LE CRI DES OISEAUX FOUS
Dany LAFERRIÈRE

Documents et supports complémentaires

Historique rapide d’Haïti

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1492 : arrivée de Christophe Colomb sur l’île d’Haïti qu’il nomme « Hispañola ». L’île était alors peuplée d’Arawaks qui furent rapidement décimés.
1697 : traité de Ryswick qui attribue à la France la partie ouest de Saint-Domingue
1791 – 1803 : révolte des esclaves et éviction des Français
1804 : proclamation de l’indépendance d’Haïti
1957 : après une période d’instabilité gouvernementale, François Duvalier est élu président.
1962 : création des Volontaires de la Sécurité Nationale ou « tontons macoutes »
1964 : François Duvalier se fait proclamer Président à vie
1971 : mort de François Duvalier. Son fils, Jean-Claude, lui succède.
1986 : renversement de Jean-Claude Duvalier
1987 : promulgation d’une nouvelle constitution qui reconnaît le créole comme langue officielle
2001 : retour à la présidence de Jean-Bertrand Aristide, élu en 1990 et chassé par l’armée en 1991
2004 : départ de Jean-Bertrand Aristide à la suite d’un mouvement insurrectionnel; un gouvernement provisoire est nommé.
2006 : élections présidentielles qui portent René Préval au pouvoir
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Glossaire

Fort-Dimanche : sinistre prison, haut lieu de la répression dictatoriale.
Legba : personnage qui apparaît dans Le Cri des oiseaux fous et dans un autre roman de Dany Laferrière, Pays sans chapeau (1999). Il s’agit d’un dieu vaudou responsable du franchissement des barrières entre les mondes.
Nom et surnom : dans J’écris comme je vis (p. 15-16), Dany Laferrière explique que sa famille l’a surnommé Dany, conformément à une ancienne superstition, pour cacher le nom qu’il tenait de son père, Windsor Klebert, et surtout pour le protéger de Duvalier.
Tontons macoutes : nom que l’on a tiré du folklore haïtien pour désigner la milice créée par François Duvalier
Vaudou : religion syncrétique héritière des rites fon et yoruba de la Côte de Guinée, que l’on retrouve, notamment, à Cuba (santeria), au Brésil (candomble), en Martinique et en Guadeloupe. Le panthéon des dieux ou lwa distingue deux familles principales, les rada et les petro. Les cérémonies ou services ont lieu sous le péristyle du sanctuaire ou ounfò, sous la férule d’un oungan (prêtre vaudou) ou d’une mambo (prêtresse vaudoue) que secondent les ounsi. Rythmées par les battements des tambours, les danses et les crises de possession font évoluer les participants autour du poto mitan (celui-ci désigne la poutre centrale du péristyle, il représente aussi, à un niveau plus spirituel, le chemin que prennent les esprits pour se manifester aux humains, c’est en quelque sorte un trait d’union emblématique entre l’homme et le monde de l’invisible).



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Pour une exploitation visuelle

Les films haïtiens sont encore difficiles d’accès en France, ce qui n’est pas le cas au Canada et aux États-unis où la diffusion DVD est bien assurée. Cependant, on pourra prendre contact avec le Collectif 2004 Images créé par des artistes haïtiens et français pour promouvoir la culture haïtienne:
http://www.collectif2004images.org [consulté le 3 mars 2006]

Le Goût des jeunes filles, réal. John Lécuyer, 2004, 88 min.
Il s’agit de l’adaptation du roman de Dany Laferrière. Se croyant recherché par un tonton macoute, Fanfan, un adolescent de quinze ans, se réfugie, le temps d’un week-end, chez sa voisine Miki dont il découvre ainsi l’univers de jeune femme libre.

The Agronomist, réal. Jonathan Demme, 2004, 90 min.
Voir pistes pédagogiques, extrait 1

Le site « île en île » offre des informations sur les écrivains haïtiens.
Il donne également accès à des émissions et à des entretiens radiophoniques avec Dany Laferrière :
http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/laferriere.html
[consulté le 3 mars 2006]
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