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Le concept de l’émission
Vous connaissez peut-être quelque peu les Touaregs du Niger ; vous avez quelques notions de géographie qui vous permettent de situer sur une carte la forêt équatoriale du Cameroun ; mais connaissez-vous les Himbas de Namibie, les Korowai de Papouasie, les Nénètses de Sibérie ou encore les Hommes-fleurs d’Indonésie ? Pas sûr. La série de documentaires Rendez-vous en terre inconnue propose à ses téléspectateurs de découvrir des peuples singuliers, vivant souvent dans des contrées reculées, peu accessibles, et de partager leur mode de vie traditionnel.
Le déroulement d’un film
Une personnalité appartenant au monde du spectacle français (Thierry Lhermitte, Pierre Palmade, Muriel Robin, Zazie…) est prise en charge par l’animateur, Frédéric Lopez, lequel la conduit jusqu’à une destination inconnue d’elle. C’est au cours du voyage seulement, dans l’avion, que la personnalité prend connaissance de la destination.
Arrivés sur place, animateur et invité célèbre vont à la rencontre d'une famille, dont ils font la connaissance et partagent la vie quotidienne pendant deux semaines.
Les enjeux
Les objectifs de ces documentaires ? Faire découvrir des peuples inconnus bien sûr, mais aussi et peut-être surtout sensibiliser les téléspectateurs au mode de vie ancestral mené par ces populations, souvent minoritaires et menacées dans leur pays.
Un des leitmotivs de l’émission est en effet celui du tiraillement auquel sont soumis les jeunes générations, dans ces « peuplades » : faut-il continuer à vivre la vie des anciens, selon le respect d’un « code » ancestral, ou bien faut-il succomber aux sirènes de la vie moderne ?
Mais d’autres dangers guettent ces peuples et menacent parfois leur existence traditionnelle : les Nénètses de Sibérie, par exemple, vivent sur des terres très riches en gaz et pétrole ; l’exploitation de ces ressources est un enjeu énorme pour l’État russe, qui subventionne les populations autochtones, mais détruit les pâturages : et sans pâturages, plus de rennes. Leur disparition, enfin, conduira à celle des hommes qui ne peuvent survivre seuls dans le grand froid.
« Cette série de documentaires permet de découvrir, avec respect et justesse, des populations autochtones, leur mode de vie, leur environnement et les dangers qui les menacent... Elle favorise une prise de conscience à leur égard, leur reconnaissance par le reste du monde. Nos films ont pour objectif de découvrir des peuples qui ont un mode de vie et une culture éloignés des nôtres. » Franck Desplanques, rédacteur en chef du magazine
Le lien avec les programmes – Pourquoi montrer ces émissions aux élèves ?
La découverte de terres et populations inconnues et donc de modes de vie auxquels nous sommes peu accoutumés constitue en elle-même un beau programme, qui peut conduire les jeunes générations occidentales à s’interroger sur leur propre mode d’existence dans un monde où la technologie et la technique sont reines. De plus, la découverte de l’autre, essentielle à la vie de chacun, est souvent mise en avant par les programmes, par exemple en français.
Mais bien d’autres liens avec les programmes peuvent être mis en évidence. C’est dans cet esprit de traiter les programmes, notamment dans le cadre de la culture humaniste pour le cycle 3 et en géographie pour les classes de 6e, 2de générale et 2de professionnelle, que le CRDP de Paris, contacté par les producteurs de Rendez-vous en terre inconnue, a choisi de proposer un accompagnement pédagogique pour une émission de la série.
Installés au cœur de l’Afrique de l’Ouest, dans ce désert minéral qu’est la falaise de Bandiagara, une corniche haute de 200 mètres qui s’étend sur 200 kilomètres, les Dogons font partie de ces peuples dont la culture, le mode de vie et l’habitat ont depuis longtemps fasciné ethnologues et voyageurs. Mais les quelque 300 000 visiteurs qui viennent au « pays dogon » chaque année tentent-ils d’échapper au tourisme de carte postale ou s’interrogent-ils sur l’évolution de cette culture ancestrale ? Que signifie être Dogon aujourd’hui ? C’est cette question que pose le présent épisode de la série.
Pendant deux semaines, Edouard Baer et Frédéric Lopez ont partagé la vie d’un homme fascinant, Ama Ibé. Ce patriarche respecté de 78 ans veut continuer à vivre avec sa famille sur la terre de ses ancêtres, malgré les conditions de vie de plus en plus difficiles (l’eau manque cruellement et chaque récolte est une question de survie). Les sirènes de la vie moderne, quant à elles, tentent toujours plus les jeunes générations. Les 700 000 Dogons, petit à petit, sont en train de se disperser.
Ainsi, dans cet épisode comme dans tous les autres, un des fils conducteurs est celui qui met face à face la culture ancestrale, telle qu'elle se maintient dans des villages, et la vie moderne des grandes villes. L’enjeu, pour les Dogons comme pour les autres peuples rencontrés dans le cadre de l’émission, est tout simplement de savoir s’ils parviendront à survivre sans renier leur culture et si les jeunes générations feront le choix délibéré de rester au pays.
Alors tous à vos écrans !