L'ANALPHABÈTE
Agota Kristof

Groupements de textes

Se construire en écrivant dans la langue de l’autre : appartenance, autobiographie et création littéraire

De nombreux écrivains, comme l’indique le titre de cette collection, ont des parcours « francophones », venant d’autres langues, ils écrivent leurs Å“uvres en français.
La création littéraire peut profiter de ce double « je », de ce regard renouvelé sur le français ; le choix de la langue d’écriture apporte une surconscience linguistique où va se déployer une réflexion sur soi dans une langue « rénovée ». Cette créativité met par ailleurs en relief la complexité d’une identité où l’hétérogénéité devient la norme.
Les textes que nous allons citer insistent sur une lecture à plusieurs niveaux du monde, intégrant une réappropriation des origines : pour construire une personnalité, une identité culturelle, les auteurs, dans ces extraits nous font prendre conscience de plusieurs modèles et stratégies possibles.
Mais si l’individu aux références multiples devient acteur de sa propre culture, la notion d’exil reste au centre de ces expériences quelles qu’elles soient, comme le formule Claude Esteban dans Le Partage des mots. « Seule l’expérience assidûment vécue d’une étrangeté, dirai-je d’une altérité à sa propre langue, peut rendre compte, au plus profond de l’esprit, de la notion d’exil ».
Changer de langue conduit alors à voir et penser le monde différemment. Ce passage d’un idiome à un autre, devient un révélateur de la « pluralité et du nomadisme identitaire », de l’affirmation des identités dans une culture mondiale émergente.
Ces récits autobiographiques soulignent la difficulté d’accéder à une identité reconnue, à une place dans la société, si on n’en possède ni la langue, ni les codes. Insistant sur la genèse des situations d’exil, soulevant la question de la langue maternelle enfouie et de la difficulté de la construction de l’identité, l’écriture créative dans ces récits de vie, constituera le fil conducteur de ce groupement de textes.

Ces textes conviendraient à une classe de 3e et 4e (altérité) mais aussi de 1re dans le cadre de l’étude du biographique ; les élèves sont déjà sensibilisés à la question du lien entre changement de langue et parcours biographique.

Les auteurs choisis disent tous combien ils ont été confrontés aux malentendus, et durant le moment où ils l’ont fait , mais insistent surtout sur l’importance de la langue maternelle et de la créativité littéraire du plurilingue.

Nous n’avons pas retenu de textes faisant partie de l’ancienne aire francophone, de ces pays colonisés où l’étude de la langue française était à un titre ou un autre obligatoire ; mais plutôt des écrivains ayant choisi le français pour des raisons politiques, sociales ou plus personnelles ; nous écartons ainsi des textes où le ressentiment ou la réflexion politico-historique pourraient voiler la difficulté de tout apprentissage de la langue et surtout de la culture de l’Autre, dans la position d’exilé ou d’expatrié. Ces écrivains que nous avons sélectionnés n’étaient pas bilingues avant l’âge adulte.

Le degré de difficulté des textes est signalé par des astérisques.

1. Les textes
** Nancy Huston, Nord perdu suivi de Douze France, Actes Sud, 1999 (p. 16-17 de « Même si je vis en France » jusqu’à « L’enfance, proche ou lointaine est toujours en nous. »

Le premier extrait, d’une certaine façon, contient tous les autres en une sorte de matrice du genre : on va rapprocher l’objectif pour regarder de près cet « étrange plurilingue exilé ».

Dans cet essai autobiographique, l’auteure, née à Calgary au Canada nous parle de construction identitaire et de « l’effrayant magma de l’entre-deux langues ». Elle pose clairement la question : comment se construit-on comme individu hors la langue maternelle ?

Elle nous raconte combien il était difficile pour elle, l’anglophone, à son arrivée en France, à 20 ans, d’entendre des enfants parler dans la rue sans comprendre un seul de leurs mots ; elle décrit l’ambiguïté linguistique, l’éloignement de sa propre langue, de son pays, de sa famille comme une prise de conscience identitaire que peut éprouver tout bilingue en pays étranger.

« Bien avant que la maladie d’Alzheimer ne s’installe, nous sommes une construction, une histoire pleine de trous, un livre aux pages arrachées. C’est vrai de tout un chacun mais (là il me semble qu’on commence à avoir le plus beau score) les expatriés s’en rendent compte plus rapidement que les autres. » (p 100) (plus rapidement que ceux qu’elle appelle les « impatriés »)

L’intérêt du premier chapitre « Orientation » consiste en la profondeur de la réflexion sur la pluralité de l’identité à partir d’une enfance « d’ailleurs » où l’auteure interroge les notions d’espace, de temps, d’appartenance, d’origine, et analyse les représentations de « l’étranger », dans un jeu de miroir entre soi et l’autre.

Elle fait surgir, se penchant sur sa généalogie, dans une interrogation toute proustienne, le côté enfoui de la continuité de l’être, sa multiplicité, affleurant à peine à la conscience, le plus souvent ignorée, qui fait vaciller l’identité.

« Qui sommes-nous alors ? si nous n’avons pas les mêmes pensées, fantasmes, attitudes existentielles, voire opinions, dans une langue et dans une autre ? » (p.52)

Elle porte au jour ce qui est radicalement d’ailleurs mais que tout le monde possède.

« Or rien ne ressemble à l’enfance. On n’en a pas deux… ». « On peut conférer aux êtres d’origine étrangère la nationalité française… Ils ne seront jamais français parce que personne ne peut leur donner une enfance française ».

Plus que la langue, le temps vécu dans la vie antérieure des premières années reste un bien inaliénable :

« Les exilés, eux, sont riches. Riches de leurs identités accumulées et contradictoires. En fait nous sommes tous multiples, ne serait-ce que pour cette raison-là : que nous avons été enfants puis adolescents ; ne le sommes plus ; le sommes encore. » (p. 19)

Mais l’auteure dit aussi que très vite, elle s’est découvert en français une liberté, qui a décidé de son écriture, celle de s’inventer loin de son pays natal, en écrivant dans une langue différente.

Dans ce processus de construction identitaire, de retour sur la langue maternelle liée à l’enfance, l’écriture et la lecture constituent les ressources essentielles sur lesquelles s’appuyer pour échapper aux visions réductrices des mondes binaires :

« Le roman qu’on en lise ou qu’on en écrive nous rappelle cette liberté… et son importance extrême. Il s’agit de la liberté : celle de ne pas se contenter d’une identité (religieuse, nationale, sexuelle, politique) conférée à la naissance. » (p. 105) [Haut de page]

* Textes recueillis par Nancy Huston et Leïla Sebbar, Une enfance d’ailleurs, 17 écrivains racontent , J’ai lu, édition illustrée, 1993 (p. 171-172. Rachel Mizrahi « Par où commencer » jusqu’à « c’est anormal »)
Pour un complément d’informations, vous pouvez aller lire le dossier sur Une enfance outremer, dans cette même collection.

Ce recueil constitué du récit d’enfance de 17 écrivains, avec des illustrations (photos de l’écrivain enfant, puis adulte) apporte des témoignages différents sur l’exil, l’oubli de la langue maternelle, la résurgence du passé et de l’enfance dans la langue de son pays ; mais ce qui en fait le principal intérêt est l’idée du mouvement constitutif de l’identité, et de l’ailleurs comme ancrage.

« Au commencement j’étais entre deux pays », et cet aveu foudroyant qui remet en cause notre identité même : « je n’ai pas de langue maternelle » ; « Les langues j’en fait collection, souverain remède contre les frontières (les frontières c’est d’abord dans la tête) ». Et plus loin encore : « Je ne suis pas d’ici. Je ne suis pas de là-bas non plus. D’où suis-je ? C’est simple. Je suis née dans un pays, j’ai grandi dans un autre, je vis dans un troisième. » Enfin, renversant totalement la vision monolinguale qui prime souvent pour rejeter l’autre : « Comment peut-on naître grandir vivre et mourir dans un seul endroit, toujours le même, et parler une seule langue, toujours la même, tout au long de son existence ? C’est anormal ».

L’auteure née à Varsovie doit, au moment de la Seconde Guerre mondiale, émigrer en Israël, où elle passe une partie de son enfance et son adolescence, puis décide de vivre en France. Elle garde de ses premières années, polonaises une souffrance audible seulement dans l’ailleurs, car elle n’a plus le choix :

« Je ne peux pas retourner sur les lieux de ma prime enfance, il n’en reste pas pierre sur pierre. L’Histoire est passée par là avec sa grande hache ».

Cet extrait souligne l’un des aspects de la mondialisation dans ses relations entre guerre et émigration (personnes déplacées, pays détruit, impossibilité de retourner « chez soi »). Dans un tel contexte, la valorisation de l’identité multiple et du plurilinguisme, reste la seule voie à la survie : la narratrice, dans son écriture, invite les autres à assumer leur propre diversité, rejoignant Amin Maalouf lorsqu’il affirme dans Les identités meurtrières :

« ce pour quoi je me bats c’est pour le droit d’assumer l’ensemble de ses appartenances, de pouvoir dire partout quels sont les éléments constitutifs de son identité, ses origines, ses choix dans la vie, sa trajectoire. »

Pas de peur de perte de l’identité où que l’ouverture ne dissolve le moi. La pluralité linguistique devient, malgré tout, un réquisitoire contre l’intolérance, et l’apprentissage d’une langue étrangère, symboliquement ou pas, un élément essentiel de l’apprentissage de la vie.
[Haut de page]

* Chahdortt Djavann, Je viens d’ailleurs, Gallimard, « Folio », 2002 (p. 10-12 de « Il y a sept ans je ne savais ni lire ni écrire… » jusqu’ à « Je viens d’ailleurs »)

Cet extrait, quand il souligne le sentiment de dépossession face à une langue inconnue, fait contre-point au texte d’Agota Kristof.

« Il y a sept ans, je ne savais ni lire ni écrire, ni parler »

Mais il parle aussi de l’exaltation face à une radicale nouveauté :

« Ma joie d’apprendre les phrases les plus élémentaires fut semblable à celle d’un enfant prononçant ses premiers mots ».

Dans cet ouvrage, la narratrice raconte, par fragments, vingt ans de la vie d’une jeune Iranienne révoltée par la violence du régime installé par Khomeyni en 1979 et nous fait rejoindre un quotidien parfois insoutenable.

Elle écrit ici son premier roman directement en français, langue qu’elle ne parlait pas auparavant, et identifie la résurgence intermittente de sa langue d’origine comme une sécurité, empreinte de nostalgie.

« Cette langue m’a accueillie. Elle m’a adoptée. Je l’ai adoptée. Mais quels que soient nos efforts mutuels, les vingt-quatre ans que j’ai vécus sans elle laisseront à jamais une lacune en moi. Une lacune qui n’est pas un vide. Une lacune remplie de langue persane. Et c’est pour ça qu’il y aura toujours du persan dans mon français ».

Passer dans une autre langue équivaut à recréer, polir les mots, retrouver leur sonorité, leur sens multiple, mais aussi redécouvrir la richesse de la langue d’origine.
[Haut de page]

** Vassilis Alexakis, Paris-Athènes,, Seuil, « Points Seuil », 1989
Divers extraits et p. 13 de « Je continuais cependant » jusqu’à « patrie bien personnelle » et p. 14 de « C’est le contraire qui est vrai » jusqu’à « d’être jugé avec une sévérité accrue. »

Arrivé en France pour suivre l’école de journalisme de Lille, l’auteur voulait juste finir ses études avant de repartir en Grèce ; il apprend la langue française, retourne chez lui mais à cause du régime des colonels en 1967, décide de revenir en France où il s’installe. Dans cet ouvrage, récit autobiographique, roman d’un va-et-vient entre deux pays, deux cultures, deux langues et en définitive deux moi, on trouve le socle de l’interrogation linguistique et identitaire qui s’exprimera de diverses façons dans tous ses ouvrages aux titres explicites pour certains (Contrôle d’identité, La langue maternelle, Les mots étrangers). Il reçoit de nombreux prix dont celui de l’Académie française et de la francophonie.

Comme Nancy Huston, il pose la question de l’enfance, de la permanence et de la durée, mais du point de vue de l’autre, dans la relation au pays d’accueil :

« J’ai pensé que personne dans ce pays ne m’avait connu enfant, que je n’avais aucune place dans la mémoire des autres, qu’ils n’en avaient pas non plus dans la mienne puisque leur enfance m’était totalement étrangère. Les seuls Français que je connaisse depuis toujours sont mes enfants ».

Toutefois, l’originalité du récit vient de la valorisation du va-et-vient entre deux langues et deux cultures.

« En voyageant ainsi d’un pays à l’autre, d’une langue à l’autre, d’un moi à l’autre, j’ai cru trouver un certain équilibre » (p. 13), même s’il faut toujours subir le doute s’insinuant dans le regard de l’autre pour vous déposséder de vos compétences. « Ah bon ? Vous écrivez en français ? me disait-on quelquefois d’un air pincé et vaguement réprobateur, comme si je commettais un acte contre nature. Ca doit être dur ! Il y a tellement de nuances ! »

On peut étudier ces extraits pour mieux identifier comment l’écriture dans une langue « qui ne va pas de soi » défend un nouvel espace de liberté, une réflexion sur la littérature, dans une langue autre que maternelle :

« Je n’ai pas l’impression que mon passage au français, pour difficile qu’il fût et douloureux à bien des égards, a réduit mon imagination, limité ma liberté, atténué mon plaisir d’écrire ».
« Je ne jalouse pas les auteurs qui n’ont jamais usé que d’une langue et fréquenté une seule culture. Si le résultat de mon travail est mauvais ou médiocre ce n’est parce que j’écris dans une langue étrangère, mais en dépit du fait que j’écrive dans une langue étrangère ». [Haut de page]

** François Cheng, Le Dialogue, Desclée de Brouwer, « Proches Lointains », 2002 (p. 7-8 de « Le destin a voulu » jusqu’à « ce que je pouvais présager au départ. »

Dans ce bref ouvrage (95 pages) de petit format, concentré d’un parcours, l’auteur – qui, arrivant de Chine en 1948, a dû apprendre le français à l’âge adulte (il est admis à l’Académie française en 2002) – invite au détour par la culture de l’autre, pour comprendre mieux la sienne et faciliter le dialogue interculturel.

Il dut cependant traverser une assez longue période d’adaptation marquée par le dénuement et la solitude mais son orientation première vers la traduction (celle des grands poètes français en chinois et des poètes chinois en français) lui permet de développer des comparaisons et des réflexions sur les langues, les cultures et l’esthétique.

Dans ce petit essai biographique en forme d’hymne à la langue française et à celle dont il est originaire, le chinois, il pose, dès la première page cette nécessité de dialoguer.

« Le destin a voulu qu’à partir d’un certain moment de ma vie, je sois devenu porteur de deux langues, chinoise et française… au cÅ“ur de mon aventure linguistique orientée vers l’amour pour une langue adoptée, trône un thème majeur : le dialogue ».

Cette thématique souligne le rapprochement des langues et la com- préhension de l’autre dans sa différence. Les deux langues ne s’affrontent pas mais parlent ensemble :

« j’ai opté finalement pour une des deux langues, l’adoptant comme outil de création, sans que pour autant l’autre, celle dite maternelle, soit effacée purement et simplement ».

C’est en cela l’essence de ce projet : veiller à développer une éthique de la relation. On pourrait se saisir de cette vision pour s’interroger plus largement sur les apprentissages, relayés par une école attentive à enseigner le « respect de l’Autre dans ses différences ».
[Haut de page]

2. La bibliographie commentée
- Claude Esteban, Le Partage des mots, Paris, Gallimard, « L’un et l’autre », 1990.
Dans un de ses plus rares ouvrages en prose, Claude Esteban, de père espagnol et de mère française, partagé entre deux idiomes, est marqué par le sentiment douloureux d’une division et d’un exil dans le langage, qui se trouve à la source même de sa vocation poétique. Il retrace cette expérience dans Le Partage des mots, sorte d’essai autobiographique sur le langage où il parle de « l’impossible bilinguisme », qui le mènera pourtant à l’écriture poétique et au choix d’une langue, le français. Dominé par ce sentiment d’un « partage », il aura pour souci de « rassembler l’épars », de dépasser les séparations, et ainsi de réunir poésie et peinture, de traduire et donner à lire les poésies étrangères en français, d’écrire pour retrouver un lien immédiat entre soi et le monde sensible. Quelques lectures de cet auteur pourront éclairer d’un jour plus poétique la question du bilinguisme.

- Ying Chen, Les lettres chinoises, Babel, Livre de poche, 1993.
Ecrivaine sino-québécoise née à Shanghai en 1961, elle y poursuit ses études universitaires jusqu’à l’obtention de sa licence-ès-lettres françaises. Outre le dialecte de sa région et le mandarin, elle a appris le russe, l’italien, l’anglais et le français. En 1989, elle vient étudier au département de langue française de l’Université Mac Gill. Pour tromper la nostalgie de sa Chine natale, elle se met à l’écriture jusqu’à y consacrer douze heures par jour. Lorsqu’elle commence ses journées, elle se laisse bercer par la musicalité des textes de Marcel Proust qu’elle lit à haute voix. Son premier roman, La Mémoire de l’eau, relate l’histoire de la Chine contemporaine à travers les yeux de femmes de plusieurs générations. Son second, Lettres chinoises a pour sujet la correspondance d’un jeune immigrant à sa fiancée restée en Chine, et témoigne du choc des cultures, du déracinement et de l’impossibilité de la communication. Quelques lettres pourraient être étudiées en appui à la réflexion sur l’interculturel et l’expatriation.

- Amin Maalouf, Les Identités meurtrières, Grasset, Paris, 1998.
Chrétien arabophone parlant le français, Maalouf dans cet essai rempli de lucidité, de logique et d’humanisme, nous questionne sur la notion d’identité et les conflits qu’elle peut occasionner : nos sociétés sont-elles condamnées à la violence sous prétexte que tous les êtres n’ont pas la même langue, la même foi ou la même couleur ? Pourquoi des personnes, naissant dans un pays, allant travailler dans un autre et vivant encore ailleurs ne peuvent-elles assumer leurs appartenances multiples ? Pourquoi sont-elles constamment mises en demeure de choisir l’une ou l’autre ? Il tente de nous fournir une réponse :

« A cause de ces habitudes de pensée et d’expression si ancrées en nous tous, à cause de cette conception étroite, exclusive, bigote, simpliste qui réduit l’identité entière à une seule appartenance ».

Quelques lectures d’extraits permettraient de compléter les définitions d’ identité (ici combinaison d’appartenances, qui évoluent au fil de la vie, qui sont propres à chaque individu, et qui sont organisées selon une hiérarchie variable) dont la plus originale est qu’elle serait définie par le regard des autres.

Des Å“uvres critiques figurent dans la bibliographie ci-après (Todorov, Glissant).

[Haut de page]