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Documents - géographie

 

Les Massaï

Les Massaï sont une tribu guerrière originaire de la vallée du Nil. Aujourd’hui, ils vivent de chaque côté de la frontière qui sépare le Kenya de la Tanzanie. Ils peuvent circuler librement à travers cette frontière.

Les Massaï seraient entre 300 000 et 800 000. Il est difficile d’estimer leur nombre de façon plus précise, en raison de leur nomadisme et de leur circulation libre entre ces deux pays d’Afrique de l’Est.

Les Massaï sont semi-nomades. Leur économie est pastorale. Ils quittent un territoire lorsque celui-ci ne permet plus de nourrir le troupeau. Ils ont obtenu des États kenyan et tanzanien le droit de faire pâturer leurs troupeaux dans les parcs nationaux de ces deux pays. Ils se déplacent avec leur bétail lors des changements de saison.

Ils sont restés à l’écart du progrès. Leur conservatisme explique en grande partie l’attrait qu’ils exercent sur les touristes occidentaux.

Ils vivent dans des maisons faites de branchages, de bouse de vache et de boue. Au moment de leur migration, les Massaï brûlent la totalité du village.

Leur principale source de nourriture est le bétail. L’aliment de base est un bol de sang de jeune bovin mélangé à du lait. La viande est, quant à elle, réservée pour les grandes occasions.

L’organisation de la société massaï est patriarcale. Les décisions sont prises par les anciens. Le chef spirituel du village, qui pratique la magie, est l’intermédiaire entre les hommes et leur dieu unique Enkai. C’est vers l’âge de quinze ans que les garçons massaï deviennent guerriers. Ce sont les pères qui négocient le mariage de leurs filles. Ces dernières sont des sources de richesse, car ce sont les hommes qui apportent la dot (du bétail) au moment du mariage. Les hommes peuvent se marier plusieurs fois et avoir plusieurs épouses. Les femmes, quant à elles, ne peuvent avoir qu’un seul époux et limiter le nombre de leurs enfants à dix. L’excision et la circoncision font partie des rites pour les jeunes Massaï. L’ablation de l’une ou de deux incisives inférieures est une autre modification corporelle faites aux jeunes filles ainsi qu’aux jeunes garçons.

 

Les Dolgans

Les Dolgans sont les derniers nomades du froid. Le recensement de 2002 a comptabilisé un peu plus de 7 000 Dolgans. Ils vivent au-delà du cercle polaire arctique, dans l’extrême nord de la Sibérie. Nombre d’entre eux ont été sédentarisés par l’administration stalinienne.

Ils suivent les déplacements des rennes qu’ils chassent pour leur viande et pour leur peau. Ils vivent également de la pêche.

Ils se déplacent toujours accompagnés de leurs chiens et de leurs troupeaux.

Ils parlent le russe et sont orthodoxes, même si dans certaines familles l’animisme subsiste encore.

 

La santé des femmes enceintes

Ce document, établi par l’UNICEF, permet d’avoir des données générales sur les services de santé pour les femmes enceintes.

 

Données Démographiques

 

Pays et régions
Taux de fécondité

Taux de mortalité infantile (pour 1 000 naissances)

PIB / an / habitant
(en $ pour l’année 2006)

Taux de croissance démographique

IDH

Inde

(État d’Uttar Pradesh où  se trouve Varanasi)

De 3 à 5
64
Moins de 4 000

Moyenne du pays

De 1 à 2 %

IDH moyen (entre 0,5 et 0,8)
Vietnam
2,2
18
Moins de 4 000
De 1 à 2 %
IDH moyen (entre 0,5 et 0,8)
Russie
1,4
12
De 4 000 à 10 000
Négatif
IDH moyen (entre 0,5 et 0,8)
Japon
1,3
2
Plus de 10 000
De 0 à 1 %
IDH fort (supérieur à 0,8)
Tanzanie
De 4 à 6
109
Moins de 4 000
De 1 à 2 %
IDH faible (inférieur à 0,5)
Niger
Plus de 6
153
Moins de 4 000
Plus de 2 %
IDH faible (inférieur à 0,5)
France
2
4
Plus de 10 000
De 0 à 1 %
IDH fort (supérieur à 0,8)
États-Unis
1,9
7
Plus de 10 000
De 0 à 1 %
IDH fort (supérieur à 0,8)
Mexique
2,3
25
De 4 000 à 10 000
De 1 à 2 %
IDH fort (supérieur à 0,8)
Brésil
2.4
27
De 4 000 à 10 000
De 1 à 2 %
IDH moyen (entre 0,5 et 0,8)

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Varanasi est le nom actuel de Bénarès.

Les nuances à l’intérieur même de certains États doivent être expliquées aux élèves, notamment pour la Sibérie et la forêt amazonienne.

Calcul de l’IDH

  

L'Indicateur de développement humain, ou I.D.H., a comme objectif d'essayer de mesurer le niveau de développement des pays, sans en rester simplement à leur poids économique mesuré par le P.I.B. ou le P.I.B. par habitant. Il intégre donc des données plus qualitatives. C'est un indicateur qui fait la synthèse (on l'appelle indicateur composite ou synthétique) de trois séries de données :

  • l'espérance de vie à la naissance (qui donne une idée de l'état sanitaire de la population du pays) ;
  • le niveau d'instruction mesuré par la durée moyenne de scolarisation et le taux d'alphabétisation ;
  • le P.I.B. réel (c'est-à-dire corrigé de l'inflation) par habitant, calculé en parité de pouvoir d'achat (PPA - c'est-à-dire en montant assurant le même pouvoir d'achat dans tous les pays) ;
  • le P.I.B. par habitant donne une indication sur le niveau de vie moyen du pays.

L'I.D.H. est calculé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (P.N.U.D.). Il se présente comme un nombre sans unité compris entre 0 et 1. Plus l'I.D.H. se rapproche de 1, plus le niveau de développement du pays est élevé. Le calcul de l'I.D.H. permet l'établissement d'un classement annuel des pays.

L'I.D.H., s'il est sans doute un meilleur indicateur du niveau de développement d'un pays que le P.I.B. par habitant, n'est cependant pas exempt de faiblesses, en particulier parce qu'il inclut celui-ci et on sait que la mesure du P.I.B. pose de nombreux problèmes. D'autre part, il faudrait sans doute prendre en compte davantage de critères qualitatifs, en particulier en ce qui concerne les inégalités.

Source : www.onu.fr