Présentation
Ce film, d’une grande force, peut s’adresser aux classes de 4e et de 3e au collège et aux classes de 1re et de Tale au lycée.
En fonction des classes et de la maturité des élèves, les approches et les approfondissements se feront de manières différentes.
Par ailleurs, si ne se trouvent ici mentionnés que les rapports au programme de français, il est évident que le film se prête à de riches exploitations pour des cours d’histoire, de géographie ou d’ECJS.
Pour toutes les classes, les angles d’approche privilégiés sont l’étude du biographique (le récit de vie, et plus particulièrement le récit d’enfance) et l’apprentissage de la lecture de l’image (fixe ou en mouvement).
Selon les niveaux et les programmes, des dominantes sont mises en lumière.
Le français dans le cycle central au collège (5e / 4e) est marqué par l’interdisciplinarité et le décloisonnement, auxquels ouvre le film . Cependant on prendra soin de prendre en compte la maturité de la classe de 4e et la façon dont certaines images peuvent être reçues et interprétées.
En effet, si ce film, illuminé par la présence rayonnante de la malicieuse Baktay, est l’illustration d’une volonté et d’un désir d’école particulièrement forts, il est aussi un film très dense, tourné presque comme un documentaire, sur l’Afghanistan d’aujourd’hui, où les enfants, témoins de la guerre et des destructions (et tout particulièrement celle des Bouddhas de Bâmiyân) recréent le monde des adultes avec un réalisme violent et cruel. Même s’il ne s’agit que de jeux, certaines scènes peuvent être ressenties comme très violentes par les spectateurs.
Selon leur âge et leur niveau, on choisira donc de privilégier telle ou telle approche, et de travailler à partir d’extraits plutôt que sur l’ensemble du film.
Pour l’approche du biographique, le récit d’enfance est évidemment privilégié aux travers de deux axes majeurs : le désir d’école et les « jeux d’enfants dans un monde d’adultes guerriers », qui permettent d’exploiter des groupements de textes féconds ainsi que d’aborder la notion de point de vue (le point de vue de l’enfant / le point de vue de l’adulte, leur façon de vivre le monde).
Les objets d’étude et les grandes lignes d’analyse restent les mêmes, mais on peut les approfondir et tirer partie de la maturité des élèves pour engager des débats en lien avec l’histoire, la géographie.
La dominante argumentaire est donc plus importante.
De manière générale, pour les classe de 3e, 1re et Tale, l’axe de l’argumentation peut s’ajouter à l’analyse du récit de vie et à l’analyse de l’image. En effet, le film, sans jamais tomber dans la démonstration grossière, offre une vision de l’Afghanistan contemporain qui ne peut laisser indifférent (les différences culturelles sont importantes et susciteront certainement des débats). Sans prendre partie, la caméra, cependant dévoile : cela peut-être l’occasion de travailler sur l’implicite et les registres de l’éloge et du blâme.