecirc;me &agrave; leur pendaison pour mieux se disculper.<br />
Depuis ce jour le hantent les visions atroces et r&eacute;currentes de &laquo; la for&ecirc;t des pendus &raquo;.<br />
Le livre premier est l&rsquo;occasion de nombreuses discussions et prises de position entre soldats&nbsp;au sujet de la <strong>guerre</strong>, du <strong>devoir</strong>, de <strong>la valeur d&rsquo;une vie d&rsquo;homme.</strong><br />
Bologa, qui a jusqu&rsquo;alors fond&eacute; sa vie sur des crit&egrave;res de soumission &agrave; la raison, est pourtant &eacute;branl&eacute; et commence &agrave; remettre en cause le bien-fond&eacute; de la guerre et de son combat. <br />
Une nouvelle conception de la vie s&rsquo;&eacute;bauche pour lui [&laquo; Qu&rsquo;est-ce que j&rsquo;ai pu &ecirc;tre ridicule avec ma conception de la vie ! Comment ne me suis-je pas rendu compte qu&rsquo;une stupide formule ne peut pas se mesurer avec la vie ? &raquo; p. 74 // &laquo; Il se disait maintenant que toute vie naissait du c&oelig;ur et que, sans le c&oelig;ur, le cerveau ne serait qu&rsquo;un pauvre petit tas de cellules mortes &raquo; p. 77]<br />
C&rsquo;est au moment o&ugrave; <strong>sa loyaut&eacute; envers la Hongrie chancelle</strong> et o&ugrave; ses attaches &laquo; nationales &raquo; lui apparaissent plus ch&egrave;res que jamais qu&rsquo;il apprend le d&eacute;part prochain pour le front roumain : Bologa va donc se retrouver &agrave; <strong>combattre les &laquo; siens &raquo;. </strong>Cette situation lui para&icirc;t insoutenable et il d&eacute;cide de s&rsquo;y soustraire par tous les moyens possibles. <br />
Un &eacute;v&eacute;nement inattendu, l&rsquo;attaque russe sur les positions hongroises, l&rsquo;emp&ecirc;che de passer &agrave; l&rsquo;acte : gri&egrave;vement bless&eacute;, il se retrouve &eacute;vacu&eacute; et envoy&eacute; &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital. </span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: Arial">Livre II (10 chapitres)</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: Arial">Le livre II est celui qui recouvre la plus longue p&eacute;riode temporelle : un peu plus de six mois, mais avec de nombreuses ellipses (cinq mois d&rsquo;h&ocirc;pital, dont seul le dernier est relat&eacute; &ndash; quelques jours &agrave; Lounca, et un mois de permission &agrave; Parva).</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: Arial">Ce livre s&rsquo;ouvre sur l&rsquo;h&ocirc;pital o&ugrave; Apostol <strong>Bologa est en convalescence</strong> apr&egrave;s l&rsquo;attaque russe. <br />
Une ellipse de 4 mois a eu lieu depuis cet &eacute;v&eacute;nement, et Bologa &ndash; ainsi que l&rsquo;officier Varga &ndash; presque &laquo; r&eacute;tablis &raquo; vont repartir se battre. <br />
Dans le train qui les emm&egrave;ne, les deux hommes retrouvent le g&eacute;n&eacute;ral Karg qui a d&eacute;cid&eacute; de donner satisfaction &agrave; Apostol Bologa : celui-ci avait sollicit&eacute; de lui de ne pas partir sur le front roumain. Alors que cette demande avait fait na&icirc;tre m&eacute;pris et fureur de la part du g&eacute;n&eacute;ral, il a finalement choisi d&rsquo;acc&eacute;der au d&eacute;sir du lieutenant. <br />
Mais Apostol a d&eacute;sormais chang&eacute; de position :<strong> il ne veut plus fuir la situation mais se rendre sur le front roumain pour passer &agrave; l&rsquo;ennemi. </strong>Lors d&rsquo;une discussion, il d&eacute;voile ces intentions &agrave; Varga qui est atterr&eacute; et jure de ne lui faire aucun cadeau en cas de d&eacute;sertion [&laquo; Moi, je t&rsquo;arr&ecirc;terais et je te ferais m&ecirc;me fusiller si tu tentais de r&eacute;sister, malgr&eacute; notre amiti&eacute;. &raquo; p. 131]<br />
Finalement, Apostol Bologa est affect&eacute; &agrave; la colonne des munitions pour &eacute;viter d&rsquo;&ecirc;tre envoy&eacute; au front. <br />
Le protagoniste s&rsquo;installe alors dans le petit village de Lounca. Il loge chez <strong>le fossoyeur Paul Vidor et sa fille Ilona,</strong> qui ne le laisse pas indiff&eacute;rent. D&egrave;s son arriv&eacute;e, il part cependant faire des rep&eacute;rages sur la ligne de front afin de mettre au point son passage en Roumanie. <br />
Cependant, et pour la seconde fois, un impr&eacute;vu vient contrecarrer ses projets : pris d&rsquo;une forte fi&egrave;vre, il est terrass&eacute; par la maladie, et soign&eacute; par Ilona.<br />
Le m&eacute;decin ordonne alors <strong>un mois de permission </strong>et Apostol Bologa repart dans sa ville natale de Parva afin de prendre du repos.<br />
L&agrave;, il <strong>rompt ses fian&ccedil;ailles avec Marta </strong>et le changement amorc&eacute; dans sa conception de la vie se poursuit : l&rsquo;amour et Dieu lui apparaissent maintenant comme les seuls moteurs de la vie. [&laquo; Mon &acirc;me a retrouv&eacute; Dieu &raquo; p. 208]</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: Arial">Livre III (8 chapitres)</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: Arial">Dans le livre III, le rythme semble s&rsquo;acc&eacute;l&eacute;rer : en moins de deux semaines, les &eacute;v&eacute;nements se pr&eacute;cipitent dans la vie du personnage principal de retour &agrave; Lounca.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: Arial">Le retour &agrave; Lounca est presque enti&egrave;rement domin&eacute; par <strong>la figure d&rsquo;Ilona</strong>.<br />
La petite paysanne qui a hant&eacute; les pens&eacute;es d&rsquo;Apostol Bologa durant sa permission est pr&eacute;sente avec toute la force de vie et de d&eacute;sir qu&rsquo;elle suscite.<br />
Apr&egrave;s le premier baiser, c&rsquo;est la premi&egrave;re nuit et la d&eacute;cision d&rsquo;Apostol Bologa de l&rsquo;&eacute;pouser.<br />
Cette d&eacute;cision, qui appara&icirc;t incongrue &agrave; beaucoup, se d&eacute;roule sur fond de semaine pascale, ce qui ne souligne que mieux <strong>la th&eacute;matique de la renaissance que vit Apostol Bologa</strong> : il entre de plain pied dans une nouvelle phase de son existence et conna&icirc;t un court bonheur sans faille avant d&rsquo;&ecirc;tre convoqu&eacute; pour si&eacute;ger &agrave; la cour martiale.<br />
Mais soutenir &agrave; nouveau cette &eacute;preuve para&icirc;t impossible &agrave; Bologa et&nbsp;il d&eacute;cide de passer la ligne de front.<br />
Il est <strong>arr&ecirc;t&eacute; par Varga</strong> et remis aux autorit&eacute;s.</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Li</strong><span><strong>vre IV (8 chapitres)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: Arial">Le quatri&egrave;me livre est le plus court : quelques jours (avec de nombreuses ellipses) qui se pr&eacute;cipitent vers <strong>l&rsquo;issue fatale : la pendaison</strong>.<br />
L&rsquo;espace se r&eacute;tr&eacute;cit et les dimensions de l&rsquo;&laquo; action &raquo; sont avant tout psychologiques.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: Arial">Amen&eacute; au quartier g&eacute;n&eacute;ral, Bologa est fouill&eacute;. D&eacute;j&agrave; consid&eacute;r&eacute; comme suspect de part son attitude changeante et d&eacute;routante, il est arr&ecirc;t&eacute; en possession de la carte des positions hongroises sur la ligne de front.<br />
Cette carte, saisie par Bologa sans raison v&eacute;ritable, dans une impulsion presque incompr&eacute;hensible, le d&eacute;signe comme d&eacute;serteur mais surtout tra&icirc;tre &agrave; la patrie : la mort ne sera donc pas la fusillade mais la pendaison.<br />
Retenu en r&eacute;clusion avant son proc&egrave;s, il re&ccedil;oit des visites d&rsquo;Ilona, et surtout de Klapka qui s&rsquo;est propos&eacute; de le d&eacute;fendre pour lui &eacute;viter la mort, en regard de ses nombreux faits d&rsquo;armes. <br />
Mais Bologa, d&eacute;sempar&eacute;, et m&ecirc;me s&rsquo;il ressent un immense d&eacute;sir de vivre, semble &eacute;tranger au drame qui se d&eacute;roule et dont il est l&rsquo;acteur principal.<br />
Sans m&ecirc;me vraiment comprendre le d&eacute;roulement des choses, il est condamn&eacute; &agrave; mort et pendu.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify"><em><span><strong><span style="font-family: Arial">3. Une composition circulaire</span></strong></span></em></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: Arial">L&rsquo;&eacute;tude de la structure du r&eacute;cit met en valeur de nombreux th&egrave;mes int&eacute;ressants : il y a avant tout <strong>le retour de motifs et de personnages </strong>qui ne cessent de hanter le texte. <br />
Le premier de ces motifs est, bien entendu, la pr&eacute;sence des <strong>pendus </strong>puisque la sc&egrave;ne qui ouvre et ferme le texte est une sc&egrave;ne de pendaison, et que la description de Bologa qui termine le livre est directement construite en rappel &agrave; la sc&egrave;ne inaugurale (m&ecirc;me description, en particulier, du regard de l&rsquo;homme pendu).<br />
Entre les deux sc&egrave;nes, tout le parcours d&rsquo;Apostol Bologa, ses errances, ses changements, ses remises en cause qui font de <em>La For&ecirc;t des pendus</em> un texte qui a &eacute;galement des liens avec le <strong>roman d&rsquo;apprentissage </strong>(mais aucune le&ccedil;on ne peut &ecirc;tre tir&eacute;e, la fin du texte, loin d&rsquo;&ecirc;tre l&rsquo;av&egrave;nement d&rsquo;un destin choisi, laisse l&rsquo;impression d&rsquo;un humain ballott&eacute; par les circonstances ext&eacute;rieures).<br />
La place du hasard, qui suscite aussi des r&eacute;flexions sur <strong>la libert&eacute;</strong>, est un autre th&egrave;me majeur, qui am&egrave;ne &eacute;galement &agrave; s&rsquo;int&eacute;resser au <strong>tragique</strong>.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: Arial">De mani&egrave;re plus large, le livre &#8211; qui tient &agrave; la fois de la litt&eacute;rature de guerre et du roman psychologique,- pose <strong>la question de l&rsquo;homme dans la guerre </strong>et ses questions r&eacute;currentes (dont celle de l&rsquo;&laquo; h&eacute;ro&iuml;sme &raquo; et des <strong>nationalismes</strong>, du sentiment d&rsquo;appartenance nationale, si importantes &agrave; l&rsquo;&eacute;poque en Europe.) </span></p>
<p style="text-align: right">&nbsp; <span class="top"><a href="#">[Haut de page]</a></span></p>
<p style="text-align: justify">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: Arial"><br />
</span></span></p>
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